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 Critiques cinéma

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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 11 Sep - 21:49

Mouahaha ! Very Happy les deux grand-mère ça pourrait le faire ! clown

_________________

Je m'appelle Invité comme tous le monde.

Erik Satie



*
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 11 Sep - 21:50

Promizoulin ! Finissons-en !
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 11 Sep - 22:07

mouip, pas faux
recentrage sauvage

Citation :
Les insurgés
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Cay la Gayre! pour reprendre Mario. Et donc les frangins Jèmlesky, juifs polonais (ou biélorusse, sais plus) se retrouvent traqués par les Nazis. Mais, en bons acteurs américains, ils vont appliquer la maxime de Rambo (reprise aussi dans Gremlins 2): Si tu connais la guerre, soit la guerre!

Woohoo, un énième film pour montrer que le nazisme, les enfants, c'est franchement pas bien. Mais que y a eu des vrai gens qui se sont opposés aux méchants allemands. Heureusement, parce que sinon, comment remplir 2h11 de film avec des acteurs. Hum... Bref!

Point fort, donc, le Scenario. Ou pas. Le début du film nous informe que c'est inspiré d'une histoire vraie, celle des frères Bielsky (de mémoire), juifs Biélorusses qui se sont illustrés dans la guerre en construisant une école et en sauvant plus de 1200 personne (spoiler de la fin du film, désolé). C'est bon, vous avez tout notés? Alors ok, on peut tout oublier, et passer a une suite de scènes sans grand intérêts. On est pas dans Camping 2, mais pas loin, tellement on a parfois l'impression d’être dans un film qui accumule les clichés.

Clichés? Clichés, chiche. Les frangins perdent leur femme, deux fois. Le premier, le héros (normal, c'est Daniel Craig, on y reviendra) reste stoïque. Il est comme ca, c'est le héros, Hitler pourrait lui pisser de l'acide sur les pompes, il resterait là a encaisser. On informe de même son frangin (et on découvre par la même occasion qu'il est marié alors qu'il draguait pas plus de 5 minutes avant), et on a le droit a une scène de pleur/colère où monsieur se tape la tête contre un arbre, heureusement arrête par Daniel Craig.

Nous avons ensuite une merveilleuse séance de drague (par le frangin qui s'éclatait le crane 5 minutes plus tôt): une pauvre petite juive est approchée par un des frères. "J'ai peur de la guerre", qu'elle lui fait. "Les femmes doivent avoir peur, c'est aux hommes de les protéger". "Et toi, tu me protégeras?". Passage de la main sur le visage, le pouce effleure la bouche, emballé c'est pesé (la drague pour les nuls, chapitre 19).
Puis nous assistons à un mariage useless, en faisant plein de bruit pour que les allemands nous trouvent, puis une discussion théologique entre deux intellectuels (resservie un certain nombre de fois, sans aucun intérêt dans l'histoire), et enfin une longue et douloureuse séance de meurtre/torture/larme. Douloureuse essentiellement pour le spectateur, qui reste de longues minutes face a la scène kleenex moisie, et qui se demande si son compteur de temps n'a pas rendu l'âme.

Bref, acteurs. Si on verra quelques bonnes trognes (un chauve dont je ne sais pas le nom, mais sans doute vu dans un James Bond en russe), dont Jamie Bell (mais si, Billie Eliott, qui s'est compromit aussi dans Tintin!), la star incontestable reste Daniel Craig. C'est un pic, c'est un cap, c'est une péninsule. Un roc en pleine tempête, monolithique, digne d'un Steven Seagal des grands jours. Britannique comme il se doit, il traverse l'ensemble du métrage avec son parapluie dans le cul, aussi souriant/expressif que Mathilde Seigner. Quant à son frère, il est incarné par l'acteur au nom imprononçable vu dans X men (celui qui jouait dents de sabres), mais aussi le très merdique Salt. Une bonne tête de méchant, qui manquera pas de "trahir" ses frangins pour aller se bastonner aux cotés des cocos, avant de revenir en pleine rédemption, parce que, définitivement, les communistes c'est vraiment des enculés (film reaganien bonsoir).

La palme du non jeu revient tout de même aux figurants/actrices, qui, s'ils ne jouent pas aussi mal que dans d'autres films (je parlerais sans doute plus tard du désolant "Capitaine Alatriste") ont le mérite de représenter la bande de fugitifs traqués la moins crédible de l'histoire de l'humanité. Les voix au diapason laissent parfois penser a un mauvais remake de "Eaux Sauvages", tellement ce qui ressort est mal dit/mal joué/débile.

Éléments artistiques, enfin. Épargnons là la musique, seule qui surnage dans l'océan de nullité qu'est ce film, pour s'attaquer a la forêt impénétrable dans laquelle se planque les insurgés du titre. Vous voyez les Landes, avec les pins/sapins bien espacés? Ben c'est ca, la foret primaire de Russie/Biélorussie. Le décalage entre le coté "foret Lidl" et l'idée qu'elle est impénétrable au point qu'ils puissent cacher tant de monde aux yeux des allemands achève de décrédibiliser le film. La seconde guerre mondiale, c'était bien, on y a même fait du camping dans les bois!

Pour le reste, un autre point "négatif" se trouve dans les nombreux passages en VO non sous titrée. Si je peux etre conciliant envers des films totalement en anglais, et si même Arté arrive a sous titrer ses productions "exotiques", comment se fait il qu'un film au budget si conséquent se paye le luxe de parler en biélorusse/moldave/autre la moitié du temps sans accorder le bénéfice de la traduction en dessous a ses spectateurs? Foutage de gueule, ou erreur de montage?

Ajoutons a ça un effet de caméra secouée pas toujours judicieux ("vas y coco, secoue, ca fait auteur), voir singulièrement nul (pourquoi cette scène dans la vaseline/le brouillard au milieu alors qu'on montre ce personnage normalement depuis le début? La volonté de faire genre est clairement affirmée ici par contre, sans que ça serve), pour rajouter a un gros gâteau défraichis croulant sous la crème rance.


D'où notations

Scenario: 13 pour l'idée, 2 la mise en forme. On a tous vu énormément de films sur la seconde guerre mondiale, mais celui ci pouvait s'avérer un peu différent, tant par son traitement que par son coté historique, ou ses personnages principaux. Question: où est passé le scenario entre l'idée et le tournage? Et c'est long, long, looooooooooooooooooooong pour ces clichés...


Acteurs: 4 pour l'ensemble du casting. Quelques uns surnagent, beaucoup coulent. Daniel Craig, en bon capitaine, sombre avec le navire sans broncher (c'est fou ce type, qu'il gagne au loto ou qu'on lui annonce son cancer des testicules, il ne bouge pas)


Eléments Artistiques: 6. De loin le moins merdique du film, sans doute suis-je clément parce que la musique n'est pas "mauvaise", et que les effets de caméra ne se multiplient pas a outrance. Enfin, ca vaut pas tripette non plus


Total: 4/20. Ni fait, ni a faire. Quitte a mettre 2h11 de ma vie dans quelque chose en lien avec la seconde guerre mondiale, autant me faire "Adolfo le fils du Führer" ou "Le Führer en folie". Au moins, je sais a quoi m'attendre en les regardant...
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 11 Sep - 22:28

Tu me dis si je me trompe, mais ça doit être un film américain. Et seconde guerre mondiale dans film américain ça fait du pourri. La seconde guerre mondiale, les américains savent pas la filmé ni la scénariser d'ailleurs. Si on doit regerder un film sur la seconde guerre mondiale qui dure 2 jeures, il faut voir "La vie est belle" de Roberto Benigni.
Et puis, un film avec Daniel Craig, ça m'étonne pas que ce soit pas bon, puisque lui ne l'est pas.

Donc les films avec Daniel Craig et les films sur la seconde guerre mondiale à l'américaine, il ne faut même pas essayer, c'est perdu d'avance.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 12 Sep - 14:13

La vie est belle, honnètement, je suis pas un grand fan. J'y ai préféré "un pont trop loin", ou plus prosaiquement la lecture de "Si c'est un homme".
Je posterais ce soir ou demain, par plaisir, une "critique" du classique avec des nazis "ces garçons qui venaient du brésil", pourtant film américain Wink
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 17 Sep - 9:37

Singin' in the rain de Stanley Donen et Gene Kelly:

Synopsis: Don Lokwood et Lina forment le couple le plus célèbre du cinéma muet. Mais s'ils sont perpétuellement amoureux à l'écran, dans la vie ils se détestent. Avec l'avènement du parlant, c'est le drame: la diction de Lina est insupportable. Edmond, l'ami de Don trouve une solution qui n'arrange pas les choses: faire doubler Lina par la débutante Kathy Sheldon.

Tout le monde connait la chanson singin' in the rain et tout le monde l'a au moins chanter une fois sous la pluie en tournant autour d'un lampadaire. Mais la plupart des gens qui la chantent n'ont pas vus le film. Pourtant, ça vaut vraiment le coup.

Les acteurs, Gene Kelly, Donald O'Connor et Debbie Reynolds sont parfaits, juste comme il faut autant dans les chansons que dans les dialogues. O'Connor qui n'est pas connu est vraiment bien, il amène tout le comique des situations. Gene Kelly nous éblouit par son talent pour les claquette et son talent d'acteur (à part une scène où il n'est pas crédible)


D'un point de vu artistique c'est tout aussi bien, il y a des couleurs partout, dans une scènes les décors sont dessinés et surtout, la danse avec la mariée est magnifique, elle se passe dans un grand espace vierge et la femme à un long voile qui donne un effet de liberté à la scène le tout parfaitement filmé.

Quant au scénario il est très bien, il ne s'attarde pas sur l'histoire d'amour et ce concentre sur le cinéma car c'est un film sur le cinéma, les dialogues sont bons et les chansons arrivent au bon moment, ça ne traine pas en longueur, c'est très bien.

Acteurs: 18/20 parce que Gene Kelly n'est pas toujours convaincant et que Debbie Reynolds n'a pas toujours une belle voix.

Scénario: 19/20 parce que il y a une scène qui ne va pas, celle où ils chantent chez Don, à la fin de la chanson ils rient et c'est trop classique.

Artistique: 15/20 parce que tout n'est pas très beau et que dans certaine scène de chanson l'effet n'est pas là.

Total: 17/20 à cause de l'effet artistique qu'il manque parfois. Mais il est à voir, c'est un film culte et vraiment bien.


