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 La cage aux corbeaux

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pierrot




MessageSujet: La cage aux corbeaux   Mar 14 Sep - 12:44

La cage aux corbeaux

Je savais enfin ! Depuis hier je savais quand. Après 1137 jours interminables, d’angoisses, d’espoirs et d’ennui, je savais.
Condamné depuis 1137 jours par le tribunal de Bangalore, condamné à la pendaison, pour un crime que je n’ai pas commis,
vendredi matin, huit heures, moi, Narayan Kutuma, j’allais être pendu, enfin !

Les premiers mois furent atroces. Plus encore que la mort l’idée de la pendaison me terrifiait et des scènes horribles de strangulation glaçaient sans trêve mes cauchemars. Dès que je m’assoupissais, je sentais la corde de chanvre serrer mon cou et cette sensation si intense et permanente marqua un temps ma gorge de stries rougeâtres comme pour mieux déjà la délimiter. Chaque nuit, dans ma solitude oppressante, l’angoisse du matin, le dernier peut-être, m’émiettait implacablement.
Mais à certains moments c’est se détruire que de résister et peu à peu je parvins à apprivoiser ces images, me préparer à cette heure et même m’accoutumer à cette corde. Tant et si bien que le temps ralentit, ralentit jusqu’à s’arrêter, éviscéré de sens puisque ce jour viendrait, inéluctablement, à moins que je ne sois devenu un condamné à mort à perpétuité. Dans cet isolement, privilège de ma mort prononcée, chaque minute devint une éternité, un vide, une monotonie insupportables laissant en suspens cette seule question lentement dévorante : quand ?
Nous sommes plus de 300 condamnés pour lesquels l’administration ne trouve pas de volontaires pour exécuter les sentences. Ils ne seraient pas assez bien payés, pour un travail devenu trop intermittent. Il paraît même que dans la prison de Bhâgalpur un meurtrier doit être pendu depuis quatorze ans et d’autres ailleurs depuis une dizaine d’années. Alors, pour moi, quand ?
A chaque journée sans réponse, un espoir inventé du lendemain. Une imagerie de superstitions pour croire un moment connaître la réponse : ce sera pour la pleine lune, voilà qui était romantique, pour la nouvelle lune, alors une nuit sans lune, le quatre janvier, mon anniversaire, serait une belle chute. Et puis bien sûr le 365ème jour de mon arrivée ici, plus tard le 730ème…
Par-dessus tout il y avait la visite quotidienne du Directeur.
Dès qu’il avait un peu de retard je me faisais tout un cinéma : ça y est, l’information lui est arrivée mais prudemment il attend la confirmation. Il va bientôt passer et s’arrêter pour moi.
Il passait toujours, s’arrêtait parfois pour un « bonjour Narayan » par la porte entrouverte un instant et poursuivait son inspection, me laissant à mon dépit, la porte lourdement refermée.
Alors peu à peu ces espoirs et ces désespérances m’asservirent. Et les jours passant, ces temps consumés laissèrent de moi une cendre prête à se disperser au moindre souffle. J’avais ainsi perdu ma vie, ce qu’ils m’en avaient laissé. J’étais oublié dans cette éternité funèbre, ce lent anéantissement emmuré. Je n’existais plus que pour cette seule question, hanté par elle : quand ?
Mais depuis hier, je savais :
Vendredi matin, huit heures, moi, Narayan Kutuma, j’allais être pendu, enfin !

Hier, 1137ème jour, le Directeur est entré dans ma cellule et a fermé la porte derrière lui. Il était grave et embarrassé.
- Bonjour Narayan. J’ai du nouveau pour vous.
J’ai tout de suite compris. Pour moi une seule nouveauté possible.
- Quand ? Ai-je simplement demandé tandis que mon cœur s’emballait.
- Après-demain matin, vendredi, à huit heures.
Et puis, après un soupir :
- Je ne sais plus dans votre cas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle.
- Une bonne, une bonne nouvelle, Monsieur le Directeur. Une délivrance tout simplement.
- Oui, il me semblait.
Il a ajouté après un peu d’hésitation :
- Celui qui…enfin je voulais vous dire que je le connais. C’est un homme bien. Très religieux. Il m’a dit qu’il priait toujours avant de faire son travail pour avoir l’esprit tranquille.
- Vous savez, monsieur le Directeur, je l’espérais si désespérément que je voudrais le remercier. Pourrez-vous le lui dire ?
Et puis, retrouvant enfin un peu de mon caractère taquin, je lui ai fait observer que 8h, c’était un peu tôt. Le temps de me préparer. Il faudrait me réveiller de bonne heure. Ce n’est pas ici que j’étais devenu un matinal. Je l’ai vu avec plaisir esquisser un sourire.
C’était hier. Je savais, respirais, revivais. Apaisé, mon cœur s’était remis à battre. Je sortais du labyrinthe. Le temps était reparti. J’avais retrouvé ma liberté. Ces dernières heures seraient miennes, celles de mes émotions. Je redevenais le maître de mon âme.
Vendredi matin, huit heures, moi, Narayan Kutuma, j’allais être pendu, enfin !.

