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 Critiques cinéma

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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 4 Nov - 0:57

Je loue un pédalo, je te tiens au courant Wink
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 13 Nov - 18:16

Rubber
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Dans le désert californien, un pneu prend vie et se met à tuer des gens par la force de sa pensée, sous le regard circonspect du public

Hier soir, au boulot, nous parlions film (je ne me rappelle plus comment ca avait commencé). Alors qu'une des filles pourrissait Very Cold Trip (précédemment commenté) qu'elle avait vu en VOST, un de mes collègues mentionnait l'existence de "Rubber", film au concept fou de pneu tueur. Nul besoin de vous faire un dessin, j'ai sauté sur l'occasion de vérifier son existence, une fois rentré à la maison, et de le télécharger.

Contrairement a ce qui pourrait sembler, Rubber n'est pas un nanar. C'est une sorte de film expérimental chiant, difficilement compréhensible, avec certes de bons acteurs, mais pas de dialogues ni réellement de scénario. Les personnages (divisés en deux groupes: les acteurs et le publics) eux mêmes vont dans le sens du spectateur lambda, disant que "le film est tout pourri", et "que ca rime a rien".

Résumons, donc, ce film. Quelque part au milieu de nulle part, des chaises ont été mises dans le désert, et sont renversées par un sheriff qui sort du coffre de sa voiture avant de débiter un monologue imbitable. Là, on se dit "youpi, c'est un nanar!". Et puis non. Non, parce que malgré quelques scènes avec des acteurs humains (qui jouent plutot bien, même si leurs roles sont nuls, et le doublage atroce), 80% du film est tourné à la gloire de Robert, le pneu. 80% de film sans paroles, avec de la musique, en simili snuff animalier.

Donc voila. Me suis fait chier, pendant une heure dix huit (heureusement que je faisais autres choses a coté, pour pas trop perdre mon temps). Après, le film divise: un ami a moi m'a dit avoir "beaucoup aimé", mais que le film avait été regardé avec beaucoup d'alcool, et des substances illicites. Si il faut ca pour supporter ce truc...

(On m'informe que le réalisateur, Mr Oizo aka Quentin Dupieux, s'est déjà illustré dans le cinéma avec Steak, film que beaucoup considèrent comme le pire du duo pas comique Eric et Ramzi)

Total

Acteurs: 8/20. Doublages laborieux et pneu sharismatique ne font pas bon ménage

Scenario: 3/20: tout ca pour... ca

Musique: 4/20. Mr Oizo a beau etre musicien, c'est chiant... chiant...

Total: 5/20. Si je veux me faire une aventure de pneu, la prochaine fois, me materais ma roue de secours...
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 18 Nov - 13:01

Twilight
Vu par Coco.B

Synopsis: Bella, une adolescente arrive à Forks, où elle rencontre Edward Cullen, un garçon mystérieux et distant.

Voilà le point de départ du film, qui admettons le fait franchement teenage, mais je n'ai pas reculé et je l'ai vu (ainsi que les deux autres et bientôt la suite: vous pouvez balancer la caillasses), pour mon plus grand déplaisir! En effet je pense que c'est la pire honte qu'ai jamais connu le cinéma nanars compris:

Les acteurs, pas mauvais, mais vu les dialogues qu'ils se farsicent, on peut pas vraiment savoir, puisque même un clochard bourrée (c'est un exemple, j'ai rien contre) pourrais les dires aussi bien qu'eux. Après, ils font surtout des drôles de têtes pour dire qu'ils ont mal ou qu'ils sont amoureux ou pour n'importe qu'elle émotions, donc un bon gros mauvais point pour ça.

la réalisation, est à vomir. Sous-exposée, tremblante voir parkinsonienne, elle aurais presque du mal à cadrer les acteurs. Ensuite, le réalisateur les à mit dans des décors encore teenage tels une forêt ou un lycée ce qui franchement n'est pas très innovant. Donc un conseil, prévoyez une bassine ou des toilettes et des mouchoirs parce que c'est tellement basique que c'est à pleurer (vous pourrez aussi nettoyer le vomi).

Les éléments artistiques sont donc la forêt et les des effets spéciaux pourris de chez pourri, donc une seule chose à dire: Non mais franchement, on est plus dans les années 50!

Notes:

Acteurs: 10/20, la moyenne parce que je l'ai pas vu ne VOST mais que même en sans les vrais voix des acteurs, il n'est pas compliqué de voir que ça vole pas haut.

Réalisation: 5/20, horriblement tremblante et d'un classique désespérant.

Eléments artistiques: 5/20, encore une fois, on est pas dans les années 50 les mecs!

Total: 4/20 la pire honte que le cinéma ai connu jusqu'à aujourd'hui et sans compter bien sur les autres volets de la saga.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 19 Nov - 23:24

Coco.B a écrit:
The artist de Michel Hazanavicius

Tout pareil, avec un mois de retard (considérez ca comme la "contre critique")

Citation :
On l'attendait ce film muet en noir et blanc, hommage au cinéma muet. Ne serais-ce que pour ces raisons, on se dit, ça doit être du grand cinéma. ERREUR MONUMENTALE! Hazanavicius se casse la gueule et nous rend un travail plus que mauvais. Ne respectant aucun code du cinéma muet, autant dans la musique que dans sa façon de filmer.

Etant moins intégriste (tongue ) de cette période cinématographique que Coco, je devrais moins m'insurger. Hum... Rolling Eyes
La musique: elle ne suit pas l'image, ne souligne pas les bons passages une fois sur deux. Oui, elle est belle, mais omniprésente. Ce n'est pas son rôle dans un film muet que de taire ce qu'il y a à l'écran. Ratage.
Façon de filmer: Claire, nette. Trop claire, oui, pour un film "années 1930". Il manque un effet, comme dans les Keatons, les Chaplins, pour qu'on se dise "ha, c'était le temps glorieux du cinéma"

Non, plus sincèrement, ce qui m'a presque choqué, c'est un détail tout con: l'absence de maquillage durant les parties "cinéma muet". D'autant plus que le premier extrait de film se veut une resucée de "les espions" de Fritz Lang. Mauvais point pour le cinéphile pur jus

Citation :
On ressent cette réalisation neuve, actuelle dans un film qui derait avoir une réalisation à la Chaplin ou Buster Keaton.

