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 Avez-vous vu l'homme-grenouille?

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Coco.B
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MessageSujet: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Ven 5 Aoû - 21:32

Cette nouvelle bien qu’amatrice,
Je la dédie à tous ceux qui la liront, mais surtout à tous les cinéphiles,
Qui je l’espèrent auront plaisir à retrouver quelque répliques de films cultes.

Bonne lecture/chance.








Avez-vous vu l’homme-grenouille ?




« C’est drôle pour un homme-grenouille de s’appeler Crabb »
- Le fait d’être un homme-grenouille est plus bizarre encore vous ne trouvez pas Monsieur Rictus ? fit remarquer Crabb.
Crabb se trouvait dans le bureau de Monsieur Rictus, le directeur clown du cirque Esméralda, cirque mondialement connu. Rictus était un homme maigre avec un calvitie très avancée et de petits yeux de fouine qui faisaient peur aux enfants ayant entre 2 et 6 ans. Mais Crabb ne se trouvait pas dans son bureau pour constater par lui même que cette homme était laid, non, Crabb se trouvait là pour une affaire plus importante : le clown l’avait fait venir pour lui proposer un emploi dans son cirque.
« Alors Crabb que pensez-vous de mon offre ? demanda Rictus à l’homme-grenouille.
- Et bien j’en dit que je ne veux pas travailler avec vous, répondit Crabb d’un air détaché.
- Comment ça , non !? s’énerva le clown de film d’horreur.
- Non, c’est tout. Répondit Crabb en regardant le clown du haut de ses un mètre quatre vingt dix, perçant son regard énervé de ses yeux bleus lagon.
Sur ces mots il se leva pour partir mais Rictus le retint par le bras :
« J’ai besoin de toi pour me faire de l’oseille et si tu ne veux pas travailler avec moi de ton plein gré, tu viendras travailler d’une façon moins conventionnelle et plus violente ! menaça l’hideux bonhomme avant de lâcher le bras de Crabb.
Une fois l’étreinte de Rictus relâchée, l’homme aux pieds palmés s’en alla sans saluer le directeur du cirque, mais resta galant et salua la contorsionniste qui faisait office de secrétaire.

En arrivant chez lui, Crabb pesta contre le cirque et les clowns, et se versa un verre de Brandy pour se calmer les nerfs. Ses nerfs ne se calmant toujours pas il pris un autre verre, puis comme il n’était toujours pas calmé il en pris un autre, puis encore un, et ainsi de suite jusqu'à ce que la bouteille sois vide. Notre héros étant saoul, il se mit à sauter partout dans l’appartement tel un… Homme-grenouille ! Et à sauter ainsi, il finit par tomber par la fenêtre !
Heureusement, habitant au rez-de-chaussée, il fit une chute de seulement un mètre.
Après s’être maladroitement remit sur ses pieds, Crabb continua de sauter sous les lumières de la ville. Il aborda même un passant pour essayer de le convaincre de faire un concours de celui qui saute le plus haut, mais le passant devait avoir eu une mauvaise journée, car il s’en alla en repoussant le pauvre Crabb qui essayait simplement de lui faire un câlin pour le remercier de l’avoir écouté. Une heure après ce fâcheux incident il s’endormit contre une poubelle avec pour oreiller un pauvre chat qu’il avait assommé. Mais, alors qu’il dormait, il se sentit soulevé, mais étant trop ivre pour ouvrir ses yeux, il ne se réveilla pas et continua de ronfler bruyamment.