Dernière édition par Coco.B le Mar 27 Sep - 18:12, édité 2 fois
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 20 Sep - 23:19

La Guerre des Boutons
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: faites un ctrl+c/ctrl+v de la quatrième de couverture du bouquin, transposez vers 1955

Critique:
"Qu'est ce que je vais me fader!". Oui, vous entendrez régulièrement des soupirs devant certains films que je me paye gracieusement (mais comme on dit "je sers la science et c'est ma joie"), rarement en signe d'épectase, mais bon. Le fait d'être membre d'un cinéma d'art et d'essai implique quelques sacrifices...

Bref, scénario, néant a en dire. Je ne vais pas juger un classique (que je n'ai d'ailleurs jamais lu), surtout de son adaptation. Et le parti pris, ici, est de l'adapter en pleine guerre d'Algérie. Pour, au final, strictement rien. Ha, si, une projection de film d'époque (on vous a reconnus, Monsieur Ho!) au milieu, et un échange de dialogue inutile au milieu (retenez bien cette scène, on l'oubliera totalement ensuite, comme le semblant de moral qui y est attachée).

Au niveau des personnages, on sent que le réal a voulu moderniser (?) les prénoms/surnoms des enfants. L'un des grands méchants s'appelle "papier maché" (lolwut, comme dirait Mario, je ne trouve trace de lui nulle part sur wiki), un des gars du village "tartine" (je crois...), certains personnages sont mixés avec d'autres, d'autres ne servent à rien (une constante...). C'est la joie, on la garde elle est bonne!

Qui dit personnages, dit acteur. Une constante, dans ce film, est que les gosses jouent mal. Ho, non, je ne parles pas de la diction lourdingue d'un Agnan dans "le petit Nicolas". Je parle du gamin qui lit le texte en face de lui avec la même envie de vivre que si on venait de lui dire "ton hamster a été violé, ce soir c'est choux de Bruxelles, et ta soeur est la préférée de la famille". Du bonheur, vous pensez bien?

Mais il n'y a pas que des gamins dedans, quelques "grands noms" se sont aussis compromis dans "ce truc". A commencer par Mathilde Seigner. Et, comble de la loi de la relativité, elle (semble) joue bien! On la voit même sourire un moment (sisi!). Ajoutez a coté un Fred Testot qui ne sert a rien, mais c'est pas grave, en plus il est pas mauvais acteur, on pourrait croire à une bonne distribution.
Or, car il y a un or, il y a un gros point noir au tableau. Alain Chabat. En totale roue libre. Et là, quand on voit ca, on se recroqueville et on pleure comme une loque. Sérieusement.

"La nuit du risque" avait transcendée la notion de "musique de film" avec son saxophoniste psychopathe, "La guerre des boutons" engagea donc son frère. La musique du film a été, en effet, faite par un contrebassiste psychopathe qui joue (de la merde) à n'importe quel moment. Sérieusement. On aurait filmé (pour faire du métrage) Tigibus en train de se gratter les couilles, le mec aurait joué "Carmina Burana" derrière pour bien montrer que, tu vois, c'est une scène super importante quoi. Ou pas...

Notes

Scenario: 8/20, allez, soyons indulgent. Payons pour les morceaux d'impro pas totalement useless, et pour le livre original... Mais putain... Pourquoi William, nondidiou?

Acteurs: 6/20. Les gamins sont tous (ou presque, le quatrième en partant de la gauche au seizième rang ne rentrant pas dans le lot) d’exécrables acteurs. Pour que Mathilde Seigner semble bonne actrice... Mamma Mia, comme dirait Mario (pas lui, l'autre)

Eléments artistiques: 4/20. Ha, la musique de film. C'est ce qui m'avait fait adorer (le très moyen) Van Hellsing. C'est ce qui me fait recaler, avec il me semble quelques anachronismes et des plans de cam bien moisis dés le départ, cette catégorie si chère à mes yeux...

Total: 6/20. Ou comment rentrer chez soi, aller sur E-Bay, et acheter le duo Corde+Tabouret à un vendeur de passage.
Non, allez, je suis mauvaise langue. Ils auraient pû faire "Camping 3"...
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 11:09

Très (trop) prévisible.
J'ose même pas aller le voir vu que je reste sur un excellent souvenir de jeunesse avec le livre de Louis Pergaud (et le fameux échanges de "politesses" entre les deux chefs de bande...). Je doute qu'ils aient vraiment retracé l'ambiance donnée dans le livre...les gamins complètement insupportables/fous et en même temps très infantiles (beaucoup de violences pour de simples boutons), les coups tordus et l'ambiance dans les villages...Bref, pas envie de voir un des grands classiques de mon enfance complètement raté.


Surtout qu'il y en a un autre à voir, en même temps. Lolwut, je peux ?
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 18:08

Lolwut, tu peux
J'ai oublié de causer d'une des scènes les plus mièvres depuis les Disney de la pire époque, et un repompage total de Spartacus l'espace d'une scène... qui ne sert à rien
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 18:17

Ce film, est certainement nul parce qu'il est l'adaption d'une adaptation. Car il y a déjà eut un film La guerre des boutons qui lui avait eut beaucoup de succés, mais je ne sais pas si il est bien je l'ai pas vu. Puis bon, Fred Testot n'est pas un grand acteur et Chabat est fait pour le n'importe quoi (Voir "La cité de la peur"). J'irais surement le voir et je mettrais une critique aussi.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 18:42

J'ai pas dit que Fred Testot est un grand acteur, juste qu'il est "pas mauvais".
Et pas d'accord pour Chabat, il était très bon dans "La Cité de la Peur". Les films suivants, par contre...

Il lui faudrait éventuellement un film plus en finesse, plus en retenue. Un Ciao Pantin (ou un "Angel-A" comme avec Jamel)
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 18:56

Chabat, comme les autres de la bande des Nuls, était magistral dans La Cité de la Peur. Le film n'est pas simplement du "n'importe quoi", y'a un réel travail sur l'humour, la parodie, les jeux de mots et les situations stupides. De la démesure totalement mesurée et maîtrisée au possible. Qu'on aime ou pas, certaines idées font mouche. Rien à dire sur ce film, bien trop rare en France (on peut citer Mais Qui a Tué Pamela Rose ? dans la même veine, et dans le même humour souvent wut dafuck).


Chabat n'est pas non plus réputé pour sa finesse. Il a un humour qui peut aller partout, du petit-suisside à Mission Cléopâtre...après, c'est comme pour tous les autres acteurs, il faut bien vivre, ou, dans son cas, ne jamais s'arrêter de faire le guignol.
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 19:17

Je n'ai pas dit que Chabat était nul, mais simplement qu'il faisait du n'importe quoi c'est à dire du délirant, et je l'adore, j'adore les nuls et je suis fan de la cité de la peur (gudule tu te souviens de : O.D.I.L? mais qu'est ce que ça peut bien vouloir dire?).
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 20:23

- Qu'est-ce que vous voulez manger, Simon ?
- Des gencives de porc !


*jamais lassé du film*
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Gudule
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 21 Sep - 21:18

oui je m'en souvient!!!!!!!!^^
faudrait que je le voit ce film a l'occasion...
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 23 Sep - 19:18

Bon...
Je viens de recevoir "Remous", que nous allons essayer de regarder avec Mario (et peut être Shadow?)
Je me tatte à acheter "la nuit du risque", si un cinéphile pouvait me conseiller
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 24 Sep - 15:45

The shadow a écrit:
Je suis pas un grand connaisseur en cinéma, mais je vous fais par de mes impressions concernant Submarine, film assez récent, sorti dans quelques cinémas français seulement.


Submarine


Trailer


«Submarine» est à l’origine un roman de Joe Dunthorne.
Il s'agit là du premier film de Richard Ayoade qui a réalisé quelques clips pour le groupe Artic monkeys. Film à petit budget, sans effets spéciaux, un décors pas cher (le film se déroule dans un village en bord de mer). On suit le point de vue du personnage principal: Oliver Tate, un ado de quinze ans qui s'invente une personnalité pour supporter la réalité, bien moins belle. On a droit à ses pensées en voix off pendant tout le film. Le film raconte son histoire d'amour avec une fille de sa classe, Jordana, et la relation des parents d'Oliver.
La bande d'annonce, ainsi que le fait que les musiques du film aient été écrites par Alex Turner laissaient supposer une dimension poétique, et c'est dans l'espoir d'y trouver une touche de poésie que je suis allé voir ce film, et de ce côté là je dois dire être assez satisfait même si je suis resté sur ma faim. Les paysages de mers, la fête foraine déserte, les errances, les jeux, des caméras floues quand il le faut, le feu omniprésent... Il y a de belles images. Mais il ne s'agit pas d'une simple histoire d'amour, ce qui m'a frappé c'est la violence de l'univers, le délabrement du père, la souffrance du personnage principal, de la mère, le caractère de Jordana... Violence qui met mal à l'aise le spectateur et qui ne donne pas franchement envie de rire.
On a pu lire dans les médias à propos du film: « la meilleure comédie britannique depuis des années ». Je ne connais pas l'histoire de la brit comédie, mais si c'est ça la meilleure depuis des années et bien c'est assez inquiétant. En effet pour moi ce film est un mélange de poésie et de romantisme anglais sur fond de comédie.
Les points forts de ce film sont le lyrisme des images, la fantaisie de certaines répliques et la brutalité des relations entre les personnages. Les acteurs sont biens choisis et la musique est sublime.
En revanche on peut regretter certaines idées, qui se veulent comiques mais qui manquent de classe. On peut regretter également certains arrêts sur image sans grand intérêt, heureusement le réalisateur n'en abuse pas. C'est également dommage que la voix d'Alex Turner ne soit pas plus présente.

En résumé l'ensemble est plutôt bon. Le mélange « comique, lyrisme, violence » est assez particulier mais le film est réussit, on ne s'ennuie pas malgré une histoire étonnement simple. Mais c'est sûr c'est pas du tout public, ça peut en laisser certains indifférents.



Une des musiques d'Alex Turner, composée pour le film



Je l'ai vu à mon tour.

Je te rejoins sur de nombreux points : la poésie est présente dans le film, sous deux formes. La première, c'est la vie imaginée d'Oliver Tate. Il a des raisonnements "hors du commun" (pas dans le sens exceptionnels, mais anormaux et comiques à la fois), et en cela il y a une certaine poésie, une évasion de la réalité par la transformation de cette réalité. La seconde, c'est celle qu'il vit avec sa copine, Jordana. Scènes au bord de la mer, jeux d'enfants (passage à la fête foraine)...y'a une véritable poésie-fantaisie qui attrape le spectateur, et les images en Super 8 ajoutent au cliché (car c'en est un, du romantisme sur Super 8...).