On attend du Douglas Fairbanks, on a du Robert Taylor. C'est du noir et blanc, mais à deux décénies de distance. Notons que le spectateur moyen n'y verra rien.

Citation :
La moindre scène est téléphonée, et la fin ne nous surprend même pas. Au niveau du scénario, on se croirait dans Sing'in in the rain: l'avénement du parlant et l'acteur qui refuse de s'y soumettre et qui tombe amoureux d'une simple figurante.

Le scénario est classique, oui. De là a dire "téléphoné", pas d'accord. Il y a un véritable effort de mise en scène, de jeu sur les lumières.
J'ai beaucoup aimé la mise en image parallèle de la déchéance de Dujardin, à commencer par la simple scène de l'escalier. C'est tout con, c'est assez basique, mais c'est porteur de beaucoup de sens. Un peu comme dans Scarface (de Howard Hawks) ou dans Keoma.

Citation :
Puisque c'est du muet, parlons aussi des intertitres. Ils ne sont même pas décorés, ils sont justes affichés comme ça, jeté là, appairaissants comme des cheveux dans la soupe.

J'étais partis avant le film pour faire ma "langue de pute" ici ("halala, ces jeunes, encore plus réacs que les vieux!"), mais je suis obligé d'aller dans le sens de Coco. La police d'écriture est pas mal, mais à ce compte là, on se croirait parfois sur des rajouts sous windows movie maker (!). Quant au "jeté comme des cheveux sur la soupe", je relèverais plutot la parcimonie de ceux ci (voir le fait qu'ils ne soient pas en angais). On se retrouve régulièrement à attendre un intercalaire qui ne vient pas...


Citation :
Parlons aussi musique. Celle-ci ne va absolument pas avec le film, et même pour le générique c'est nul: pour un générique on s'attend à une musique douce au violon ou quelque chose dans ce style, mais là on se retrouve avec une musique trop puissante. Puis, dans la suite du film, c'est la même chose: pas de coup de trompette pour une scéne drôle ou une expression définitive d'un personnage, ou encore une musique pas assez tragique quand il le faudrait et pas de musique romantique dans les moments intimes entre le héros et son âme soeur.

Confère plus haut. Pour le générique (de fin), l'idéal aurait été de pousser l'hommage jusqu'au bout, avec une mise en forme "à l'ancienne". Pas de pot, générique déroulant tout con :/

Citation :
Pour ce qui est des acteurs, il n'y que Dujardin qui tienne à peu près la route, pour le reste ça se casse la gueule.

Pas d'accord. Bérénice Béjo est franchement pas mal (un petit coté Audrey Hepburn de temps en temps, sans doute avec la coupe garçonne), quant à James Cromwell (le Majord'home), son role est aussi bon. (les fans de borat noterons l'apparition fugace, en préteur sur gage, de Ken Davitian, le "réalisateur")

Citation :
Voilà pour The artist, un hommage qui se transforme en parodie à en faire palir Charlot.

Hommage très appuyé, quand même. Une scène complète (de la bande annonce) est, me semble t'il, pompé sur "les lumières de la ville" (la scène devant le costume en vitrine). Pour le reste, on relèvera "le signe de Zorro", "les espions" et sans doute même un emprunt à Hitchcock pour les jeux de lumière

D'où notes

Acteurs: 12/20. Y a du très moche (la fille qui joue le second role de Dujardin au début), du pas mauvais, du bon. Note "moyenne"

Scénario: 14/20. Classique, mais bien mis en scène, tout ce qu'on lui demande

Effets artistiques: 1/20. Soyons francs, c'est nul si on creuse un peu. Un point pour le panneau "hollywoodland"

Total: 9/20. Un film a voir si on est pas connaisseur du noir et blanc.
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 25 Déc - 17:15

ça fait un moment qu'on a pas eu de critique cinéma, alors je vous en donne, mais en faisant la pub pour mon blog de critique, voici le lien: http://lauredelluc.kazeo.com/
y a plus qu'à faire copier/coller et voilà!
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 26 Déc - 22:53

Miss Coco fait remarquer à bon escient: ca sent le sapin dans ce coin critique (ma faute, avec les exams...). D'où critique (d'un film vu y a quelques temps, mais bon...)

Keoma
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Quelque part dans le Far West, Keoma, métisse d'indien, revient à la ville. Celle ci est sous la coupe d'un ancien militaire confédéré, aidé par les propres frères de Keoma, et souffre en plus de la peste

Nous sommes en 1976, et toute l'Italie voit mourir un pan de son histoire sous ses yeux. Le Western Spaghetti, et derrière lui le prestige de Cinecità, sont mort. Les acteurs chinois ne sont pas foison sous ces latitudes (donc impossible de surfer sur la mort de Bruce Lee, disparu l'année précédente), Star Wars n'arrivera que l'année suivante (finissant de creuser la tombe de la Cità). Que faire donc, de cette année libre? Un film en forme d'hommage, LE dernier Western Spaghetti (selon le canon du genre).

Pourquoi cette introduction foireuse? Pour placer le sujet, pardi! Pourquoi parler d'un film de 1977 sinon (à moins que ce ne soit un nanar... me semble d'ailleurs que j'avais parlé de Santa Claus fut un temps).
Keoma, c'est en effet moins un film qu'un cénotaphe. Une urne vide, dépouillée (le scénario pur en est réduit à son plus simple expédient) qui sert de catharsis à un réalisateur qui fait à la fois sa psychanalyse et son hommage aux maitres. Le rythme est à la fois lent et soutenu, à réserver aux cinéphages les plus tannés, mais un film de vrai amateur, et possédant une vrai force de caractère.