Crabb fut réveillé par la désagréable sensation de l’eau glacée sur son visage. Hélas le pauvre n’en avait pas fini avec les expériences désagréables puisque une fois ses yeux ouverts, il se retrouva nez à nez avec Rictus. Cette vision lui fit un haut le cœur, en plus du fait qu’il avait la gueule de bois. Et il n’était pas au bout de ses surprises car quand ses yeux eurent fini de lui faire voir flou, il constata avec frayeur qu’il était dans un hangar entouré des acolytes du clown qui avaient du faire confiance au vieux dicton qui dit que plus on est de fous plus on rit. Sauf que Crabb, lui, n’allait pas tellement rire. En effet, pour on ne sait quelle raison, l’homme qui, d’après ses vêtements devait être le dompteur de fauves, lui assenât un coup de poing magistral qui eut pour conséquence de faire tomber Crabb avec la chaise à laquelle il était attaché. Ce qui, bien entendu, fit rire la compagnie…mais pas Crabb.
Après avoir remit non sans grand effort la chaise sur ses quatre pieds, Crabb décida d’obtenir une explication à toute cette histoire avant de s’en reprendre une dans la tête ou ailleurs :
« Je ne voudrais pas jouer les troubles fête, dit il aux hommes qui riaient toujours à gorge déployée, mais cela vous ennuierait-il si je vous demandait ce que je fais ici, attaché qui plus est ? »
-Je t’avais prévenu l’amphibien, que tu allais me rejoindre d’une façon violente si tu refusais mon offre.
La mémoire de Crabb qui était encore embuée par l’alcool se mit alors à tourner jusqu'à ce qu’enfin les archives de cette journée remontent à la surface :
-Aaaaaaaaaah oui ! Je me rappelle !Et il entonna d’une voix forte, imitant Rictus :
« J’ai besoin de toi pour me faire de l’oseille et si tu ne veux pas travailler pour moi de ton plein gré tu viendras travailler d’une façon plus violente ! »
Rictus qui était un clown sans humour, pris très mal cette imitation et ordonna à un trapéziste de frapper Crabb. Ce qu’il fit. Mais comme il n’était que trapéziste et pas dompteur, Crabb eut seulement très mal, mais ne tomba pas à la renverse.
« Bon, entama Rictus, maintenant qu’on t’a rafraîchi la mémoire, parlons affaires. Tu vas travailler pour moi sinon il ne restera de toi que tes cuisses que je ferai cuire et manger aux lions, compris !? dit-il avec un faux sourire qui dévoila ses dents jaunâtres.
-C’est bizarre mais j’ai du mal à croire que vous mettrez ces menaces à exécution, répondit l’homme-grenouille d’un ton provocateur.
-Ah oui ? Mike ! A toi de jouer !
Le dénommé Mike, un grand brun taillé comme une armoire à glace, s’approcha. A en juger par les couteaux qu’il portait à la ceinture, il devait être lanceur de couteaux. A la vue de ces poignards aiguisés, Crabb déglutit difficilement et laissa la peur l’envahir. Mike se mit à marcher lentement vers lui, jusqu'à ce qu’il soit à environ trois mètres de sa future victime.
« Oh mon dieu, je vais mourir ! » songea Crabb avec effroi.
Mike commença à étirer ses bras, ses épaules, ses doigts, et une fois qu’il eut finit ces échauffements, il saisit un couteau et le lança de toutes ses forces sur sa cible.
Crabb ferma les yeux, et lorsqu’il les rouvrit, il vit les gens du cirque riant aux éclats. Il mit un temps à comprendre qu’il n’était pas mort. Et ce fut seulement lorsqu’il sentit un liquide chaud sur sa joue gauche, qu’il su que le couteaux l’avait seulement effleuré. Il poussa alors un soupir de soulagement. Mais ce soulagement fut de courte durée car Rictus s’avançait déjà vers lui, le scrutant avec un regard mauvais.
« Alors l’amphibien tu veux toujours pas travailler pour moi ? » demanda Rictus d’un ton menaçant, tu crois toujours que je n’exécuterai pas mes menaces ?
-Non c’est bon, là je vous crois. J’accepte de travailler avec vous, mais à une condition !
-Quoi ,! s’emporta le clown, tu oses poser des conditions !
-Pas DES mais UNE condition, celle d’être payè comme tous les autres compagnons du cirque.
-Je t’avouerai que je ne suis pas très chaud pour te payer.
-D’accord, tant pis, tuez-moi alors ! Mais vous ne gagnerez pas d’argent !
Rictus réfléchit un instant à cette remarque, car son cerveau n’était pas très actif, comme il l’avait toujours été, et il lui fallait deux fois plus de temps que la normale pour que certaines informations soient captées puis comprises. Enfin, après un long processus, Rictus convint à payer Crabb. Et il le détacha afin de peaufiner le contrat dans son bureau.