Maintenant, la vie réelle est loin d'être rose. En dépit des paysages vraiment simples et pourtant magnifiques, les personnages sont tous assez déplaisants. Le père amorphe, sorte de loque humaine sans amour-propre, la mère poule qui cherche à retrouver un peu de sa féminité/rêve d'adolescente...et ne parlons pas des lycéens accompagnant l'univers du protagoniste, ça tiendrait à me rappeler des souvenirs ô combien chéris...



Tu as employé le terme de violence, Shadow. Je parlerai plutôt de mascarade - volontaire ou non. Je m'explique : les lycéens évoluent dans un milieu social vraiment étrange, malsain, difficile. La seule solution : se fondre dans la masse, faire semblant, comme tout le monde. Le "copain" d'Oliver est un parfait exemple de l'idiot lambda qui se tient dans une sorte d'esclavage social - ou alors il est juste simplement abruti, ce qui se vérifie souvent dans le film. Les jeunes se comportent tous de la même manière : attrait pour le sexe (charnellement) opposé, homosexualité décriée, violence supportée voire rendue, "coups de pute" en classe, moqueries sur l'élève différent. Oui, il y a violence, mais pourquoi y a-t-il cette violence ? Parce que chacun cache réellement ce qu'il est, ce qu'il ressent, et pour mieux cacher la grande chose tabou du milieu, qui est le sentiment, on est violent les uns envers les autres. Et, on l'a vu, c'est une règle d'or, car c'est de cette manière qu'Oliver approche Jordana, en se moquant d'une élève, et en lui faisant quitter l'école...Mascarade involontaire avec les lycéens, volontaire, on le voit à quelques reprises, chez Jordana, qui évite toute effusion de sentiments - par ailleurs, même Oliver a du mal à l'aimer, tout d'abord, quand elle est réellement sincère.


Les seuls qui évitent un peu ce port de masques sont les parents, qui sont en "open-service" au niveau du sentiment. La mère est une boule d'amour et le père, quoique son état larvaire en dise, est bien préoccupé mais a l'empathie d'une moule accrochée à son rocher. Quant à l'espèce de Don Juan digne de Groland, il n'est là que pour montrer que c'est un mec à problèmes. Lui, la mascarade, il connaît, il joue du pipeau pendant tout le film.
Cela étant, me demande si le problème des deux parents n'est pas Oliver à proprement dit. Les questions qu'il pose à ses parents sont pour le moins significatives (sur eux et la maison en feu). A ce propos, Jordana est pyromane, non ?


Musique parfaite. J'aime beaucoup Alex Turner et il y a véritable écho avec Oliver. Dommage qu'il soit peu présent, tout de même, je suis d'accord avec Shadow sur ce point.

Décors. Paysages magnifiques et petite ville tranquille, qui donne envie d'y vivre, un peu.

Scénario. Simple, parfois un peu lent, mais surtout des plans amusants (sur les regards, notamment).
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 29 Sep - 10:46

Humains
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Une équipe "d'archéologues" se rend au fin fond des alpes suisses chercher des preuves de la survie des Néanderthal. En chemin, ils rencontrent une petite famille de gens sympathiques, et tous vont se retrouver pris au piège et traqués par une menace venue du fond des temps

Critique

Avant toute chose, il ne s'agit pas d'une critique d'un film "découvert par hasard": Humains est réputé etre un nanar. La distribution, en tout cas, laisse présager du lourd: Lorant Deutsch joue le héros, sorte de sous sous sous Indiana Jones avec une trogne de mousquetaire, tandis que Dominique Pinon joue le "vieux ténébreux", prof de sport qui plus est (j'invente rien, je le jure).

Le début, déjà, est au diapason de ce que peut offrir le film: entrée in media res par une première minute incompréhensible (qui sera expliquée au bout d'une heure), filmée dans le noir total (une constante, la moitié du film est sous exposé), puis passage comique de but en blanc avec ce brave Lorant. Logique, aucune, mais bon, c'est pas grave, les spectateurs ayant payés leurs places ne partirons pas.

A coup de modélisations nanardes, le scenar avance a grand pas. Le "père" de Lorant Deutsch dragouille une assistante a coup de cliché, Lorant Deutsch est hospitalisé pour une foulure des ligaments du genou, tout le monde part dans les alpes, et le vrai film peut commencer.

Au programme (je ne vais pas "tout spoiler, tout décortiquer", si quelqu'un veut DL ce film qu'il se fasse plaisir): une scène de "suspense" useless (et sous exposée), un carnaval nanar, un accident nanar a coup de cgi moisies, dominique pinon qui souffle dans un Vuvuzella, Lorant Deutsch qui lutte dans 20 cm d'eau, des répliques "censées" (on s'est fait tirer dessus a coup de flèches? c'était des chasseurs!), des faux raccords, des pièges a con, et des néanderthals.

Ca y est, c'est bon, ca digère? Bon, j'explique les Néanderthals: nous sommes face a une peuplade moche, famélique, débile et chevelue (non, je ne parles pas de Rennes 2). Une des scènes "clés" est un mix entre tintin au Congo et "The Ring". Puis, une partie du casting en ayant marre de se trimballer ces masques moches, on commence a glisser du film d'aventure/genre naze a un remake de Rambo, a coup de bodycount à la française.

Le spectateur est hagard, et son lecteur VLC (oui, je fais du placement produit, comme Bonne Maman dans ce film) lui indique qu'il lui reste 20 minutes de film (le film dure 1h20) quand tout commence à changer. Toujours avec le moins de spoil possible, nous verrons s'enchainer twists sur twists, façon "Ogroff", entre deux scènes de meublages inutiles. Puis, alors que l'encéphalogramme est définitivement à plat, le final nous arrive comme un gros coulis rance sur ce gateau moisi, quelque chose qu'on attendait pas a voir, et pourtant de si prévisible...

Ma réaction, face a ce truc, fut un gros "WTF". Comment quelqu'un a t'il pu produire ce scénario, l'espace d'une seconde y croire, et se dire que Lorant Deutsch en Indiana Jones serait crédible? La drogue de Cuneyt (et accessoirement de Mario) circulerait elle sur les plateaux de tournages de films français? Bonne question

Notes
Acteurs: 4/20. Je crois que rarement casting a été aussi peu réussi. Prochaine envie des réalisateurs: faire un biopic de Mohamed Ali avec toujours Lorant Deutsch dans le rôle principal

Scénario: 6/20. Mieux filmé, avec des meilleurs acteurs, et en virant les parties débiles, on avait peut etre, peut etre, un truc bien. Qui sait...

Décors: 2/20. Les Alpes jouent très bien. La "foret primaire" de la vallée suisse paumée est par contre la soeur de celle des Insurgés, et les sous expositions (ainsi que, j'ai oublié d'en parler, la repompe de "projet blair witch") ne servent strictement à rien.

Total: 4/20. Pourquoi se farcir alors un film au demeurant si mauvais? La réponse est simple:c'est un nanar
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 29 Sep - 18:06

J'aime beaucoup lire tes critiques sur des nanars, mais il ne t'arrive jamais de voir un bon film? J'aimerais bien voir une critique d'un vrai film de vrai cinéma avec de vrais acteurs!
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 29 Sep - 18:28

Coco.B a écrit:
J'aime beaucoup lire tes critiques sur des nanars, mais il ne t'arrive jamais de voir un bon film? J'aimerais bien voir une critique d'un vrai film de vrai cinéma avec de vrais acteurs!

La guerre des boutons, la planète des singes, "les insurgés", ce sont des "vrais films"
Je vous fais, normalement "Habemus Papam" la semaine prochaine Wink

Mais c'est toujours fun de se payer des nanars, non?
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 29 Sep - 20:01

Je sais pas, je ne regarde pratiquement pas de nanars. Bon ok tu as fait des critiques de vrais films, mais tu n'avais pas l'air de trop les aimer. Pour Habemus Papam on sera deux, je comptais aussi en faire une critique. Mais juste ton premier avis par rapport à ce film, tu as aimé ou pas?
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 29 Sep - 20:09

Je n'ai pas encore vu "Habemus Papam". Il m'a été plutot "bien décrit" par quelques personnes, et comme je le projette mardi soir, j'en profiterais pour le regarder quoi.

Et, comme dit, je critique aussi pas mal de film parce que je suis "obligé" de les regarder, étant donné que je suis bénévole dans un cinéma, et que ceux ci passe pendant mes journées de bénévolat.
Après, même si je ne ferais pas des folies avec les deux films "normaux" critiqués ci dessus, j'ai vu pire. Belle Epine, par exemple...
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 30 Sep - 20:06

Habemus Papam:

Un comédien raté qui devient homme de Dieu, voilà à peu près la base du scénario du film.

N'allez surtout pas penser que ce film est un critique sur la religion, PAS DU TOUT! La religion est juste là pour montrer l'importance du refus du personnage principal. D'ailleurs, le vatican à beaucoup aimé. Bon bref, passons plutôt à la critique:

Un début lent ,ponctué par les commentaires d'un journaliste débile, dans lequel on voit tous les petits bonshommes habillés de rouge (les cardinaux) défilés devant la caméra. Donc, un début pas palpitant qui fait qu'on a du mal à rentrer dedans. Mais ça se rattrape peu de temps après avec la scéne du vote dans laquelle les cardinaux réfléchissent à qui sera Pape (mais oui qui?!), même si comme ça, ça n'a pas l'air palpitant, c'est pas mal, c'est attendrissant et amusant. Vient ensuite le compte des voix, qu'ils feront plusieurs fois puisque plusieurs votes (bon sang mais on va le trouver ce Pape!) qui finalement déboucherz à quelque chose: Habemus Papam! crit un vieux bonhomme tandis que le Pape crit lui aussi, mais de peur. Et là, commence vraiment le film avec l'entrée en scéne d'un Nanni Moretti hiperactif qui essaie d'aider un Michel Picooli inactif. Oui, innactif c'est bien le mot qui convient, bon, il est vrai que Piccoli a jamais été un grand excité mais quand même! On entends la moitié de ce qu'il dit (heureusemant il y avait les sous-titres) mais ça va parfaitement avec son petit air de chien battut qu'il garde tout le long du film. Nanni rattrape le coup niveau énergie, il bouge tout le temps et parle beaucoup (trop). Les acteurs qui jouent les cardinaux ne sont pas mauvais voir bons. Et je tire mon chapeau au mec qui récite du Tchéckov tout le temps (oui tout le temps, il ne s'arrête jamais) parce que ça doit pas être facile de tout retenir.
Pour ce qui est de la réalisation c'est bien mais c'est du Nanni Moretti c'est à dire des prises longues (sans paroles) qui ont l'air d'être là pour meubler. Certaines scènes sont magnifiques du point de vue de l'émotion (la scène de récitation de Tchéckov par exemple) et Piccoli y est pour quelque chose grâce justement, à son petit air triste qui donne envie de pleurer et de rire aussi (allez savoir pourquoi). En revanche, une fin un peu téléphonée qui m'a déçue.