Passons sur un début in media res (que n'aurait pas renié Eli) pour nous attarder sur le générique un instant. Un blond à l'étrange regard pénétrant (Franco Nero, très bon) chevauche dans des paysages de montagnes herbeuses, tandis qu'une musique (bien loin des canons d'Ennio Morricone, disons le) déclame les trais de caractères de Keoma. Retenez la bien, elle servira de voix off (en anglais) tout au long du film, soulignant chaque scène (les décors sont franchement sympa).

Viens ensuite le contexte: la peste. Un instant, le spectateur sent un flottement: est il devant un Western, ou devant un film sur le 14ème siècle en Europe. Puis, soudain, fait jour l'analyse freudienne de la maladie: la ville est Cinecità, la peste représente la Gangrène qui la ronge (et qui l'emportera, avec Berlusconni en fantôme des noels d'antants). De plus, notre héros (Kéoma) sauve une femme pestiférée, enceinte. Charge à lui de protéger, de construire un avenir potentiel pour la Cità, pour le cinéma italien de qualité. Il est d'ailleurs régulièrement rattrapé par une petite vieille, sorte de Parque amérindienne, qui le tance sur son passé, son passif (symbolique des créanciers de l'industrie cinématographique italienne, les engageant à continuer de produire tout en les faisant culpabiliser?)

Le bien, le mal, l'homme noir, l'indien et le blanc finissent par s'affronter, se croiser, dans plusieurs affrontements lors de la seconde moitié du film. Le spectateur attend la fin, se demandant si le réalisateur (Keoma) laissera mourir l'avenir du cinéma italien (le bébé de la femme enceinte), ou si il finira tué par le confédéré (le cinéma Américain) ou ses trois frères (des producteurs de tombereaux de merde). La réponse, à la dernière minute du film, en sera édifiante (quoi que peu réaliste)

Total

Scenario: 15/20. Une épure magnifiée par une lecture freudienne extrèmement intéressante

Acteurs: 16/20. Franco Nero est très bon (quoi qu'un peu monolithique.) Pas souvenir vraiment des autres (mais les frères étaient bien)

Eléments artistiques: 20/20. Moar!

Total: 17/20. Un film pas pour tout le monde (initiés en premier, qui pourront comprendre et apprécier au mieux les subtilités), mais un grand film. Must have seen sans doute (téléchargable sur internet, je ne sais pas son statut de publié en dvd ou pas)
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The shadow
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 27 Déc - 16:02

Henri de Walrins a écrit:
Rubber
Vu par Henri de Walrins

Tiens ça fait un petit moment que je projetais de la faire cette critique, mais toujours pas pris le temps de regarder le film, (que j'ai oublié de récupérer à un pote). Je suis fan du travail musical de Mr Oizo, du coup je suis curieux de voir ce que ça donne au niveau des films.
Je vais essayer de le voir pour commenter.

Vu qu'on parle de lui je ne peux m'empêcher de mettre un ou deux liens:

Spoiler:
 


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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 27 Déc - 16:35

tiens, cadeau
http://www.megaupload.com/?d=YKR9G24B
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 4 Jan - 0:04

Mixed Nuts
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: voir l'article Wikipedia "le père noel est une ordure", vu qu'il s'agit d'un remake.


Il y a des films dont le seul concept fait qu'on a envie de les voir. 'Fin, envie... Non, plutot, que le cinéphile déviant et un peu mazo veut avoir vu (après avoir crié un "il me le fooooooo!" sur l'article wiki), pour le plaisir de critiquer. Et puis, la jaquette américaine était tellement hideuse que ca donnait tout de suite un "gage de qualité" à "ce truc".

Je ne m'avance toutefois pas plus: si je suis ici, coté ciné (et donc coté lumière), c'est que "Mixed Nuts" n'est pas un nanar. Et c'en est bien dommage (ne serait-ce que pour le coté VO non sous titré, qui fait le charme de nanars aussi obscurs que "turkish star wars"). Parce que, de la comédie douce amère (rediffusée tout les ans) du Splendid, il ne reste rien. 'Fin, rien... c'est vite dit, mais non

Le film commence par un interminable générique (trois minute quarante) qui finit par voir Felix chassé de chez lui. Dans la VF, nous avions Gérard Juniot en ex taulard. Ici, c'est Antony LaPlaya (le chef dans "FBI porté disparu") qui s'y colle en temps qu'artiste maudit. Déjà, ca coince.
Rajoutons à cela "Josette" (pour tout dire, je n'ai même pas retenu son nom), paléo hippie vendeuse de frippe dans un magasin miteux de LA. A ce sujet, je reprendrait une phrase du premier film "c'est cela, oui...".

Vous avez compris le principe? Tout sera du même ordre. Oublié le tableau moche, le maniaque qui "encule Thérèse", Monsieur Presgurvic et son Cloug, voir même la scène de disparition du cadavre tellement classique mais absolument pas morale. Nous aurons, à la place et dans l'ordre, des pass pour un club de remise en forme (si j'ai tout compris, faut dire que passé les vingt première minute, vive l'avance rapide), un mec à l'accent indien qui dit "tu m'excite" au téléphone, Adam Sandler (effrayant!) qui joue du Ukulélé. Et l'idée la plus naze depuis les cartoons, faire disparaitre un corps dans un sapin de noel (Gag!)

"Oui, mais bon, tu comprends, fallait l'adapter. Ca reste caustique, non?". Non. Bien que le personnage de Christian Clavier soit conservé (joué par le mec baraqué au nom imprononçable vu dans Xmen/Wolverine, et qui jouait le frère "méchant mais pas trop" dans "Les Insurgés"), l'esprit du film est foncièrement pervertis par un humour lourdingue, basique, et surtout par une fin moisie. Qui ici peut me dire la tare du film de base américain? Le Happy End? Gagné!