Crabb se trouvait de nouveau dans le sinistre bureau de Monsieur Rictus, directeur (aimé) et respecté de tous dans le cirque Esméralda. Et hélas, ce ne serait pas la dernière fois qu’il se trouverait dans ce sinistre enclos, car il venait de signer un contrat de un an dans le cirque. Et le pire c’est qu’il devait faire le tour de « L’homme-grenouille qui danse quand on lui tire sur les pieds » un tour très dangereux dans lequel il n’était pas sur de tenir un an, étant donné qu’il avait de très mauvais réflexes, mais par chance il dansait très bien, ce qui le sauverait peut être.

C’était le Jour J, Crabb allait pour la première fois faire son tour. En effet, cela faisait maintenant deux jours qu’il se trouvait dans le cirque, deux jours qu’il avait passé à s’entraîner avec Mike, le même Mike lanceur de couteaux qu’il avait rencontré lors de son enlèvement, il était apparu que celui-ci ne faisait pas que lancer des couteaux, il était aussi très doué pour tirer au pistolet.
Crabb était donc en pleine préparation, autant physique que mentale. En fait, c’était surtout mental, car il essayait de ne pas tomber dans les pommes avant la fin du spectacle.
« Pourquoi je me suis lancé dans le cirque alors que tout ce que je voulais c’était faire du cinéma. J’aurais rencontré Truffaut et Demy ! Au lieu de ça j’ai rencontré Rictus ! Mon vieux tu es vraiment un idiot ! » Pensa Crabb alors qu’il s’avançait vers le chapiteau avec l’entrain d’un condamné à mort qui s’avance vers l’échafaud. Echafaud, il n’avait même pas eu le temps d’épeler ce mot qu’il s’y trouvait déjà. Le chapiteau s’ouvrait devant lui, il entendait les cris et les applaudissements de la foule, et fendant ce bruit insupportable, la voix de Rictus annonça le prochain numéro. Celui de « L’homme-grenouille. », celui de Crabb.
Mike le poussa sous le chapiteau et les spectateurs apparurent, criant tels des gorets qu’on égorge. Oui, des gorets, voilà comment il les voyaient de vulgaires porcs venus se divertir du malheur des autres. Il s’avança vers la piste, et le numéro commença. Mike tirait, tirait sans arrêt et ce pendant dix bonnes minutes. Et Crabb esquivait, dansait, sauvait ses pieds d’un traumatisme des plus horrifiants. Et finalement au bout de ce laps de temps qui parut un millénaire à notre homme-grenouille, le tour fut fini et les pieds de Crabb libérés de cette torture. La foule, elle, était en effervescence, et tandis qu’elle se réjouissait, Crabb partait se réfugier dans sa loge, mais Mike le rattrapa : « A demain… », voilà ce qu’il lui dit, il ne fit que lui rappeler qu’il ferait ce qu’il avait fait pendant un an, un an qui allait en paraître dix si Crabb ne faisait rien.