Voilà, un dernier petit truc, si vous allez le voir, voyez le en VOSTFR.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 2 Oct - 17:09

Le silence des jambons
Vu par Henri de Walrins (mais aussi Shadow, Mario...)

Synopsis (copié sur Allociné): L'agent fédéral Joe Di Fostar, jeune recrue du FBI, est actuellement sur une affaire de tueur en série qui possède à son compte pas moins de 120 meurtres, aidé par le docteur Animal Cannibal Pizza, célèbre tueur en série maintenant complètement isolé dans une prison de haute sécurité, celle des dingues d'Hollywood. Mais sa petite amie Jane a dérobé à son patron un magot et prend la fuite. Elle s'arrête dans un motel où le réceptionniste lui attribue la chambre 13...

Hyrule, forumien de chez allociné disait: "Du burlesque comme on en fait plus, pur et dur et élevé au maïs! Super drôle du début à la fin!". Un film, donc qui semblait roxxer du pangolin a coup de barre de fer. C'est donc tout naturellement que je me suis retrouvé à le télécharger, en me disant "cool, ca va m'occuper un soir". Et, oui, c'est clairement un film "comme on n'en fait plus" (et heureusement, dirons les quatre qui ont vu le début de ce truc...)

Le silence des jambons, c'est un film "gag". Ou toutes les cinq secondes, un nouvel "élément humoristique" vient s'ajouter à la liste des gags précédents. Toujours avec, au choix, un effet raté, daté, ou pas drole. Mais quand on dit pas drole, c'est un peu comme si les réalisateurs avaient fait un film "d'avant garde" sur ce que serait l'humour dans 10 000 ans, le tout a base de trucs a moitié scatos, a moitié wtf, et totalement moisis.

Rarement, film comique ne m'aura sembler répondre a ce point au nanar comique: on rit pendant ce truc, mais du film, et non pas grace a lui. De grands moments de blancs, voir de malaises s'enchainent face aux tombereaux de conneries qui tombent (réellement toutes les cinq secondes) sans jamais marcher. Le film n'est pas "pas drole", c'est juste... autre. Exemple de dialogue, tiré du film: "j'aimerais etre clair" "Je croyais que vous vous appeliez Joe?", "Appelez moi Maurice". L'encéphalogramme est à plat, les rares spectateurs se regardent. Malaise

Une explication, toutefois, peut se trouver dans le générique. Le financier de ce truc est un certain Silvio Berlusconi, producteur de merde télévisuelle et mafieux de nanar devant l'éternel. Mais surtout, surtout, on retrouve au poste de productrice Julie Corman, fille de Roger "Le mercenaire" Corman, réputé pour produire, avec le budget d'un film du quart monde, une bonne dizaine de métrages pour l'exploitation.

En bref, un nanar de compet', et j'espère que shadow et mario viendront jeter leur pierre sur l'édifice.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 2 Oct - 20:40

Je n'ai vu que le début, donc ce sera un peu concis.


Le silence des jambons est une œuvre particulière si l'on parle d'humour. Je pense avoir un humour assez varié, pouvant se gausser des douches polonaises desprogiennes ou bien rire de blagues & jeux de mots nullissimes à souhait. Là, dans ce film, j'ai rapidement été dépassé dans le "ouh poutain, c'est nul !". Le scénario est gavé de gags improbables et franchement capillotractés (exemple : "L'inspecteur était un homme qui pétait le feu !" - on croise ledit inspecteur sortant de toilettes en feu...).
Le gros problème du film est là : la surenchère de gags. Certains font rire, sont plutôt bien trouvés, mais beaucoup sont incompréhensibles, et carrhumenent "what da fuck ?!" (autre exemple : Bill Clinton & George Bush qui font leur jogging, se croisent, et commencent à se battre...c'est censé être drôle). Problème, car on perd rapidement de vue le scénario. On suit le héros, mais on a tendance à oublier ce qu'il fait là - mais il est possible que même les acteurs et le réalisateur ne savaient pas vraiment eux-mêmes...

Alors, de ce que j'ai pu voir au début, on attend le gag nanar, en se demandant jusqu'où le film va s'enfoncer dans le lolwut. Et ça va loin.

Le mot de la fin : F-B-Aïïïïïïe !
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 4 Oct - 23:25

Habemus Papam, "contre chronique"

Je reviens de ce film que j'ai donc, comme à mon habitude, projeté face à un parterre de petits papys (la moyenne d'age de mon bled étant assez élevé), et j'avoue me trouver en opposition assez "forte" (pour ne pas dire quasi totale) avec la chronique de Coco B. J'aimerais, si la damoiselle le permet, la citer pour donner mon point de vue sur la chose.

Citation :
Un début lent ,ponctué par les commentaires d'un journaliste débile, dans lequel on voit tous les petits bonshommes habillés de rouge (les cardinaux) défilés devant la caméra. Donc, un début pas palpitant qui fait qu'on a du mal à rentrer dedans.

Je valide le coup du journaliste débile, c'est vraiment le stéréotype de personnage con/journaliste con, assez rafraichissant. Par contre a mes yeux, la lenteur et la longueur de la scène de procession des cardinaux (avec le détail assez "intéressant" des faciès et des robes) m'a plus apparue comme représentant a la fois le protocole de la cour vaticane, et le deuil. Il faut quand même rappeler que ce film commence sur "le pape est mort"

Citation :
Mais ça se rattrape peu de temps après avec la scéne du vote dans laquelle les cardinaux réfléchissent à qui sera Pape (mais oui qui?!), même si comme ça, ça n'a pas l'air palpitant, c'est pas mal, c'est attendrissant et amusant. Vient ensuite le compte des voix, qu'ils feront plusieurs fois puisque plusieurs votes (bon sang mais on va le trouver ce Pape!) qui finalement déboucher à quelque chose: Habemus Papam! crit un vieux bonhomme tandis que le Pape crit lui aussi, mais de peur.

Rien à dire sur cette partie de la critique. Le vote, et les diverses scènes s'enchainent comme un crescendo vers le dénouement, un peu comme un quinté (image reprise plus tard par Moretti). Les quelques scénettes comiques qui parsèment l'ensemble évitent que ces quelques minutes soient vraiment chiantes. Par contre, le cri du pape, pas glop...

Citation :
Et là, commence vraiment le film avec l'entrée en scéne d'un Nanni Moretti hiperactif qui essaie d'aider un Michel Picooli inactif. Oui, innactif c'est bien le mot qui convient, bon, il est vrai que Piccoli a jamais été un grand excité mais quand même! On entends la moitié de ce qu'il dit (heureusemant il y avait les sous-titres) mais ça va parfaitement avec son petit air de chien battut qu'il garde tout le long du film. Nanni rattrape le coup niveau énergie, il bouge tout le temps et parle beaucoup (trop). Les acteurs qui jouent les cardinaux ne sont pas mauvais voir bons. Et je tire mon chapeau au mec qui récite du Tchéckov tout le temps (oui tout le temps, il ne s'arrête jamais) parce que ça doit pas être facile de tout retenir.

Là aussi, assez d'accord. Le choix des acteurs est bon, Moretti, bien qu'hyperactif, n'arrive jamais à la cheville d'un Benigni qu'on aurait foutu sous morphine, et la majeure partie des personnages passant à l'écran arrivent a être crédible. Par contre, j'ai trouvé Michel Piccoli très bon dans le jeu "en retenu" de dépressif, tandis que l'espèce de chauve barbu, vague lookalike de Vincent Lagaf', m'a insuporté. Et sur le Tchéckov, bien que la performance puisse se supposer, le ton de Piccoli est de beaucoup plus juste

Citation :
Pour ce qui est de la réalisation c'est bien mais c'est du Nanni Moretti c'est à dire des prises longues (sans paroles) qui ont l'air d'être là pour meubler. Certaines scènes sont magnifiques du point de vue de l'émotion (la scène de récitation de Tchéckov par exemple) et Piccoli y est pour quelque chose grâce justement, à son petit air triste qui donne envie de pleurer et de rire aussi (allez savoir pourquoi). En revanche, une fin un peu téléphonée qui m'a déçue.

Le vrai meublage, à mes yeux, se situe plus dans les longues scènes de rajout parlé, scène de l’hôtel en premier. La partie de volley, bien que bien pensée, se trouve aussi être franchement un peu longue.
Par contre, Moretti, en vrai Italien et sans doute amoureux de sa ville, réussit à la mettre très bien en valeur (j'avais beaucoup aimé visiter Rome), malgré les rares plans qui s'intéressent réellement à elle
Ha, et au contraire (quitte à etre chiant, soyons le jusqu'au bout), la chute m'a assez surpris.

Citation :
Voilà, un dernier petit truc, si vous allez le voir, voyez le en VOSTFR.

Et je valide ce dernier point, même si la traduction français/italien est souvent un peu laborieuse voir approximative (/va se cacher avec sa note pourrie au bac d'Italien)

Quoi conclure:
Un film pas mauvais, avec de bons acteurs, de beaux décors, et une belle musique. Mais scénario un peu plan plan se confondant en meublages. Un "peu mieux faire", dirons nous. Je n'en garderais pas personnellement un souvenir impérissable
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 6 Oct - 17:00

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Le meilleur film du monde, voilà comment on pourrait qualifier Roger Rabbit. En effet, mélanger des toons et des humains dans un même film, il fallait y penser, ou plutot il aurait fallut y penser plus tôt.

Les acteurs (humains), on ne les regardent pas tellement, ce qui compte, ce sont les toons. On les retrouve tous, de Mickey à Daffy Duck en passant par Willy le pingouin et Betty Boop. Mais le meilleur, c'est bien sur Roger Rabbit, le lapin quine vit que pour faire rire, marié à une pouffiasse façon dessin animé.

L'histoire et bien, c'est un peu comme Singin' in the rain, c'est à dire, du cinéma sur le cinéma et plus précisément sur le business du dessin animé. En parralléle, une affaire de piano sur la tête et d'un mec assassiné à coups de coffre ainsi qu'un vilain juge qui tue les toons à la trempette et veut s'emparer de Toons Ville.

Niveau artistique, c'est très bien, encore une fois grâce au toons.

Je le redit, le meilleur film au monde qui n'a pas vieillit du tout et qui est toujours aussi drôle même après 10 visionnages.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 6 Oct - 20:22

Mon film favoris serait plus "l'étrange noel de Monsieur Jack", même si d'autres "coups de coeur" sont venus s'ajouter à celui ci ces dernières années (V pour vendetta, entre autre...)