Aller, gros spoil (pour ce que ca vous coutera, vous téléchargerez pas ce truc, c'est tout): Josette vide le flingue de Félix (comme en France), mais abat le proprio (pas le réparateur). Elle et Félix décident donc de planquer le corps dans un sapin... qu'ils lachent dehors quand ils se font poursuivre par deux méchants en roller (c'est cela oui...). Le sapin fait alors un double axel piqué, révélant le cadavre, et attirant la police (c'est celà, oui...). Félix pète un plomb, menace de se suicider si on envoie Josette en prison. Philippe avoue son amour a Thérèse pendant ce temps là. Soudain, la police révèle que le proprio est en fait "l'étrangleur de LA" (c'est celà oui...), et offre 250 000$ aux ratés du films (c'est cela oui...). Puis, thérèse accouche dans la crèche, sur fonds de cantiques de noel (/mort cérébrale du spectateur français).


Total

Scénario: 15 pour le fond, 2 l'adaptation

Acteurs: Aller, mettons 8 pour les trognes vaguement connues qui s'y sont perdues

Eléments artistiques: 5? Difficilement plus, quand y en a, c'est moche (et non pas "patiné" comme en France). Ca pue le décors...

Total: 5. Suivant!
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The shadow
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 19:03

Bon, je dois toujours regarder "rubber", je vais le faire mais j'ai choisi de commencer par le premier film du réalisateur et c'est prometteur.



« Nonfilm » de Quentin Dupieux.

Premier film du réalisateur/musicien, tourné en 2001. Durée : 45 minutes.

Synopsis : Dans une ville déserte au milieu du désert, Patt se réveille dans sa voiture et se retrouve acteur d'un film. Après que l'équipe de tournage ait été tuée par accident les personnages du film continuent à tourner sans caméra, en suivant plus ou moins le scénario.

Voilà l'idée de départ de Quentin Dupieux : une mise en abime du tournage d'un film. Tout à l'air d'être improvisé, les personnages découvrent qu'ils jouent dans un film, un acteur lit le scénario au milieu du film, les acteurs s'échangent des scènes, le réalisateur film pour filmer, sans avoir d'avis sur la façon de jouer des acteurs, on ne sait jamais quand est ce qu'on filme ou quand est ce qu'on s'arrête de jouer. On croit parfois être en « off » et puis on aperçoit la caméra qui filme. Et c'est cette anarchie totale, cette absence de logique, qui fait le film. Tout à l'air improvisé, on a l'impression que le film à été tourné en 45 minutes, ça donne envie de prendre une caméra, sa voiture, trouver un coin désert, avec un beau paysage et d'aller faire pareil. Ce film est un hommage à l'absurde, au « nonsens » ; ce film n'est pas un film et pourtant c'en est un.
Il y a de vraies trouvailles, des trésors d'absurdité, aussi bien dans les dialogues que dans les situations. L'utilisation du comique de répétition est extrêmement bien utilisée.
La deuxième partie du film s'essouffle un peu, mais il reste quand même des merveilles d'inventivité.
A regretter quelques passages mal articulés. Par contre je suis séduit par la prestation de Sébastien Tellier, il a un charisme certain.
La caméra oblique qui bouge sans cesse est un peu pénible à la longue, mais c'est pas étonnant vu le concept et le personnage (Mr Oizo aime faire de la musique "inécoutable", Quentin Dupieux aime faire un film "irregardable", il est comme ça, il emmerde le monde Cool ), et puis par sa façon de cadrer des choses inutiles la caméra renforce le non sens du flm. ça renforce l'impression de film improvisé.
La musique est absente de ce film, on le comprend vu la nature et l'esprit du film, qui n'est pas un film.

Au final, outre un regard critique marqué sur le monde du cinéma, ce film est surtout une délicieuse invitation au non sens et à la déraison. Pour aimer ce film il ne faut pas chercher à comprendre, il ne faut pas demander « pourquoi ». Pour résumer, comme le dit Quentin Dupieux : « NONFILM is great if you know how to watch it. TRY ».

lien officiel vers le film: http://vimeo.com/32146368


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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 19:40

Citation :
ce film n'est pas un film et pourtant c'en est un.
Ca, c'est la phrase du jour !

Je me regarderais bien ce nonfilm un de ces jours.

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Je m'appelle Invité comme tous le monde.

Erik Satie



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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 19:56

Et moi pas, vu mon avis sur le reste de l'oeuvre ciné du monsieur...
Mais merci de la critique vince
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The shadow
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 20:49

Smile ça m'étonne que tu n'aime pas, vu tes gouts en matière de film. Tu arrive pourtant à apprécier des trucs que je considère bien plus violents que ça. Même si je ne classe pas Nonfilm en nanar.

@ Liam: vous finirez par voir ce film Gudule et toi je vais y veiller quitte à vous envoyer le DVD.

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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 21:05

Y a une nuance. Tout est toujours affaire de nuances.

T'as des films comme "Keoma" qui sont des épures de cinéma, très simples, à la limite du reportage d'Arté sur les peuples kamoulks au fin fond du trouperdistan. Bien tourné, ca donne de très bons trucs.
De l'autre coté, t'as des délires assumés (je ne te rappelle pas le très pittoresque "We are four lions"), qui peuvent aussi donner de très bons trucs (comme des ratages).
Et, au milieu, en clair obscur, t'as le monde du nanar, qui est une espèce de patine sur des films nuls qui les rend géniaux (citons les deux que tu as vu avec moi, "Turkish Star Wars" et "Devil Story")

Rubber, c'était le rejeton batard, plus rejeté que le vilain petit canard. Film basé sur un délire (le pneu tueur), avec des éléments nanars (cf chronique) et une volonté de faire une épure de film de genre (les grandes étendues désertiques). Et au final, ca n'aboutis à rien.
Steak, son précédent film, c'était la même chose: délire (remake de orange mécanique), éléments nanars/naze (avec Eric et Ramzi), mais volonté toutefois de rester dans le sérieux (ramzi est chiant à en mourir). D'où film naze et inaboutis.