Ce matin, celui de mon avant-dernier jour et 1138ème ici, je me suis réveillé serein, après une bonne nuit. Mon esprit vagabondait à nouveau si librement que j’avais fait un rêve. Je n’en faisais plus depuis très longtemps, mes nuits étant aussi asséchées que mes jours.
J’étais assis sur un banc au pied d’une puissante et vertigineuse chute d’eau. Sans doute l’une des quatre cascades de Jog, les seules que je connaisse pour y avoir conduit quelques dimanches le Sahib et sa femme. Le dimanche, quand ils en avaient besoin, je faisais office de chauffeur. C’était comme çà ; il fallait bien que le chauffeur Amshul en titre se repose. D’ailleurs j’aimais bien.
Tout en haut de la falaise une main a lâché une sorte de ballon noir. Très vite j’ai distingué une cage à oiseaux, une grande cage, qui allaient être engloutie dans une poignée de secondes. La descente s’est ralentie, comme dans un gros plan de cinéma. J’ai vu alors une multitude de corbeaux s’en échapper en traversant les barreaux comme s’ils n’existaient pas, tournoyer un instant puis disparaître dans le ciel. Il n’en resta bientôt qu’un seul, les ailes largement déployées, ne parvenant pas à se dégager. Pourtant la porte était grande ouverte, je ne savais d’ailleurs pas depuis quand, et il pouvait s’y faufiler aisément. Je le lui criai éperdument en gesticulant, mais trop affolé, isolé et obstiné dans sa détresse, il ne m’entendait pas et allait périr noyé.
A quelques mètres de l’eau bouillonnante et rugissante, la cage resta suspendue en l’air, légèrement ballotée par cette myriade d’embruns qui rebondissaient et se vaporisaient en panache. C’est à ce moment que son jabot et ses plumes se mirent à blanchir, blanchir de plus en plus rapidement et qu’il replia ses ailes, cessant de se débattre.
Allait-il enfin s’échapper ? Un corbeau bien réel qui croassait en piétinant sur le rebord de ma fenêtre m’a réveillé. En Inde tout finit par des corbeaux.

J’ai eu le droit d’aller faire ma toilette dans la grande salle commune de douche. J’y étais seul hormis Nata mon geôlier devenu peu à peu mon ami. Je me suis lavé avec plaisir et me suis rasé de près. Au retour, dans le couloir, j’ai aperçu le soleil. Le voir, même quelques secondes, c’est revenir un instant dans le monde des vivants de la planète Terre et aussi la promesse d’une belle journée.
Et puis ce midi, avec l’autorisation bienveillante du Directeur, Nata m’a apporté un déjeuner cuisiné par son épouse spécialement pour moi. Un samoussa délicieusement épicé au coriandre et au curcuma et un ponga plein de raisins et de noix. Le tout était accompagné d’un thé bien chaud qui sentait bon la cardamome. Un régal que j’ai dégusté doucement et qui a fait remonter des vagues de souvenirs d’une époque heureuse. Je crois que j’en aurais pleuré si Nata n’était gentiment resté avec moi. Depuis le temps, on se connaît bien tous les deux. C’est un brave homme, Nata. Il gagne une misère avec ce boulot, à peine 3200 roupies par mois. Une misère, mais mieux que le chômage, et à son âge il n’a aucun espoir de trouver un travail en dehors de ces murs miséreux. Né à Delhi, il a été gardien un certain temps à Tihar Jail, la plus grande prison du pays, avant d’être muté ici, dans la région du Bihâr, bien loin de ses attaches. Des responsables pénitenciers en ont décidé ainsi en raison de son âge. Il faut dire qu’il n’y a qu’une centaine de détenus, que les incidents sont rares et que je suis le seul condamné à mort.
Quand il est parti, il me restait une infinité de temps. Je me sentais l’énergie tranquille de la dernière pousse verte d’une plante qui va être dépotée dans quelques heures. Elle n’est pas triste. Elle vit normalement chaque seconde sans se préoccuper de la suivante. Elle est. Elle existe. C’est tout.
Certes je n’étouffais pas dans cette cellule de 9m2, grande comme la cabane à outils du Sahib dont j’étais le jardinier. J’avais un lit, une table, une armoire, un lavabo et un w.-c. et je m’étais d’autant arrangé avec le volume d’air ainsi accordé que je n’ai jamais aimé le confort. Mais cette cellule que le jour peine à éclairer derrière quatre gros barreaux hideux, sans autre horizon que quelques rares ombres de nuages sur un mur de ronde, cette cellule là, j’allais tout de même être heureux de la quitter.
A ce moment-là, je savais.
Demain matin, huit heures, moi, Narayan Kutuma, j’allais être pendu, enfin !