"Découverte filmique" cette aprem: Howard, une nouvelle sorte de héros, aka Howard le canard.
L'histoire d'un nain en costume de canard cynique, sexuellement très actif et souvent drole, qui se retrouve projeté dans notre monde a cause d'un binz quelconque.

Si au niveau des effets spéciaux, le film à mal (très mal) vieilli), et que l'ensemble des scènes avec le "méchant" sont absolument nul, la majeure partie du film, autour d'Howard, est à sauver.

A noter que ce film a eu très mauvaise presse à sa sortie: le coté "toon" attirait les enfants, qui n'ont rien compris, le film étant tourné "pour adultes", qui ne sont pas venus. Formidable gauffrage qui a fait que Steeve Jobs (mort hier) est devenu PDG de Pixar.

Certes, certains cotés sont "too much", mais l'esthétique décalée et le profond cynisme de son héros réjouirons les amateurs de films de genre comme de mauvais films sympathique. A mes yeux, un film trop rapidement descendu en flèche et oublié, alors qu'il n'a, certes pas ses palmes de noblesses, mais au moins sa place dans une cinémathèque bien remplie. Et puis, rien que pour quelques références (le nain en costume de Canard qui nous rejoue "Tora tora tora!" en ULM *-*), ca vaut le coup
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 7 Oct - 23:05

La Fée
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Dom mène une vie normale, jusqu'à ce qu'il rencontre une femme nommée Fiona qui lui dit être une fée, et qu'elle peut lui réaliser trois voeux. A partir de là, la vie de Dom, plutot plan plan, commence à changer

Un film somme toute étrange ce soir. Etrange pour plusieurs raisons

-Etrange, déjà, par ses acteurs. Nous avons en effet face à nous dans les rôles principaux une sorte de fil de fer humain, sorte de Buster Keaton anorexique, et une rouquine tout aussi sèche avec un accent anglais à couper au couteau. Et pourtant, croyez le ou non, le duo passe bien. Il faut dire qu'ils sont épaulés par divers autres acteurs/personnages sympathique, qui, s'ils n'atteignent pas la foire au monstre des films de jean pierre Jeunet, apportent tous leur grain de folie à l'édifice.

-Ensuite, étrange par son aspect. Là encore, une certaine filiation avec le cinéma de Jeunet se trouve dans les effets visuels. Un grain assez étrange saupoudre le film, le laissant toujours reposer dans une sorte de limbe cinématographique, entre le clip, le trip sous LSD de Cyriak Harris, OSS 117 et un film à la "Delicatessen". Le résultat ne se fait pas attendre chez certains spectateurs: "j'ai pas aimé parce que c'était trop bizarre", confiait l'ouvreur à la sortie

-Etrange, enfin, par son non scénario. Ho, bien sur, les scènes s'enchainent bien une fois qu'on est dedans, et plusieurs trouvailles sont même fort drôles (voir la scène du poker, ceux qui le verront). Malgré tout, on sort un peu de là en ayant l'impression que le cinéaste a réussi a nous fournir un film complet, avec début, milieu et fin, sans réellement avoir de scénario

D'où notes

15 pour les acteurs, franchement plutôt bons
16 les éléments artistiques (j'ai été grand fan des premiers films de Jeunet)
13 le scénario, malgré de bons moments de rigolade

Total: on va tabler sur du 14/15 sur 20. Un bon film pour ceux qui aiment un certain genre de cinéma
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 9 Oct - 14:32

La fée:

Dans l'ensemble j'ai pensé la même chose que toi H.
Je vais donc moi aussi, si monsieur le permet, citer quelques extraits pour donner mon avis:

Citation :
Un film somme toute étrange ce soir

Je ne dirais pas étrange mais plutôt spécial et nostalgique.
Nostalgique car à certains moments, on retrouve le genre de trucs qu'on faisait dans le cinéma des années 20: Dom et Fiona qui essayent d'attraper le bébé sur la voiture ou encore Dom et Fiona qui tombent du haut de la falaise.
Spécial car on trouve un style assez particulier typique de ce qu'on voit au festival de cannes: des plans immobiles avec des personnages bien centrés.

Citation :
Nous avons en effet face à nous dans les rôles principaux une sorte de fil de fer humain, sorte de Buster Keaton anorexique, et une rouquine tout aussi sèche avec un accent anglais à couper au couteau. Et pourtant, croyez le ou non, le duo passe bien

Je suis assez d'accord avec ce point même si je n'ai pas trouvé que "la rouquine" était séche.

Citation :
Il faut dire qu'ils sont épaulés par divers autres acteurs/personnages sympathique

Tu as raison sur ce point, ce que j'ai beaucoup aimé par rapport à ces personnages c'est que une fois qu'ils y sont, ils y restent. Si on les voient à un certains moment, on est sur de les revoirs plus tard.

Citation :
Etrange, enfin, par son non scénario. Ho, bien sur, les scènes s'enchainent bien une fois qu'on est dedans, et plusieurs trouvailles sont même fort drôles (voir la scène du poker, ceux qui le verront). Malgré tout, on sort un peu de là en ayant l'impression que le cinéaste a réussi a nous fournir un film complet, avec début, milieu et fin, sans réellement avoir de scénario

Presque totaement d'accord, sauf sur une chose, je n'ai pas l'impression qu'il y ai un vrai début, j'ai plutôt eu l'impression de croiser Dom dans la rue et POUF!, d'un coup je me retrouve à prendre son histoire en plein milieu.
C'est vrai que plusieurs trouvailles sont fort drôles, on rit dés le début et on s'arrête rarement.Et en effet, on dirait qu'il n'y a pas vraiment de scénario.

Pour le reste, je trouve que la seconde partie se perd et que les "trouvailles" à force de s'enchainer ne nous font plus que sourire. Et un mauvais point pour le mec qui n'y voit rien et se cogne constamment parce que c'est du déjà vu.

Citation :
15 pour les acteurs, franchement plutôt bons
16 les éléments artistiques (j'ai été grand fan des premiers films de Jeunet)
13 le scénario, malgré de bons moments de rigolade

Pour les notes je suis d'accord même si j'aurais mis un 17 pour les éléments artistiques.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 9 Oct - 15:42

J'abonde dans ton sens sur le gag du barman myope: il y a comique de répétition, et "trop", et dans cette histoire, le gag est resservi beaucoup trop souvent

Et n'hésite pas a citer, bien sur Wink
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Lun 10 Oct - 0:22

Poetry
Vu par Mario






Synopsis allociné : Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème.
Elle cherche la beauté dans son environnement habituel auquel elle n’a pas prêté une attention particulière jusque-là. Elle a l’impression de découvrir pour la première fois les choses qu’elle a toujours vues, et cela la stimule. Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait.





Film coréen sorti en aout 2010, qui date un peu donc, et que j'ai voulu voir en salle à sa sortie ; manquant de rappels je l'ai largement oublié. Il m'est apparu en téléchargement, il y a quelques jours. Soit, c'était l'occasion.


On a un peu parlé du film vu qu'il a été sélectionné dans trois catégories au Festival de Cannes. Rare qu'on parle de poésie, même qu'on l'honore. C'est un genre littéraire qui est passé de mode, pourrait-on dire, et les cinéastes réussissent plus souvent à faire un film sur un poète (Eclipse Totale sur Rimbaud & Verlaine ou encore Bright Star sur John Keats) qu'un film sur des anonymes très simplement poètes, ou même un film qui est lui-même poésie. Poetry, de Lee Chang-Dong, réussit cela, et avec brio.


Tout est dans le personnage principal, Mija, grand-mère totalement dans son monde, attentionnée avec son petit-fils et très sensible. Elle apporte l'âme du film, on suit ses déboires, le moindre de ses sentiments montrés très pudiquement, et ce qu'elle est amenée à faire sans trop comprendre le cirque du monde qui passe sous ses yeux.
Cette grand-mère - malade, on l'apprend dès le début, et quelle maladie... - suit des cours de poésie pour apprendre à voir le monde d'une manière plus attentive, plus posée, et bien plus "vivante". Je vois son évolution comme un nouvel épicurisme, la mamie se met à profiter de la vie et de ses moindres trésors : un arbre qui se balance sous le vent, les abricots sucrés tombés au sol, la pluie qui tombe sur le fleuve, et les fleurs, qu'elle adore.
L'actrice Yoon Jung-hee, qui incarne Mija, est celle qu'il fallait pour le scénario. Il est clair que son jeu apporte un réel plus au film, que ce soit dans ses sourires (entre mignons et magnifiques), ses airs interrogateurs et cette impression constante de la voir comme si elle venait d'une autre planète.

En clair, tout a reposé sur ses épaules, et ça fonctionne merveilleusement bien. C'est au-delà du "on y croit" ou "elle incarne". Elle est Mija, pas à tortiller.


Cependant, Lee Chang-Dong ne nous montre le pays de Candy. Certes, il y a les cours de poésie, il y a des personnages simples à l'âme visible, très visible, mais il y aussi un pathos d'une pudeur incroyable, une douleur qui se ressent réellement, une douleur de voir la vie telle qu'elle est, c'est-à-dire remplie de beauté et d'horreurs incompréhensibles. On jongle sans cesse entre des moments de respiration soulagée - les cours de poésie, vrais moments de vie - et des moments plus angoissés, poignants, d'une tristesse difficile à bien cerner, observer, mettre un doigt dessus.

Mais, au final, je retiens la phrase de Baudelaire : "tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or". Voilà ce que va faire notre grand-mère. A travers un poème, un unique poème, elle va transformer la crasse entrevue - et suffisante - en lettres d'or pour des vers.


On peut aussi parler d'une critique sociale, même si ce n'est pas flagrant. Ça peut choquer les esprits occidentaux un peu étroits, je pense, mais rien de bien méchant. Ce n'est pas le but du film. Tout est dans le titre, et on est bien servi, alors que les vers ne pleuvent pas du tout. Ce n'est pas un déluge, c'est une douce pluie qu'on savoure alors qu' on crève de chaud (I am the rain ?).




Je ne mettrais pas de notes, plutôt des commentaires généraux.

Acteurs. Rien à dire, globalement. Mention toute particulière à Yoon Jung-hee, qui livre un véritable personnage simple, pur et poétique. Fantaisiste sans le savoir - ou peut-être que si, un peu.

Musique. Peu (voire pas du tout) présente. Le film est très calme, ce qui est un excellent point selon moi. Le cinéaste a surtout mis en avant la musique du monde : bruits de la ville, chants des feuillages, des oiseaux, et des rivières. Du coup, on assiste à quelques silences, mais ce n'est pas gênant.