Voila pourquoi je ne regarderais pas le premier moyen métrage du monsieur
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 9 Jan - 21:32

N'ayant pas encore vu les deux films suivants du type je peux pas trop te dire si il est probable que tu apprécie celui ci. Je te dirais ça une fois vu Rubber, si j'aime encore plus Rubber que Nonfilm alors j'abandonnerais, dans le cas contraire je te relancerai sur ce film Smile En ce qui concerne Steak je suis moi même plus sceptique, il m'a l'air de manquer d'esthétique et j'aime aucun des films des deux comiques. A voir.

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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 17 Jan - 23:09

L'Irlandais
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Lorsqu'un trafic de drogue d'un échelon international décide de passer à coté de Galway, au fin fond du Connemara, on donne au bourru sergent Boyle un collègue du FBI, l'agent Wendell Everett.

(Oui, je sais, ce synopsis est pourri...)


"C'est le thème classique du poisson hors de l'eau, sauf qu'ici ce sont des zèbres", a dit un jour un idiot. Ici aussi, thème classique, le "buddy movie". Qu'est ce que le buddy movie? C'est le fait de mettre ensemble, dans un film (de policier), deux personnages à priori sans rapports, qui vont se tirer dans les pattes. Ca a pu donner Chuck Norris avec un chien, un flic et un gnome de l'espace (me demandez plus les noms, j'ai oublié), le meilleur du pire d'Eddy Murphy, et ce film.

Donc. Rien de nouveau à l'horizon? Semble t'il, non. Toutefois, les créations nouvelles ne sont elles pas toujours des remakes de trucs anciens? Titanic n'était il pas une variation sur le thème de Roméro et Julia, que ce négro de Shake 'n Speak avait piqué à Tristan et Yseult?
Donc oui, c'est une vieille soupe dans un bon pot, ou l'inverse. Ce qui donne un film plutot pas désagréable.

Des salops mijotent des saloperies, pour reprendre le pont de Tolbiac (Burma, pour ceux qui ne connaissent pas). Sauf qu'au milieu de ce pont se dresse Brendan Gleesom, à la fois raciste impénitent ("je suis Irlandais, etre raciste fait partie de mon identité!), vieux con, obèse et étonnamment bon sportif dans l'eau. Une sorte de Gérard Depardieu qui jouerait bien, et qui tournerait à la Guiness plutot qu'au vin. Soit, après tout, c'est un bon acteur, et on aime bien les bons acteurs quand ils jouent dans de bons films.
Qui y a t'il en face? Cette trogne à peu près connue de Mark Strong (le méchant dans "Sherlock Holmes" et "Robin des Bois"), Don Cheadle (Iron man 2, le black) en agent du FBI, et quelques acteurs irlandais franchement pas mauvais. J'ai pas atteint encore mon coté de blague naze? Ok, alors les deux actrices jouant les prostituées sont vraiment de BONNES actrices (désolé /Denizot)

Quelque chose à ajouter, quelque pierre à jeter sur ce film? Malheureusement oui, au niveau artistique. Si la musique est franchement pas mauvaise (quoi qu'un peu trop celtique à mon gout), un truc est vraiment chiant, les déplacements de caméra. Non pas que nous soyons dans un film caméra au poing (le terme technique est "shaky cam", mais on parle aussi dans le jargon de Fistinière), mais quelques travelings et tours sont franchement moches, et, s'ils ne nous font pas vomir (on est pas dans un Besson ou dans Avatar!), nous donnent instantanément mal aux yeux

D'où note

Scénario: 14/20. Base classique, très bien gérée. RAS

Acteurs: 16/20. Ca vient peut etre du rôle, mais Brendan Gleeson est excellent. Franchement

Eléments artistiques: 12/20. Les décors sont biens, la musique aussi, mais mal aux yeux -_-

Total: 14/20. Bon film, seriously bro.

/prend son valium et va dormir
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The shadow
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 2 Avr - 21:29

Terrence Malick – Les moissons du ciel
(critique/ébauche d'analyse)


Film sorti en 1978.
A noter la participation d'Ennio Morricone pour la bande son.




synopsis : Après le meurtre accidentel de son supérieur, Bill, en compagnie de sa petite amie, Abby, et de sa petite sœur, part pour le Texas. Ils trouvent tous les trois un travail dans la propriété d'un fermier. Le riche fermier (appelons le « Sam », ce n'est pas son nom dans le film, je ne sais pas si il en a un, mais c'est le prénom de l'acteur, Sam Shepard), promis à une mort certaine par les médecins, va tomber amoureux d'Abby. Bill va la pousser à accepter un mariage avec le jeune fermier, l'idée est alors de récupérer la propriété à la mort de son propriétaire.



Le film commence dans une usine, une aciérie. Le décors est sombre, les rues sont sales, on vit misérablement, et le travail est dur.
Meurtre. Violence. Fuite vers la lumière.
Spoiler:
 

On tente de trouver un endroit plus agréable à vivre. On pense le trouver en échappant à la ville et à ses usines, dans la campagne, dans l'immensité de la nature, dans ces champs de blé qui s'étendent à perte de vue. Le travail est là aussi physique mais le décors est plus joli, voir même édénique. Le tout sublimé par une lumière naturelle magnifique. Le film a pour cela été plusieurs fois comparé avec Barry Lindon, et il est vrai que pour la beauté de la nature, la beauté des cieux, le rapprochement est pertinent.
Spoiler:
 

D'ailleurs, coïncidence ou non, les deux films traitent d'ascension sociale. C'est en effet ce thème qui sera présent tout au long du film, et c'est de cette volonté de réussir que naîtra la manipulation et le drame.
Le ciel va rapidement s'assombrir.
Spoiler:
 
Comme pour annoncer les difficultés à venir. Et en effet les choses ne vont cesser de se compliquer jusqu'à la fin. Le drame se met en place, inévitablement, mécaniquement, à l'image de ces machines agricoles qui fauchent tout sur leur passage.
Et toujours en fond cette maison qui revient, symbole de la réussite, de la richesse, d'un foyer agréable à vivre, obsession de tous.
Même si la relation amoureuse entre d'une part Abby et Bill et d'autre part entre Abby et le propriétaire est au cœur de l'histoire, je ne vais pas m'y attarder dessus, la confusion des sentiments ce n'est pas ce que je préfère analyser, et ce n'est pas ma spécialité.