Cinq, cinq mois maintenant qu’il était dans ce cirque, cinq mois qu’il faisait le même numéro tous les jours. Et toute les semaines il devait soigner une plaie sur ses pieds ou sur ses chevilles. Il avait mal, il avait peur, bref il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il sorte de ce cauchemar.
Il cherchait une solution à ses problèmes lorsque celle-ci frappa à la porte de sa loge. Il alla ouvrir et quelle ne fut pas sa surprise lorsque qu’il découvrit dans l’entrebâillement de la porte une créature des plus admirables. Elle avait des cheveux de feu des yeux vert émeraudes et une peau aussi claire que la lune. Crabb resta là les bras bâllants et la langue pendante, comme un crapaud sur son paillasson. Et soudain, le sortant de son hypnose, la voix enchanteresse de le créature s’éleva dans les air et, telle une plume, elle vint délicieusement chatouiller les oreilles de Crabb : « Bonjour ! Je ne vous dérange pas j’espère, je suis la voyante, je vous apporte de la pommade pour vos plaies. »
- Croa !
- Je vous demande pardon ?
- Euh je voulais dire merci beaucoup ! se rattrapa notre hybride. Vous voulez entrer un instant ?
- Ma foi pourquoi pas.
Et voilà que cette déesse s’avance dans la loge ses cheveux ondulants doucement dans son dos tel un cascade de lave en fusion. En fusion, le mot correspondait très bien à l’état actuel de Crabb.
Mais il décida de se reprendre en main, et l’invita a s’asseoir. Il lui offrit des biscuits et elle lui passa la pommade pour lui montrer comment faire. Puis après cette opération des plus délicate, ils discutèrent de tout et de rien, riant et se moquant des autres compagnons ensemble.
Hélas ce doux entretien se termina. Mais Crabb la retint : « Comment vous appelez vous ? »
-Solange
-Solange… La clé de sol et l’envol des anges, vous avez un prénom qui vous va très bien.
-Et vous vous m’avez l’air de connaître par cœur l’œuvre de Jacques Demy, c’est rare pour un homme.
-On me l’a déjà dit. Mais sans me référer au cinéma, c’est vrai que votre prénom vous va à ravir.
-Merci. Je repasserai demain après votre spectacle pour vous mettre la pommade, j’ai hâte.
Et elle partit, laissant un Crabb aux anges sur le seuil de sa porte.

Elle tint sa promesse, le lendemain elle revint. Elle soigna les blessure de Crabb, et, comme la veille, ils discutèrent, ils rirent, et finalement ils se séparèrent pour se revoir le lendemain. Et ainsi de suite pendant environ trois semaines, et, à l’aboutissement de ces trois semaines ils s’embrassèrent. Mais pas d’un baiser de films, non, un vrai baiser, un baiser d’Amour, un baiser qui embrase tout votre corps et fait brûler en vous ce sentiment de bonheur intense dont tout le monde vous a parlé et que vous avez cherché tous les jours de votre vie jusqu'à ce que ça vous arrive enfin. Et voilà que ça venait d’arriver à Crabb, et quand ce fut terminé, il sut qu’il était le plus heureux des hommes-grenouilles. Et dans son éternelle passion pour le cinéma il sortit sur un ton viril : « T’as d’beaux yeux tu sais. »
Et Solange de répondre : « Embrasse moi ! »
Ce qu’il fit sans manière.