Décors. Prenez un coin normal mais sympathique. Laissez-le entre les mains d'un cinéaste qui repère les bons endroits, et vous avez une petite ville coréenne et ses environs. D'une banalité affligeante, mais rendue attirante, atypique.



Globalement. Si vous aimez les films où ça tire à la mitraillette, où la musique couvre la nullité de la pellicule et où la seule réplique sensée est : "Dis donc Roberte, on n'est pas encore passée à la casserole ?", passez votre chemin. Dans Poetry , le calme et une myriade de sentiments règnent en poètes discrets, mais efficaces.
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 15 Oct - 19:54

8 femmes de François Ozon:

Un film un peu plus récent que les sujets de mes dernières critique puisqu'il est de 2002. Primé au festival de Berlin de cette même année, ce film n'est pourtant pas très apprécié sauf par les passionés de cinéma. Le première fois que je l'ai vu c'était il y a très longtemps et j'ai été émerveillée.

Pour commencer, parlons bien, parlons actrices. Et oui, il n'y a que des actrices dans ce film (il y a un homme mais on ne le voit qu'a deux reprises et de dos), le réalisateur à voulu refaire un Women (de George Cukor) et il a plutôt bien réussit. En effet c'est un peu moins drôle mais c'est quand même très bien. Pour revenir aux actrices, c'est du gratin, et je cite: Fanny Ardan, Emanuelle Béart, Danielle Darieux, Firmine Richard, Ludivine Sagnier, Catherine Deneuve, Isabelle Hupert et Virginie Ledoyen. Elles sont toutes très bien mais la meilleure est, je pense, Isabelle Hupert qui est fraiment parfaite et la moins bien est Firmine Richard.

Le scénario est un huit clos simple, mais les dialogues sont très biens, les vannes s'enchainent avec un rythme parfait et pile quand il faut. Une fin qui surprend assez (mais ça dépend de la personne).

Pour la réalisation, bien qu'elle soit simple, elle passe vraiment bien. En fait, on reste sur des plans soit général soit centré sur un seul personnage ou sur un seul visage et bizarrement c'est très agréable.

Un film en somme très bien pour un réalisateur qui n'a plus rien à prouver.

D'où les notes suivantes:

Actrices: 18/20 à cause de Firmine Richard.

Scénario: 16/20 parce que c'est classique mais que les dialogues claquent bien.

Réalisation: 15/20 même si elle est très bien, on reste dans le classique et il y a peu de mouvement.

Pour finir et vous donner un raison de le voir, attendez-vous à être surpris!
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 15 Oct - 20:51

Huit femmes est en fait l"adaptation d'une pièce de théatre (d'où le huis clôt) de Robert Thomas, réalisateur devant l'Eternel de "Mon curé chez les Nudistes" et "Mon curé chez les Thaïlandaises" (authentique).
Après, sur le film, j'avais bien apprécié quand je l'avais vu, y a... longtemps. Peut etre faudrait il que je le revois...


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Le cochon de Gaza
Vu par Henri de Walrins


Synopsis: Jafar est un pauvre pécheur de Gaza (euphémisme), qui peine à joindre les deux bouts. Or, au lendemain d'une tempète, il finit par repécher quelque chose de différent de d'habitude: un cochon. Commence alors une aventure rocambolesque...


Critique:
Bon, ben... c'est pas ca, dirons nous, ce film. Pourquoi donc? Essentiellement, soyons clair, le scénario.
Rien à dire, en effet, sur les acteurs, s'échelonnant de pas mauvais à très bon. Au niveau de la mise en scène, globalement, c'est bon aussi (quoi que... nous y reviendrons en fin de critique). Non, clairement, c'est le scénario, ou plutot l'indétermination du metteur en scène sur le fait de savoir si il doit faire un film tragique ou comique, qui emporte la critique négative.

Nous commençons en effet le film sur le quotidien "peu glorieux" d'un pécheur de Gaza. Sa vie, c'est de la merde, il a plus rien/plus grand chose, les Israeliens sont des connards autour de lui (comme une bonne partie des palestiniens...). Bref, nous partirions vers un film de moeurs / film documentaire à la arté / film d'art et d'essai sur le quotidien d'un homme lambda, ca ne nous choquerait pas plus.

Puis, intervient l'élément perturbateur, le cochon. Le sujet devient comique, propre au gag, éventuellement (que ferait un juif ou un musulman s'il trouvait un cochon, hein?). Or, déjà, dans les parties un peu plus comiques, on sent le truc foireux poindre. Exemple: Jafar fait le cake devant une glace avec une Kalashnikov (normal), mais chute (dans le tapis, me semble t'il), et perce le mur de son ami coiffeur. La dernière fois qu'on l'avait faite celle là, il me semble que le film s'appelait "mac et moi".

Le spectateur un peu concerné regarde sa montre a mesure que le métrage avance, se demandant si le réalisateur va le laisser surnager, le faire sortir de l'eau, ou le couler, pendant plus d'une heure. Les situations s'enchainent et ne se ressemblent pas (ou pas), selon un rythme mollasson de gags une fois sur deux raté. Le coté comédie se mèle une fois encore au coté "film de moeurs", a mesure que les Palestiniens font connaissances avec des mecs d'en face, pour le pire et pour le meilleur. Certains plans semblent même parfois tirés, alors, de notre fierté française du "film d'auteur imbitable". Soudain, le réalisateur amorce la dernière partie de son film.

Commence alors une lente et douloureuse descente aux enfers, à coup de Benny Hill foireux, de changement d'un coup de style de mise en scène, pendant les quinze dernières minutes. Les situations simplistes s'enchainent, ruinant définitivement le film, jusqu'à cette scène qu'on croirait sortie du très chiant "The tree of life" (les vicieux relèveront ici le faux raccord). Enfin la fin? Que nenni! Une dernière pirouette est en effet réservée au spectateur, jusqu'à un final bien moralisateur style "Mon petit Poney".

D'où notes

Acteurs: 14

Eléments artistiques: 12

Scenario: 7

Total: 11/20. Un film raté, simplement, par la faute d'un réalisateur français (ou du moins au nom à consonance francophone).
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Sam 15 Oct - 21:54

Je savais que c'était une adaptation, j'aimerais d'ailleurs beaucoup lire cette pièce hélas, je ne la trouve nul part.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 16 Oct - 0:10

http://www.priceminister.com/offer/buy/130275760/huit-femmes-de-robert-thomas.html

http://www.decitre.fr/livres/Huit-femmes.aspx/9782734905103

Difficilement trouvable sur Internet, absent des rayonnages de la Fnac. Visiblement, il s'agit d'une pièce qui ne se tire plus.
Faudrait envoyer une lettre à notre ministre de l'éducation nationale. Il l'impose au programme du bac de français (par exemple), et t'auras un retirage en neuf à noel Wink
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 16 Oct - 20:11

The artist de Michel Hazanavicius

On l'attendait ce film muet en noir et blanc, hommage au cinéma muet. Ne serais-ce que pour ces raisons, on se dit, ça doit être du grand cinéma. ERREUR MONUMENTALE! Hazanavicius se casse la gueule et nous rend un travail plus que mauvais. Ne respectant aucun code du cinéma muet, autant dans la musique que dans sa façon de filmer. On ressent cette réalisation neuve, actuelle dans un film qui derait avoir une réalisation à la Chaplin ou Buster Keaton. La moindre scène est téléphonée, et la fin ne nous surprend même pas. Au niveau du scénario, on se croirait dans Sing'in in the rain: l'avénement du parlant et l'acteur qui refuse de s'y soumettre et qui tombe amoureux d'une simple figurante.

Puisque c'est du muet, parlons aussi des intertitres. Ils ne sont même pas décorés, ils sont justes affichés comme ça, jeté là, appairaissants comme des cheveux dans la soupe.
Parlons aussi musique. Celle-ci ne va absolument pas avec le film, et même pour le générique c'est nul: pour un générique on s'attend à une musique douce au violon ou quelque chose dans ce style, mais là on se retrouve avec une musique trop puissante. Puis, dans la suite du film, c'est la même chose: pas de coup de trompette pour une scéne drôle ou une expression définitive d'un personnage, ou encore une musique pas assez tragique quand il le faudrait et pas de musique romantique dans les moments intimes entre le héros et son âme soeur.

Pour ce qui est des acteurs, il n'y que Dujardin qui tienne à peu près la route, pour le reste ça se casse la gueule.

Voilà pour The artist, un hommage qui se transforme en parodie à en faire palir Charlot.

D'où les notes:

Acteurs: 10/20 parce que Dujardin et son chien tiennent la route.

Scénario: 5/20 pas de grandes innovations, il suffisait de voir Sing'in in the rain, d'y ajouter de l'alcool et des cigarettes avec un Dujardin dépressif et le tour est joué.

Réalisation: 2/20 détruit le style de ces années là et est mauvaise de toute façon.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 18 Oct - 22:58

Restless
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Enoch est un jeune dépressif qui s'éclate en assistant à des enterrements de personnes qu'il ne connait pas, et en se baladant dans des cimetières avec son meilleur ami Hiroshi, un fantôme de kamikaze japonais. Il rencontre un jour lors d'une cérémonie funéraire Annabelle, une jeune cancéreuse en fin de vie

"En voila un film qu'il va etre sacrément joyeux", se dit le cinéphage devant le résumé de son cinéma. Pourtant, quelque chose l'attire irrésistiblement à l'intérieur. Ce film pourrait etre une sombre bouse, un film français d'art et d'essai chiant, voir pire, un film américain d'auteur chiant et moralisateur. Pourtant, la fin du générique d'entrée réserve une surprise joyeuse, le nom de Dany Elfman à la musique/composition musicale (pour ceux qui vivent dans une grotte, c'est celui qui chantait "I love little girls" et qui a fait les chansons des bons burtons).

Nous découvrons alors le quotidien d'Enoch, ado dépressif pourtant pas émo pour deux sous, et sa rencontre fortuite et pourtant lourde de conséquences avec Annabelle. Celle ci va rentrer dans son monde, ses enterrements, ses balades au cimetière et autres joyeusetés, pour le mener vers le sien, à la fois fou et totalement banalisé. Et ceux sans une once de truc "tout moisi", et même quelques rires de ma part (venant d'un mec que le cynisme fait sourire...)

...Bon, ok, j'avoue. Mon résumé du film pue du cul, mais bon, c'est pas grave. Avant de passer à autre choses, je tenais à signaler que ce genre de scénario se retrouvait dans un roman (dont j'ignore le nom) qui était dans la course au goncourt lycéen mon année de seconde me semble t'il (c'était "Un secret", de Philippe Grimbert, qui avait gagné cette année là). C'était le détail inutile de la soirée, merci.