Le mariage d'Abby avec le fermier va apporter un confort matériel nouveau pour notre trio. Au point même que le rôle de grand frère protecteur va peu à peu disparaître, et ce sera l'argent du fermier qui prendra le relai. Sam va ainsi remplacer Bill sur le plan amoureux, dans sa relation avec Abby, et dans son rôle protecteur de grand frère vis à vis de la petite sœur, il lui apprendra le piano, lui permettra de découvrir les livres...

Le contraste entre la beauté de la nature et la noirceur des hommes est saisissant. La recherche de la productivité semble être le seul but de la société, et la réussite matérielle le seul but de l'Homme, et ni la beauté des grands espaces ni la splendeur des cieux ne parviennent à détourner les Hommes de ce but. En fond la violence est omniprésente, à travers l'exploitation des travailleurs par les propriétaires, dans les usines comme dans les champs, dans les rapports entre les travailleurs; pour ces filles des villes qui n'ont comme seul espoir pour vivre dignement que de trouver un mari, fut il un soldat, un mari absent ; enfin pour la jeunesse, sans repère dans une société qui parait brutale.
On peut également deviner une critique faite par le réalisateur, sans certitude, là c'est à chacun de se faire son interprétation, concernant la répartition inégale des richesse. Le décalage entre le progrès, symbolisé par les machines agricoles et le chemin de fer et les conditions de travail du plus grand nombre. On peut d’ailleurs relever une phrase prononcée par Bill, en substance : certains ont plus que ce dont ils ont besoin, d'autres n'ont pas assez . Il suffit juste de les réunir.

Au final c'est un film magnifiquement réalisé. A l'onirisme très présent. Assez sombre, qui pourrait paraitre à certains comme étant plutôt défaitiste. Quand on voit que le constat est toujours d'actualité, avec un peu de progrès technique en plus...
Il n'y a pas un plan à enlever, même le plan sur le lapin au début du film puis sur les oiseaux au milieu du blé n'est pas en trop, j'y vois là un signe de ce qui va arriver par la suite. En effet, à l'image de ces animaux prisonniers d'un champ trop grand pour eux, qui n'échapperont pas aux moissonneuses, les personnages n'échapperont pas à un dénouement tragique, pris au piège de leur condition, de leurs désirs qui les dépassent, piégés par leur rêve, dans un monde et une nature trop grands pour eux.
Pour le fun:
Spoiler:
 





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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 9 Mai - 18:28

H, shadow, si je ne me suis pas encore décidée à aller voir Twixt, je me suis lancée dans le visionnage de The dark shadows, le nouveau Tim Burton, dont je suis sortie, un peu déçue bien qu'ayant assez ri pendant la séance.

Tim Burton n'est plus mes amis, ou du moins, il devient encore plus lourdingue qu'avant, toujours avec ce même univers et ces mêmes acteurs, Elena Bonham Carter et Johnny Depp que l'on retrouve sans surprise, maquillés toujours pareils et toujours aussi fous. Si on rigole pas mal à certains moments, Dark shadows n'en reste pas moins un film facile mais pas teenage pour autant, où le choc des cultures/époques refait surface histoire d'en remettre une couche bien grasse et bien étouffante. Les pitites blagues sont bien simples et ne nous font que sourire devant leur impression de déjà vu (du style "faites atteler les chevaux!"
"Nous n'en avons pas, nous avons une chevrolet"
Vous me passerez l'expression, mais gros LOL!)
Le scénario sert de facilité (exemple avec la scène où la mère découvre que sa fille est un loup-garoux et que la fille dit histoire d'expliquer au spectateur son statut : "Ben quoi je suis un loup-garoux on va pas en faire toute une histoire!") histoire d'expliquer un peu tout ce fouillis de gentils tout blancs et de méchantes qui s'effritent (pour comprendre il vaut mieux voir le film), ainsi que le commencement du début de la fin : Barnabas Collins était un gentil petit garçon dont le papa était très riche (et BAM un clichet in your face) qui est devenu très beau (BAM encore un, on s'y serait pas attendu) et qui a larguer une sorcière qui se venge en le maudissant (Pauvre chou! vous n'en avez pas marre des clichets? Si? Dommage il y en a encore!).Finalement il revient presque 200 ans plus tard pour retrouver sa famille et l'aider parce que la famille est la "plus belle des richesses" comme lui avait son papa très riche quant il était un petit garçon" (courage c'est presque fini), mais même si il y arrive pas c'est grave parce que en cas de pépins les Collins feront "ce qu'ils ont toujours fait, ils feront face!" (c'est bon vous pouvez souffler). On notera cependant l'apparition de Alice Cooper qui vient nous agayer le tout de son originalité, bien qui reste dans le ton gothique auquel Burton nous a tant habitués.
Voilà donc Burton qui fait dans la bonne grosse facilité, respectant le code du film de méchants/gentils particuliers avec une explication au début, un truc au milieu pour meubler et un combat, un baiser et une phrase de morale pour finir. Nous n'en sommes plus à "Edward aux mains d'argent" ni à "Bettlejuice", mais juste à The dark shadows.


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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 10 Mai - 18:01

Y a du laisser-aller Smile

Pour Dark Shadows de Tim Burton ça m'étonne pas. Pourtant vu l'univers et le scénario y avait de quoi faire. Dommage.