Depuis qu’il entretenait une relation avec Solange, Crabb supportait plus facilement sa vie au cirque et surtout les numéros qu’il enchaînait toute la journée. Quant à Solange, elle disait à tous ses clients qu’ils trouveraient l’amour prochainement, ce qui n’arrivait jamais, et, comme lesdits clients venaient se plaindre, on lui dit que si elle continuait ces prédictions d’amour à la gomme, ce ne serait pas l’amour qu’elle trouverait prochainement, mais la porte. Solange et Crabb filait donc le parfait amour, ou presque. Car tous deux s’accordaient à dire que la vie dans ce cirque n’était plus supportable. Les gens n’étaient pas sympathiques et tout le monde était d’accord sur un point : la nourriture était vraiment infecte. Et puis au sommet de toutes les choses dérangeantes, se trouvait le « Maître » Rictus, clown sadique aux pulsions meurtrières ( En effet il avait fait tué deux nains pour les punir d’avoir raté un de leur tour. Et il avait donné en pâture aux lions le dompteur lui-même car celui-ci avait un costume trop ridicule au goût de Monsieur le Directeur). Mais surtout Rictus interdisait formellement les relations amoureuses entre collègues, règle que Solange et Crabb avaient de toute évidence enfreint. Mais bien entendu ils se fichaient de cette règle, bien que, par précaution, ils ne montraient à personne qu’ils entretenaient une relation. Et donc, ils ne se voyaient qu’une fois par jour, quand Solange venait soigner Crabb et elle repartait au bout d’une heure et demi. Et bien entendu ils ne passaient jamais la nuit ensemble. Autant dire que tout ceci ne ressemblait en rien à une relation amoureuse, mais plutôt à une simple histoire de fesses entre amis. Cette situation n’étant pas acceptable, nos deux amoureux décidèrent tels des héros de roman à l’eau de roses de fuir ensemble vers de nouveaux horizons. Mais bien sûr comme dans les romans, il y avait un obstacle à franchir et le leur était de taille. Et oui, Rictus, par « sécurité » postait à chaque entrée du cirque un garde, qui était soit cracheur de feu, soit lanceur de couteau ( notre cher ami Mike), soit le dompteur, mais celui-ci se trouvant dans l’estomac de ses fauves, il était remplacé par le dompteur de chevaux, qui venait avec ses petits protégés, des chevaux sauvages entraînés à tuer.
Nos deux tourtereaux devaient donc trouver un moyen de sortir pendant le jour, mais même là, il y avait les vendeurs de tickets, d’anciens lutteurs grecs, qui surveillaient les alentours. Bref, forcer Fort Knox aurait été plus simple. Mais pas question pour Crabb et sa compagne de se laisser démonter, non, ils voulaient vivre leur amour et rien, rien ne les en empêcherait, non mais des fois !
Crabb et Solange savaient maintenant qu’ils devaient agir pendant le jour. Mais ils savaient aussi qu’ils ne pouvaient pas passer par les entrées principales, ou alors il fallait faire diversion. La diversion, voilà l’option choisie par les deux complices, l’un deux allait attirer l’attention d’une majorité de personne pour permettre à l’autre de trouver une issue. Et la personne qui ferait diversion serait évidemment Crabb, puisqu’il avait un public plus large, autant chez les civils que chez les compagnons du cirque. Le second problème était : comment faire diversion ? Mais la encore la solution vint facilement…

« 14 heures, plus que dix minutes » se dit Crabb tout en enfilant son costume de scène. Il savait ce qu’il avait à faire, Solange lui avait expliqué plusieurs fois. Il connaissait la méthode, mais il hésitait encore sur comment la mettre en pratique. Or, ce n’était plus le moment d’hésiter.
« Ca y est , c’est l’heure, allez mon vieux » pensa Crabb tout en se dirigeant vers le chapiteau. Il souriait bêtement, ce qui intriguait Mike qui le lui fit remarquer, mais Crabb ne répondit pas, il était trop absorbé par ses projets, mais il hésitait toujours. Soudain, le vacarme de la foule retentit, et quelques secondes après, le tour avait commencé. Crabb dansait, il réfléchissait aussi, puis, il choisit…

« Rhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! » s’écria Crabb. Il venait de pousser un cri bestial, et à présent ils se roulait par terre en bavant. A la vue de ce terrifiant spectacle, les enfants s’affolèrent et le reste de la foule ne tarda pas à faire de même. En revanche, chez les compagnons du cirque, les réactions étaient très variées. Les nains se cachaient dans les recoins du cirque, le dompteur de chevaux, lui, essayait de canaliser ses bêtes, Mike essayait sans succès de maintenir Crabb au sol, tandis que Rictus essayait de maintenir les gens dans le cirque en leur assurant que cet « épisode » faisait partie du spectacle, ce qui bien évidemment ne servait à rien. Quant à Crabb, il continuait de se tortiller en bavant par terre.
« Ca marche, bravo mon vieux tu es un génie ! » se dit Crabb qui s’excitait toujours,
« Allez Solange c’est à ton tour maintenant !!! » pensa Crabb très fort. En fait il le pensait si fort que Solange avait du l’entendre par télépathie, puisque qu’elle apparut, telle la flamme qui jaillit pour vous chauffer et vous éclairer. Oui, cette métaphore correspondait vraiment bien à l’effet que Solange produisait sur l’hybride, elle réchauffait son cœur et apportait de la lumière dans son esprit pas toujours très éclairé. Et donc elle était là, elle courait, un gourdin à la main ! « Un gourdin ! » s’exclama intérieurement Crabb. Et oui Crabb, un gourdin. Et avec ce gourdin, elle assomma Mike si bien que celui-ci lâcha Crabb et s’effondra comme une masse sur le sol de sable du chapiteau. Après quoi, Solange releva Crabb et tous deux coururent vers la sortie qui était maintenant très dégagée. Et, une fois dehors, ils s’arrêtèrent hors d’haleine pour regarder une dernière fois cet endroit qu’ils avaient tant haïs et où ils avaient été tant haïs.
« c’est fou comme les gens s’affolent avec si peu de choses. » s’étonna Crabb à haute voix cette fois.
- Nous allons enfin pouvoir être heureux mon Crabichou ! Mais pourtant…
- Pourtant quoi ?
- Et bien tu vois, maintenant je viens à l’amour, et j’ai mal. Est ce que l’amour fait mal ? demanda Solange.
Et à Crabb d’entonner virilement :
« Oui, l’amour fait mal. »
Et tout deux s’en allèrent, riant aux éclats à cause d’une chose que seules leurs âmes de cinéphiles pouvaient comprendre. Ils s’en allèrent vers la maison de Crabb, où, il burent à l’amour et aux clowns drôles.
Quant à Rictus, une fois son cirque ruiné grâce au « petit incident de l’homme-grenouille », il se suicida en avalant son nez rouge.





FIN






Dernière édition par Coco.B le Ven 9 Sep - 18:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Dim 7 Aoû - 19:58

J'ai lu, et j'ai trouvé ça plutôt original mais je trouve quand même que ça manque parfois de descriptions: tu pourrais t'attarder un peu plus sur ton personnage principal et sur le cirque dans lequel il est coincé.

J'ai aussi relevé quelques tournures de phrases qui passent un peu mal:

Citation :
- Et bien j’en dit que je ne veux pas travailler avec vous, répondit Crabb d’un air détaché.
- Comment ça , non !? s’énerva le clown de film d’horreur.
le "non" semble un peu sortir de nulle part.

Citation :
entouré des acolytes du clown qui avaient du faire confiance au vieux dicton qui dit que plus on est de fous plus on rit
je trouve cette tournure un peu lourde...

Citation :
Echafaud, il n’avait même pas eu le temps d’épeler ce mot qu’il s’y trouvait déjà
pareil.

Voilà voilà... mais ce ne sont que des détails et dans l’ensemble c'est plutôt fluide. Cependant, je suis dans l'obligation de te faire des excuses, n'ayant pas la possibilité de faire ce pour quoi je ne suis pas payé, à savoir corriger les quelques fautes qui traînent dans les coins. Il semblerait en effet [message caché à destination des admins] que nos chers administrateurs n'aient pas pensé à désigner de correcteurs pour cette partie du site (et pour d'autres aussi d'ailleurs).

Citation :
elle lui passa la pommade pour lui montrer comment faire
Allons donc... de nos jours, plus besoin d'apprendre à passer de la pommade, c'est devenu inné chez la plupart des gens
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Iglooz
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Mar 9 Aoû - 11:21

Je suis d'accord avec Jolivet sauf pour la deuxième phrase qu'il trouve lourde, je la trouve bien justement!
Sinon, effectivement le reste est fluide et ça passe bien.
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Coco.B
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Mar 9 Aoû - 15:18

Ok merci pour vos commentaires, j'essairaient de les retenir pour ma prochaine nouvelle
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Mar 9 Aoû - 22:39

La pommade est censée être sensuelle (ou presque)
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Gudule
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   Dim 14 Aoû - 19:40

je ne suis pas d'accord pour dire que:
Citation :
Et bien j’en dit que je ne veux pas travailler avec vous, répondit Crabb d’un air détaché.
- Comment ça , non !? s’énerva le clown de film d’horreur.
est une phrase "lourde", personnellement elle passe très bien.
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MessageSujet: Re: Avez-vous vu l'homme-grenouille?   

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