Bref. Quid des acteurs et du reste?
Et bien, sur le plan casting, le rôle principal est dévolu à un jeune acteur illustre inconnu, qui joue pas mal, mais bon... pas tout le temps bien non plus. Non. La vrai découverte, assez bouleversante et de naturel, et de justesse, c'est l'actrice qui interprète Annabelle. C'est bien simple, elle ne joue pas la comédie, elle habite le role. Et qui plus est sans grands renforts "d'accessoires": même coupée à la garçonne, et habillée comme un sac (dans une blouse d'hopital, par exemple), elle reste magistrale, et belle et imposante. Franchement, franchement... coup de coeur.

Les éléments artistiques sont à l'aulne du film: à la fois extrêmement simple (quelques beaux close up sur le duo d'acteurs principaux, plusieurs beaux costumes faisant parfois penser à un film "d'époque", un glissement vers le sépia léger dans la seconde partie du film alors que meurent et l'héroïne, et la belle saison de cette année là...), et extrêmement purs. Pour reprendre un slogan débile de pub "pas de superflus, que de l'essentiel". C'est un peu comme une sculpture, ou un texte, qui serait à la fois d'une beauté sans faille et d'une facture presque grossière.
Derrière ca, enfin, s'adjoint la musique. Impossible pour moi de dire s'il y a des compositions originales là dedans, mais au moins il y a de la reprise. Mais de la bonne, n'est pas monsieur Elfman qui veut

D'où notes

Scénario: 13 l'originalité, 16 le traitement. Un réal français ou américain moyen aurait fait un film moisi, ou trop noir, ou trop mélo genre bluette pour ados. Le traitement à la fois et cynique, et innocent, et simple est une vrai réussite

Acteurs: 18. Rarement, me semble t'il, j'ai trouvé acteurs (et surtout actrice) aussi juste

Eléments artistiques: 17. Rien à dire de plus que la critique

Total: 17/20. Sans doute un des films que j'aurais le mieux noté jusqu'à présent. Bien que le thème soit différent, bien que ce film n'ait rien en commun avec celui que je vais citer, je le rapprocherais du britannique "Cashback", pour quelque chose dans l'esthétisme pur et le contemplatisme maitrisé.
En bref, à voir
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Mario
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 18 Oct - 23:09

Le scénario me semble copié-collé, en grande partie, sur le scénario/roman Harold et Maude de Colin Higgins (de 1970). Histoire d'un jeune qui s'amuse à mettre en scène ses faux suicides, possesseur d'un corbillard et va aux enterrements où il rencontre une femme âgée et complètement fantaisiste, Maude, qui va changer sa vision du monde par l'amour, la joie de vivre, d'une poésie simple. J'ai tout de suite pensé à ce livre, dès le synopsis.


De plus, tout ce que tu dis du film se ressent dans le livre...humour, malgré le thème et les personnages, amour point du tout surjoué ni excessif - je ne sais pas ce qu'il en est dans le film. Pas de débordements, beaucoup d'humanité. On sort de là à moitié triste d'avoir achevé si vite la lecture, remplie d'une certaine tristesse teintée d'une joie indescriptible (Poutain mais...la vie est belle ! Moche mais tellement belle !).


Bref, du coup ça me donne vraiment très envie de le voir, si ça correspond.



Référence à Poe pour Annabel ?



edit. Ah oui, Gus Van Sant aux commandes en plus...je veux le voir !
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 19 Oct - 0:03

Désolé, je n'ai pas vu/lu Harold et Maude. Peut etre est une resucée moderne, qui sait.
Quant au livre dont je parlais, c'était "Dernier Amour", de Christian Gally (si quelqu'un connait...). Sélection Goncourt Lycéen 2004

Après... La relation amour/mort, ça peut être aussi simplement une variation assez classique

Edit: content de t'avoir donné envie de le voir
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Ven 21 Oct - 12:34

Very Cold Trip
Vu par Henri de Walrins

Pas de synopsis pour le film d'aujourd'hui, j'expliquerais pourquoi en cours de chronique.

Il est une catégorie sur le site de référencement "nanarland" qui est régulièrement oubliée. Celle nommée "on s'est fait avoir", réservée à des films trop bien, trop mous, pas assez nanar. Very cold trip est l'un de ceux ci.

J'avais en effet décidé de me faire un vrai nanar pour oublier deux films nazes (Le très chiant "l'élève Ducobu" et le tout pourri "rien a déclarer", pour ne pas les nommer) que je m'étais infligés dans l'espoir d'y trouver un quelconque coté "drole". N'ayant aucune idée de ce que valait ce film, simplement aiguillé par un titre tentant de surfer sur la vague "very bad trip", et un pitch somme toute débile sur le site où je l'ai trouvé (trois losers dans une voiture à la recherche d'un décodeur en pleine Laponie...), j'ai tenté l'expérience. A la fois pour mon plaisir et mon grand regret.

Very cold trip, est, ainsi que vous le présagez, tout sauf un nanar. Un film "d'auteur", à budget relativement petit, sans folie furieuse émanant d'acteurs sous acide. Bref, rien d'un "Kill Buljo", par exemple, pour citer du film très lourd venant du froid. Et pourtant, le pitch trouvé sur internet n'était pas mensonger. On voit en effet bien le road trip de trois losers à la recherche d'un décodeur TNT dans le grand nord finlandais.

Pourquoi donc ce n'est pas nul? Parce que, loin d’être une comédie lourdingue à base de cabotinage et de gags pétomanes ("Le silence des jambons" et "Rien à déclarer" sont passés par là, désolés), c'est au contraire un petit film sympathique, aux relents de comédie de moeurs/tragédie sociale. Les titres originaux et anglais annonçaient en effet déjà la couleur, s'appelant respectivement "les héros du cercle polaire arctique" et "l'odyssée laponne". Encore un titre retaillée pour l'exploitation française, comme à la grande époque de "J'irais verser du Nuoc Mam sur vos tripes", "Il faut battre le chinois tant qu'il est chaud" et "Autant en emporte mon Nunchaku".

D'où notes

Scénario: 12/20. Pas transcendant, mais honnête et bien troussé.

Acteurs: 13/20. Idem, pas de grande révélation, mais une brochette d'acteurs compétents.

Eléments artistiques: 11/20. Confer ci dessus.

Total: 12/20. Un film pas dégueu, bon moment de cinéma s'il en est. Pas marquant, mais c'est pas ce qu'on lui demande.
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 23 Oct - 17:14

Les Bien-aimés

Un film avec Deneuve, Mastroianni et Sagnier, le tout dans une comédie musicale, je saute sur l'occasion, ça doit être du bon! Et c'est le cas:

Les acteurs ou plutôt les actrices, bien plus présentes et importantes, sont très convaincantes:
Chiara Mastroianni a hérité du talent de sa mère (Catherine Deneuve) c'est certain mais ses airs de fille bourrée sont par contre assez désagrables; Ludivine Sagnier est une (presque) grande actrice et son insolence nous charme et rend son personnage très réel et attachant; pour ce qui est de Deneuve, son jeu est toujours aussi bon malgré son manque d'expressions faciales (mauvais chirurgien?).
Les acteurs en revanche sont loin d'atteindre le niveau de leurs partenaires et c'est bien dommage! Le pire d'entre eux reste tout même Michel Delpech, pour qui c'est le premier film et à qui on donne un simple conseil: ne refait pas de cinéma Mimi!
Et bien sur, les derniers à ne pas oublier, les escarpins (Dior s'il vous plait) qui jouent un rôle très important dans l'histoire et qui ne font aucune fausse note.

Niveau scénario, c'est déjà moins reluisant. En effet, il y en a un sans vraiment qu'il y en ai un. C'est un peu du grand n'importe quoi, surtout dans la seconde partie qui se perd, s'éffiloche et passe du coq à l'âne. Mais finalement on ne s'en rend compte qu'après le film et ça passe comme un lettre à la poste.

Réalisation et éléments artistiques:
Une réalisation très agréable et empreinte d'une belle influence Demycienne, avec une caméra libre comme l'air. Tous est toujours en mouvement et c'est ça qui est génial, on n'a pas le temps de s'ennuyer tellement ça bouge et tellement c'est léger.
Pour les éléments artistiques, pas de grandes innovations, ça repose surtout sur l'éclairage. En revanche la musique est très bien, elle est vive et jeune sans casser le film.

Notes:

Acteurs: 17/20 parce que les hommes ne tiennent pas trop la route

Scénarion: 14/20 il est bien, mais est-il vraiment là?

Réalisation/éléments artistiques: 17/20 car une réalisation très agréable et une musique très fraiche.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Dim 30 Oct - 2:04

Juste, en passant (à deux heures du mat, mais bon...)
Sucker Punch = navet friqué.
A ce compte là, je préfère me mater en boucle "Keoma", pour un film essentiellement esthétique (si quelqu'un veut me faire penser à le chroniquer...)
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mar 1 Nov - 23:34

Polisse
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Le quotidien de la brigade des mineurs à Paris, entre rires et drames, déchirements et complicité

Question, en avant propos: ce film mérite t'il le battage médiatique qu'on lui réserve. Polisse est il si bien, si beau (si Bosch diraient les quelques fans du film "le silence des jambons" zonant sur ce site)? Vous devez commencer à me connaitre, je suis comme ces petits vieux gueulant après les passants dans les maisons de retraite, si je commence comme ca, c'est que la réponse est négative.

Oh, certes, je relèverais, à décharge, que les acteurs sont bons. Joey Starr, malgré son visage de dépendant à la Méthamphétamine, possède une puissance expressive assez terrifiante. Les roles masculins, dans l'ensemble, sont bons (même si...). Coté féminin, aussi, c'est plutot bien joué. Reste Marina Fois, qui fait du Marina Fois (comprendre: jouer la dépressive en donnant l'air qu'on en a rien à foutre de ce qu'on joue), et Maïwenn elle même, qui trimballe son rôle (inutile) avec un air (consternant) d'actrice de film de seconde partie de soirée sur NT1, à vouloir sauter sur tout ce qui bouge (pour les hermétiques de la métaphore, elle à un look de grosse cochonne, du genre film de cul).