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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 10 Mai - 21:36

Coco, j'ai rapidement scrollé ta critique, je m'attendais à ce que tu le critique.
Je le projette mardi prochain, réaction ensuite Wink
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 11 Mai - 19:04

J'attends cette réaction avec impatience!
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 16 Mai - 11:58

Mardi est passé, à quand la critique?
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 16 Mai - 13:30

Je rigole, prends ton temps.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 17 Mai - 16:37

Je viens de voir le film, et je pense un peu pareil que toi, Coco. On a affaire à un film facile, léger, qui n'arrive pas à décoller malgré les quelques touches d'humour (pratiquement aucune ne m'a fait rire - sauf l'enseigne de MacDo comparée à Méphisto...). De l'humour, on aurait plus en avoir, et de meilleures qualités. Le scénario m'a clairement fait penser, au début, au fameux Visiteurs de Besson, sans doute l'un des grands films humoristiques des années 90. Le vampire qui découvre le monde des années 70, un monde moderne, transformé pour lui, ça aurait pu faire mouche - pendant plusieurs minutes, du moins. Mais on voit juste quelques remarques par ci par là, au final le gars du XVIIIème siècle semble s'adapter rapidement - comme la famille, qui pour les besoins du scénario, a autant de perspicacité que Ron Weasley à la chasse aux Horcruxes...


Bref, aucun humour ou presque. Reste un scénario qu'on devine facilement, mais qui tient plus au moins la route. Seul souci, la longueur de certaines scènes. Sans parler de l'inutilité...
Les acteurs sont efficaces, c'est sûr. Depp, Bonham Carter, Eva Green et Pfieffer sont excellents, ça rattrape bien le film, et ça l'élève un peu. En même temps, on est chez Burton, on commence à connaître la fine équipe, on sait qu'ils tournent bien ensemble...mais je ne sais pas, je suis de moins en moins convaincu de la pertinence de les rassembler à chaque film de Burton...on voit, avec Dark Shadows, qu'assembler la même équipe d'excellence ne rend pas le film excellent.
La musique m'a plutôt convaincu. Les Moody Blues en entrée avec Night with Satin, j'adore. Après, elle est parfois trop présente, même si elle sert à illustrer une époque, les seventies. Là, je passe sur l'image de la société livrée par Burton. Avec les hippies, on sombre complètement dans le cliché, parce que ça fait rire, on les prend pour des mongols défoncés qui sortent des phrases pseudos-philosophiques...Je ne vais pas me faire défenseur de ces gens, mais je pense qu'on aurait pu éviter un cliché aussi bas de gamme, et aussi ridicule. Surtout quand le concert d'Alice Cooper paraît aussi ridicule qu'eux. Bref, j'ai été surpris, étonné de voir ce genre d'images dans un Burton.

Autre critique, sur le sexe suggéré. On parlait avec un ami d'American Pie 4, qui vient de sortir. Il me disait qu'il trouvait le film sale, sexuellement sale, chose qu'on avait pas vu dans les autres (les deux premiers films abordent la question du sexe, mais restent pudiques, et surtout très drôles). Et que c'était là un signe de changement de mentalité (notamment liée à l'image). Je remarque la même chose chez Burton, qui nous en fait voir plus qu'il ne faudrait...ça ne sert aucunement l'histoire, et pour parler crûment, suggérer à l'écran que sa femme fait une fellation...je ne veux pas passer pour un réac', mais quel est l'intérêt ?


Voilà, beaucoup d'interrogations sur des scènes, peu de rire, scénario qui se défend mais sans plus. Je le considère comme un film sympa, à voir si on a rien à faire un dimanche soir. Et si j'ai bien compris la fin, y'aura une suite...A voir si ce sera meilleur, mais pour l'heure je n'ai pas été convaincu, et on peut aller jusqu'à la franche déception.
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Euphémia
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 26 Mai - 16:43

Je m'attendais à mieux également, je suis sortie de la salle avec un manque et en effet il y a des scènes qui auraient pu être évitées mais d'autres un peu plus développées bref on reste sur sa faim.
On verra bien si le prochain film collera plus à l'image et à l'imagination de Tim Burton.


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Amnael
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 26 Mai - 23:22

Bon, ben, après l'avoir vu à mon tour mes premières impressions de la bande annonce se sont vérifié...

Comment je qualifierais le films:

" C'est du Tim Burton, donc c'est à voir..mais c’est pas un film que j'irai regarder une seconde fois pour le plaisir...à la différence d'un Edward aux mains d'argent par exemple"


le M du McDo pour Mephisto, c'était la scène la plus comique...mis à part ça, ça reste bof...


J'avoue m'être pris un bon fou rire lors du passage où le gars parle de Baloche...mais c'était pas pour ainsi dire par rapport au film...sacré contrepèterie quand même =) mais bref passons =)



L'histoire tiens la route...mais on s'y attend...il n'y a pas de surprise dans la succession d'évènement du film...du moins c'est ce qu'il m'a semblé. Non pas que les acteur ne jouent pas bien...


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Cette histoire est entièrement vraie puisque je l'ai inventé du début à la fin
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The shadow
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 29 Mai - 4:04

Rubber
Par Quentin Dupieux

Critique by myself.

Synopsis (by H): Dans le désert californien, un pneu prend vie et se met à tuer des gens par la force de sa pensée, sous le regard circonspect du public.


L'idée est simple mais franchement originale.
Ajoutons à cette présentation que le pneu va s'éprendre (et on peut le comprendre) d'une fille dont on ne sait rien, même pas son nom (personnage joué par Roxane Mesquida).


De bons acteurs, en même temps les rôles ne sont pas très dur à jouer pour la plupart, le plus dur ayant été fait par le pneu.
Mention spéciale à Stephen Spinella, jouant le personnage du Shériff avec des expressions délirantes, personnage frappé par la folie du « no reason », l'absurde.