Mais tout à l’heure, vers dix-huit heures, j’ai entendu Nata crier dans le couloir
- Narayan, Narayan, tu es sauvé. Narayan, tu es sauvé.
En ouvrant la porte, tout essoufflé, il avait réussi à ajouter :
- Narayan, tu ne seras pas exécuté, tu es sauvé.
Le Directeur était entré à son tour dans ma cellule, visiblement tout aussi ému.
- Oui, Narayan, en effet, le bourreau vient d’annoncer qu’il refusait de vous pendre demain matin.
Dans la précipitation ma porte était restée ouverte, comme si j’étais déjà un homme libre !
Je demandais :
- Mais c’est reporté à quand ?
D’une voix très posée, le Directeur m’expliqua :
- Votre avocat, que j’ai fait prévenir, devra sans doute choisir avec vous entre deux actions possibles : soit profiter du délai ainsi accordé pour déposer une demande en révision du procès, soit demander votre grâce compte-tenu des circonstances. Il faut en effet que je vous précise que la raison invoquée par le bourreau, prévue d’ailleurs dans notre droit, est celle du cas de conscience.
Puis il ajouta en souriant
- Je ne pensais pas avoir autant raison en vous disant qu’il est un homme bien !
Et encore, après une courte réflexion :
- C’est bien sûr une situation exceptionnelle, mais qui s’est déjà produite. Il doit y avoir maintenant une sorte de jurisprudence.
Il n’avait pas répondu à ma question et Nata avait dû le noter aussi car en me serrant fort dans ses bras, il crût bon d’ajouter « Tu vois, tu vois, tu es sauvé. Ne t’inquiète plus. Ce n’est plus qu’une question de jours »
Ce que le Directeur corrigea prudemment « ou de quelques semaines tout de même »
Je voyais leur joie mais ils ne voyaient pas mon désarroi.
- Moi, j’étais prêt pour demain matin, huit heures !
Nata, visiblement surpris de ma réaction marmonna :
- Mais c’est définitivement annulé, tu m’entends. An-nu-lé.
- Je t’entends, Nata. Cependant voilà 1138 jours que j’attendais celui de demain. Alors c’est un peu difficile à accepter qu’il ne sera pas.
Il s’entêta : « Tu seras libre, libre » et hochant la tête, il partit annoncer la nouvelle dans toute la prison dont je n’avais plus d’écho depuis longtemps.
Le Directeur me précisa qu’il ferait en sorte que je quitte le quartier d’isolement dès demain matin. En me serrant la main, il ajouta : « Vous savez, Narayan, j’ai toujours été convaincu de votre innocence et je suis bien content de ce dénouement probable» Puis avec un sourire gentiment moqueur : « Et ainsi je n’aurai pas à vous réveiller à cette heure que vous trouviez trop matinale! »
Mes certitudes d’hier s’effondraient. Hier je savais, enfin. Je savais ce qui comptait : quand.
Pourtant,
demain matin, huit heures, je n’allais pas être pendu, enfin !