Je trouve ce film expérimental, tourné avec un budget limité, plein d'idées et d'inventivité. Déjà l'idée de mettre un pneu en personnage principal est géniale. Reste à voir le traitement, on pourrait craindre un film ennuyeux, mais je ne trouve pas que ce soit le cas, même si la naissance du pneu et ses premiers pas pourront sembler un peu long ainsi que les 5 dernières minutes.
Le début, la naissance du pneu, peut sembler un peu long, mais ça me semble justifié, c'est la découverte du pouvoir de donner la mort. Quentin Dupieux nous laisse seuls face à ce snuff animalier/insecticide. Il nous renvoie à notre responsabilité en tant que spectateur. Aurait il tourné les scènes si personne n'avait voulu voir son film par la suite ? Qu'y a t il d'attrayant dans la violence, pourquoi le spectateur la réclame t il ? L'homme n'est il pas qu'un animal impulsif ? Question chère à Quentin Dupieux, à ce sujet: http://youtu.be/R5qBhMYmhOo
La question reviendra plus tard dans le film.

Citation :
Contrairement a ce qui pourrait sembler, Rubber n'est pas un nanar. C'est une sorte de film expérimental chiant, difficilement compréhensible, avec certes de bons acteurs, mais pas de dialogues ni réellement de scénario. Les personnages (divisés en deux groupes: les acteurs et le publics) eux mêmes vont dans le sens du spectateur lambda, disant que "le film est tout pourri", et "que ca rime a rien".

C'est en ça que le film est une réussite. On se dit « ça rime à rien » et on redemande. L'absurde est présent tout le long du film et on le savoure. Il est présent aussi bien dans les rares dialogues que dans les situations improbables. Le rapport entre le spectateur et le film est une part importante de l'oeuvre. Et là le réalisateur critique et dénonce avec brio, à travers une mise en abîme, un film dans le film, un mélange entre film et réalité (mélange qui avait déjà été utilisé dans « nonfilm », mais cette fois ci on a un film techniquement bien mieux maitrisé). Un critique du spectateur qui demande de l'action, de la vitesse dans l'action, de la violence.
Là où le film touche au sublime c'est quand il arrive à nous faire ressentir des émotions à travers un pneu, parfaitement inexpressif par définition; à exprimer des émotions à travers cette « merde de caoutchouc ». On passe de l'euphorie (voir ce pneu rouler gaiment, avec un sentiment de toute puissance, sur le chemin de terre sur fond de musique est un vrai bonheur) à « l'amour », puis de « l'amour » à la tristesse (le pneu qui se regarde dans un miroir et se rend compte qu'il est différent), puis enfin à la colère.
Ajoutez à cela quelques plans dont on voudrait pouvoir en tirer des photographie et vous avez tous les ingrédients d'un vrai film. Du très bon cinéma indépendant, une critique des blockbusters, un magnifique hommage au non-sens comme on en voudrait plus, à encourager.

Il n'y a donc pas besoin d'être alcoolisé ou d'avoir la perception troublée pour apprécier ce film, en revanche il est certain que le film ne plaira pas à tout le monde. Quant à savoir à qui il plaira...


Remarques complémentaires:
Rien à redire sur la musique, il faut dire qu'elle a été composée par Quentin Dupieux lui même, assisté d'un membre du groupe « Justice ».
D'après H mieux vaut éviter la version française pour les voix. Mais c'est pas une surprise.



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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 22 Juin - 19:30

Les 4 filles du Docteur March:



Grande fan des "Demoiselles de Rochefort", "Peau d'âne" et autres "West side story", je ne m'attendais pas à trouver plus niais, et pourtant, le 7ème art me resservais encore des surprises avec "Les 4 filles du Docteur March", adapté du célébre roman, que l'on peut aussi voir en dessin-animé (pour ceux qui ont passé tous leurs midi devant la télé à regarder cette superbe émission qu'est "Midi les zouzous"), mais avant, ce film, kitch, horriblement coloré, niais à en faire palir les demoiselles (de Rochefort), triste à se tirer une balle (ou autre c'est suivant les personnes), bref un de ces bons drames hollywoodien des années 50-60 (je connais pas la date exacte) comme on les aime! Le début, déjà, est rythmé par une musique style dessin animé, les quatres filles brillent par leur présence, toutes très différentes, l'une bête, l'une moins, l'une intelligente et l'autre très studieuse. Toutes quatre sont des filles adorables qui au lieu de se faire plaisir pour Noël achetent des beaux cadeaux à leur maman parce qu'elles sont pauvres et que les pauvres aiment faire plaisir. Chacune va chercher l'amour qu'elles vont trouver sauf deux, l'une parce qu'elle meurt, parce que c'est dans le livre et que Hollywood pour une fois s'est décidé à respecter les écris d'autruis, et puis parce que sinon on appellerais pas ça un drame. Mais finalement elle ne meurt pas inutilement parce qu'elle va permettre à sa soeur qui n'a pas de mari d'écrire un bouquin qui va lui en apporter un sur un plateau. Toute cette histoire de famille est très belle, pleine de miracles du style "j'ai la scarlatine, nous sommes pendant la guerre de Sécession (autrement dit je vais crever parce que je l'ai pas attrapé à la bonne époque), je reste des jours au lit, je ne reconnais plus personne tant la fièvre est forte, et là, soudain, je toussote et BAM, je suis guérie"; pleine de ces liens familliaux qu'il est beau de voir; pleine d'amour, mais hélas sans baiser sous la pluie, la faute à l'action qui encore une fois se passe pas à la bonne époque.

Bref, amis des comédies musicales, et autres niaiseries, ou encore vous les courageux qui n'ont pas peur de s'aventurer dans cette épreuve herculéenne, ce film est pour vous, vous n'en sortirez pas indemnes!


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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 22 Juin - 20:29

Ca promet ! (Tu ne l’amènera pas au lac c'lui-là ! hein ?!)

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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 23 Juin - 13:10

T'inquiétes pas, je l'ai pris à la médiathéque donc il ne m'appartient pas.

Je tiens à signaler que c'est le 3ème film qui a été fait sur ce livre, il y en a quatre en tout, dont un notamment de George Cukor ("Let's make love", "Women") que je compte visionner très bientôt, donc comparaison à venir je pense.
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