A l’aube inconcevablement proche de son accomplissement, mon destin tangue de nouveau.
Au moment où je maîtrisais ainsi la violence du temps, me fallait-il à nouveau le libérer ?
L’avenir de chacun n’est-il donc jamais écrit ? Ne puis-je choisir mon destin ? Ne m’y suis-je pas assez préparé ?
Oui, je suis innocent. J’aurais été bien incapable de faire le moindre mal à cette mensahib, moi qui tourne de l’œil à la vue de la première goutte de sang. J’étais le jardinier de madame Ellen Brytok depuis plus de deux ans, parfois son chauffeur et même son cuisinier. Je désherbais son jardin, binais les allées, arrosais les fleurs et chaque matin je coupais quelques fleurs, cette fois-là trois branches de jasmin, pour parfumer et décorer son salon. Voilà ce qui a fait de moi un meurtrier.
J’ai eu la rage de cette injustice. Avec l’aide inlassable de mon avocat, je me suis longtemps battu. Oui, j’ai cru que nous obtiendrions ce test A.D.N. Innocent, j’allais être innocenté. Seulement je ne suis qu’un petit jardinier et au pays de Gandhi tout crime à l’encontre d’un sahib doit être sévèrement puni. Qu’importe ou presque le coupable, surtout né d’une caste inférieure.
Ainsi j’allais sortir vivant et libre de cette prison et devoir choisir entre demander une grâce ou une révision de mon procès. Mais quelle réelle différence ? Sortir pour quelle vie ?
Il me serait, par exemple, interdit de prendre femme, même en renonçant à la moindre dot. Aucun père n’accepterait.
Mes parents ont été chassés de mon village natal pour sauvegarder sa réputation et n’y retrouveront jamais notre maison. Ils survivent de quelques petits boulots dans la banlieue de Delhi. Ils n’ont pas mérité tout cela. Moi non plus. Je suis très triste pour eux.
Lutter de nouveau ? Trop longtemps en cage, j’en ai perdu le goût.
Me remettre en mouvement ? Je ne pourrai pas en retrouver la force.
J’ai été un homme comme les autres. J’ai aimé rire, m’amuser, regarder les jolies filles et les couchers de soleil, écouter de la musique, j’ai adoré tous les films de Guru Dutt et plus encore de Raj Kapoor dont j’ai vu au moins cinq fois Awaar, mon préféré. L’histoire d’un jeune vagabond toujours joyeux dans un monde corrompu et méchant. Un peu comme le Charlot de Chaplin. A cette époque je pensais ce que je voulais, je faisais des projets, raisonnables. J’étais un homme libre. Jamais je ne pourrai redevenir cet homme là. C’est trop tard.
Un nouveau procès pour laver cette tache sur mon nom ? Trop longtemps en cage, j’ai perdu le goût de lutter. Me remettre en mouvement ? Je ne pourrai pas.
Enfermé depuis 1138 jours dans le couloir de la mort, isolé du monde extérieur, le regard des autres ne m’importe plus. Mon image, cette apparence, je m’en suis progressivement défait. Innocent, coupable. Aux yeux de qui ? Des mots devenus sans importance, irréels, langage d’un autre monde.
Et puis, surtout, surtout, non je ne veux plus de la souffrance d’une nouvelle espérance. Un report de mon exécution me serait insupportable alors qu’en l’instant je n’ai plus d’appréhension.
Bourreau, ces notes sont pour toi. Pour la paix de ta grande conscience dont je te félicite et te remercie. Tu es simplement venu trop tard. Mourir tout à l’heure est ma destinée, mon dharma. Tu ne peux en modifier le cours.
Je ne veux ni grâce ni nouveau procès. Je ne veux que la paix de la certitude, définitive.
Naissance et mort sont des données qui nous échappent. Mon sort est de mourir à un peu plus de trente cinq ans quand d’autres vivront plus du double. Et alors, quelle importance ? Qui sait ce que j’aurais fait de tout ce temps ?

Moi, Narayan Kutuma, né le quatre janvier 1975, je déclare être pleinement vivant, libre dans ma tête et savoir que je suis un élément nécessaire de cette chaîne appelée humanité. J’ai encore un chemin à parcourir, celui de ma délivrance et de ma renaissance, le corbeau de mon rêve en était le messager.
Que mon corps retourne à la terre, mon sang à l’eau, mon souffle au vent et ma vue au soleil, comme le veut Shiva, ainsi s’accomplira la migration de mon âme.
Tout à l’heure, précisément à huit heures du 1139ème jour. Enfin !

Narayan Kutuma fut retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule.


Pierrot


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Amnael
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Mar 14 Sep - 17:25

Merci Pierrot pour cette nouvelle que je n'ai pas encore eu le temps de lire.

Pourrais-tu s'il-te-plaît aller faire ta présentation, de manière à ce que tout le monde te connaisse un peu plus. Tu n'es pas obligé de dire tout ce qu'il y a sur le modèle de présentation si tu n'en as pas envie.

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Cette histoire est entièrement vraie puisque je l'ai inventé du début à la fin
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Mar 14 Sep - 19:21

Bienvenue sur le site !
Je vais le lire dès que je le peux.

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Deedlit
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Ven 17 Sep - 19:24

Et bien, je dois dire que je suis très impressionnée par ce texte. Il un rythme très doux (façon de parler). Et cette phrase qui revient insistant sur la fatalité de cette mort.
Je trouve l'analogie entre le corbeau et Narayan très belle. Triste mais belle.
J'avoue ne pas trop savoir quoi dire. Je ne suis décidément pas très douée pour commenter un texte et exprimer ce que j'ai ressenti en le lisant. En tous cas, bravo.

P-S : Je n'ai pas trouvé de fautes ; la lecture a été d'une grande fluidité. Correctrice que je suis, je n'ai même pas eu à bouger le petit doigt.

P-S-S : Ce texte fait penser au Condamné à mort de Victor Hugo, selon moi. Ce même thème de la condamnation mais perçu de manière compléètement différente par le narrateur de Victor Hugo et Narayan.

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"La résignation est un suicide quotidien." Honoré de Balzac.


Dernière édition par Deedlit le Mar 26 Oct - 12:19, édité 1 fois
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Ven 17 Sep - 22:39

Magnifique...
Shocked

C'est très beau...
Et puis L'Inde...
Le Pays de Gandhi...
Tu y es allé ?
J'imagine.
Tu transportes si bien le lecteur dans l'espace, dans le temps et dans les émotions...
Je connais, cela me remémore mes deux voyages au Nord de l'Inde, au Radjastan, à Himachal Pradesh, dans la région de Delhi, au Kashmir et au Ladack...
Les Roupies, les prénoms...
Et les salaires !!!
3200 Roupie par mois ! (Ce qui est égal à un peu plus de 60 euros si mes souvenirs sont bons et que l'euro n'a pas trop changé.)
Tous ça dans un style clair, limpide qui agrippe le cœur...
Une once d'engagement, mais une grande suprématie du romantisme.
Merci, merci beaucoup de nous avoir fait partager ton magnifique récit.
J'espère que tu écriras d'autres textes encore et encore.......... et que tu nous les feras partager !




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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Mar 26 Oct - 11:32

J'aime beaucoup !
Le style d'écriture sait nous happer dans l'œuvre, et nous transporter jusqu'au bout du monde sans que pour autant notre corps ne se soit déplacé de quelques mètres.
J'aime beaucoup le dénouement, l'inexorable châtiment qui ne peut être atermoyé.

Par contre, il y a une faute, niak niak : " ne trouve pas de volontaires " => Pas de "s" à volontaire, il n'y en a pas ^^

J'aime beaucoup aussi les répétitions, qui accentuent, accentuent le propos. Niak niak ^^

Je ne saurais donner une note au récit, mais si j'eus pu, elle aurait été ô combien satisfaisante Smile

Bonne continuation Pierrot, ce que tu écris est très beau !
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Gudule
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Mer 3 Nov - 16:18

Très beau texte!
Moi çà m'a fait penser à: Le mur de Sartre.
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Crevette
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Lun 23 Déc - 16:32

J'aime beaucoup ta manière d'écrire ! Je trouve ce texte très touchant ! Grâce à toi j'ai pus voyager à des kilomètres de chez moi, sans bouger de devant mon ordinateur. Merci !

J'aime beaucoup le fait que tu fasses vivre la scène au lecteur. Il peut ressentir ce que ressent le condamné, l'interminable attente de sa mort, son désarroi, nous vivons toutes ses émotions avec le condamné, et je trouve ça juste formidable ! BRAVO, et surtout merci !!!! Smile

J'espère pouvoir te lire bientôt !
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Lun 23 Déc - 17:05

Malheureusement, Pierrot est arrivé sur le forum, il a posté ce beau texte... et a disparu sans demander son reste.

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Crevette
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Lun 23 Déc - 17:59

Pour de vrai ?! Sad Oh ... C'est trop dommage ... :'( :'( :'( :'( :'( :'( :'(
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Lun 23 Déc - 20:48

Hélas, c'est bien vrai.

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Crevette
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MessageSujet: Re: La cage aux corbeaux   Lun 23 Déc - 21:59

Mais il reviendra plus jamais jamais jamais ?! ^^ C'est trop triste ! Il écrivait si bien ... :'(
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