Second élément à décharge, le style. Sobre, pas mauvais (si ce n'est un espèce de trucmuche miteux vers le début du film), me montrant/rappelant des coins arpenté avec Mario lors d'errances parisiennes (point positif personnel, chacun ses petits plaisirs). Plusieurs bons points aussi musicaux, avec une musique au violoncelle à faire pleurer quelqu'un ayant apprécié "Departures" comme moi je sais plus où dans le film. Et c'est tout. Vraiment tout. Sincèrement:

- Le scénario est inepte. Maiwenn sert de Mac Guffin pour faire avancer "l'histoire", s'il en est une. D'une suite de scénettes non sans gout, nait alors un film "à la française", verbeux, chiant, centré sur des histoires de cul/coucheries entre collègues (Heu, les gars, vous pensez sérieusement à baiser ou à sabrer le champagne alors que vous venez de ramasser une gamine violée dans le caniveau). Le meublage (cul, moments chiant) finit par devenir la norme, emportant le film vers le fond comme les chaussures en béton d'un ami de Don Corleone

-L'américanisation du produit est à chier. On veut "faire vrai", à l'américaine, à la Mickael Moore, presque. Donc on se paye une place devant et derrière la caméra (comme dans Bells of Innocence), histoire de. On montre des images style "vérité", avec des dialogues se voulant choc. On réussit juste à faire du trash sur des vrais morceaux de gens (comme la compote Andros). Les dialogues, d'ailleurs, régulièrement oscillants entre l'ordurier et le dégouttant, ne sont pas à montrer à toutes les oreilles

-La longueur... Deux heures quinze de film, autant que devant "les insurgés". Bon, ok, c'est pas aussi chiant. Mais ce meublage, cette cassation du rythme. C'est lourd. Surtout pour arriver à ca, ce final à arracher une poire rigolarde à Mario, tellement il arrive comme un cheveu sur la soupe. Bref...

D'où notes

-Scenario: 7/20. Mauvais, moisi, tout pourris. Regardez "Beur sur la ville" si vous voulez une histoire avec de la police dedans

-Acteurs: 14/20. Bon cru, dans l'ensemble...

-Eléments artistiques: 12/20. Du bon, rien de transcendant, mais du bon quand même

-Total: 11/20. On est bien loin du "Chef d'Oeuvre" annoncé. C'est, pardonnez moi l'expression, malheureusement un film français. Et bien que notre cinéma ait eu ses lettres de noblesses, pour voir des trentenaires se poser des questions sur le cul, je préfère passer sur Doctissimo
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Mer 2 Nov - 22:55

Tintin 1: le secret de la licorne
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Tintin, jeune reporter, entre un jour en possession d'une maquette de trois mats, la Licorne. Mais celle ci attire les convoitise de diverses personnes, certaines assez dangereuses...

Juste avant d'aller voir ce film, je parlais avec la jeune Coco.B (qui l'a vu aussi), en lui demandant si elle en ferait la critique. Celle ci m'avoua alors qu'elle ne savait pas trop où commencer, et qu'elle comptait s'appuyer sur la mienne pour étayer la sienne (comme ce qui s'est déjà fait sur Habemus Papam et La Fée). Problème, je suis aussi un peu... dubitatif, partagé sur ce film. Ne croyez cependant pas que je ne vais pas faire de critique, je vais par contre la diviser en deux, selon les publics.

Soit, premier cas de figure, le spectateur a toujours vécu dans une grotte. Tintin, il connait de loin, par deux trois images, pas plus. Jamais lu les BD, jamais vu les dessins animés (qui passaient pourtant à une époque à la télé). Bref, monsieur (ou madame) est neutre face à l'univers. Il va aller voir ce film, rires aux nombreux gags insérés dans le scénario pour détendre les neurones du spectateurs face à une intrigue que seul le héros semble comprendre, apprécier la "prouesse technique" qui consiste à faire jouer des acteurs, mais pas trop. Sortis de la séance, Madame/monsieur rentrera chez lui, avec l'impression d'avoir assisté à un film franchement pas mauvais (si ce n'est bon), en attendant la suite au cinéma. Bref, un film qu'il/elle noterait éventuellement sur un site internet (parlant de poètes et d'écrivains du mondes, par exemple) entre 12 et 15.

Soit, second cas de figure, la personne connait Tintin. Ca ne peut etre que par de vagues souvenirs d'enfance, devant les minikeums le samedi matin, ou carrément parce qu'à une époque de sa vie (sa jeunesse, son enfance), elle a lu et apprécié tintin. Et là, pour reprendre Strip Tease, c'est le drame. On lui sert une bouillasse moche, loin du matériaux d'origine, à s'en exploser le crane contre les murs. Les voix lui semblent hideuses, les gags moisis, les "acteurs" d'une laideur à faire peur. Et, même les clins d'oeils insérés dans l'image à son intention peinent à la dérider (Savez vous que le premier personnage à l'écran, le dessinateur, n'est autre qu'Hergé lui même?). Cette personne, la séance finit, ira déverser sa bile sur un quelconque forum en disant que, définitivement, il faudrait pendre les cochons de producteurs d'Hollywood qui adaptent ces trucs, avec les massacres qu'ont été "Harry Potter" et "A la croisée des mondes"

Voila donc le dilemme qui s'offre à moi. Mon coté cinéphile me souffle d'un coté "ouais, c'est pas un mauvais film, aller, soit cool. Pourris le pour la 3D, pour les aspects hideux dedans, les incohérences temporelles, et on en parle plus", tandis que mon coté Tintinophile (j'ai lu un certain nombre de fois les bandes dessinés) est déjà sur la barricade à lancer des cocktails molotovs sur la voiture du cinéaste pour l'empécher de mettre ses sales pattes sur le reste des bandes dessinées.

Ainsi, et malheureusement pour moi et pour vous, je me déclare incompétent pour trancher sur ce film. Si une jeune fille voulait se donner la peine de prendre le role du Tribunal des Conflits pour attribuer qui doit connaitre en priorité de ce film, l'auteur de ces lignes lui en saurait gré, à charge de revanches.

Votre dévoué Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 3 Nov - 19:27

Quand j'ai vu la tête des Dupont(d) sur l'affiche je suis passé directement à l'étape "sur la barricade à lancer des cocktails molotovs sur la voiture du cinéaste pour l'empêcher de mettre ses sales pattes sur le reste des bandes dessinées." Very Happy

_________________

Je m'appelle Invité comme tous le monde.

Erik Satie



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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 3 Nov - 19:36

Les dupondt brothers (pour reprendre milou) sont laids, mais ce qui me choque avec eux c'est que ce sont nick frost et simon pegg, les deux glands de "Hot Fuzz" et "Shawn of the dead" qui les incarnent...
Le pire, par contre pour moi, c'est Hadock. Sa voix est ignoble, et son look moche a faire peur
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 3 Nov - 19:54

Je rassemble donc Le Tribunal des Conflits et je vais écouter les avocats des deux parties en commençant par l'accusation:

Citation :
Soit, premier cas de figure, le spectateur a toujours vécu dans une grotte. Tintin, il connait de loin, par deux trois images, pas plus. Jamais lu les BD, jamais vu les dessins animés

Voilà le grand probléme de ce film, il n'est bien que pour les non tintinophile.
Citation :

Soit, second cas de figure, la personne connait Tintin.

Citation :
On lui sert une bouillasse moche, loin du matériaux d'origine, à s'en exploser le crane contre les murs. Les voix lui semblent hideuses, les gags moisis, les "acteurs" d'une laideur à faire peur. Et, même les clins d'oeils insérés dans l'image à son intention peinent à la dérider (Savez vous que le premier personnage à l'écran, le dessinateur, n'est autre qu'Hergé lui même?).

Et voilà, la plupart des tintinophile vont aller le voir par curiosité, pensant qu'ils vont retrouver l'univers qu'ils aimaient tant. Mais c'est faux! L'univers est tout changé et les personnages aussi: Tintin est bête à manger du foin, les Dupont sortent rarelent leur "dirais même plus" et Hadock est un poivrot incapable de lacher la bouteille et qui devient un vrai légume lorsqu'il est sobre en plus de ça, comme le dit si bien Monsieur De Walrins, les personnages sont d'une laideur à faire peur. Quant aux acteurs, n'en parlons pas, Daniel Craig est pire que mauvais et les autres sont à peine moins mauvais il n'y a peut être que Milou qui n'est pas trop mauvais.

Citation :
les gags moisis

C'est vrai que les gags sont vraiment nuls et nous font rarement rire.

Citation :
Pourris le pour la 3D

La 3D, grande nouveauté que l'on retrouve maintenant dans tous les films d'animation et qui ne sert à RIEN! L'image est tout simplement assombrie et rend le film encore plus ennuyeux qu'il ne l'était déjà.


Passons maintenant aux arguments de la défense:

Citation :
le spectateur a toujours vécu dans une grotte. Tintin, il connait de loin, par deux trois images, [...]l'impression d'avoir assisté à un film franchement pas mauvais

Finalement, pour au moins un quart de la salle, le film aura été bien et ils auront passé un bon moment à rigoler de leur inculture BD.

Citation :
coté cinéphile me souffle d'un coté "ouais, c'est pas un mauvais film

Votre honneur, vous voyez que même Monsieur De Walrins, cinéphile accomplit admet que c'est pas un mauvais film.

L'accusation rétorque:
Oui mais c'est un adepte du nanar!

La défense:
Bien sur, mais c'est tout de même un cinéphile et on ne peut le nier!

Citation :
pour les aspects hideux dedans

je ne suis pas d'accord, je trouve que les effets pour changer de lieu sont bien trouvés et sont très beaux.


Voilà, vous n'aurez pas besoin de trop de temps pour comprendre que sur ce film, il y a plus d'arguments contre que pour donc, il n'est pas bon.

Alors pour reprendre les termes de De Walrins:

lancer des cocktails molotovs sur la voiture du cinéaste pour l'empécher de mettre ses sales pattes sur le reste des bandes dessinées.


Donc on se retrouve à Hollywood pour caser la figure de Spielberg et sauver notre patrimoine européen de la Bande-Dessinée.

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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 3 Nov - 20:54

Chapeau pour cette critique, mademoiselle. Je n'en attendais pas tant du point de vue de la mise en scène, très agréable.

Pour éclairer tout de même sur quelques points:

-Quand je parle des aspects hideux, je penses au film en général, avec l'idée de numériser les acteurs pour faire dessin animé, mais pas trop. Les transitions, et les fondus (au moment du passage sur la licorne par exemple) sont assez bon. Il n'empèche que j'eus préféré que Monsieur Spielberg nous fasse un film tout animé (comme le lac aux requins), ou tout filmé (comme "Tintin et les oranges bleues" et "tintin et la toison d'or") à la place

-J'avouerais ne pas avoir su dire qui jouais qui coté acteurs, tous étant méconnaissables. Qui plus est, Daniel Craig joue pour une fois un personnage expressif, limite cabot sur certains plans (le naufrage de la licorne, par exemple), donc bien loin de son sous jeu habituel. Comme quoi, je ne suis sans doute pas très physionomiste

-J'ai oublié de parler d'un truc qui m'a choqué pendant ce film: la cohérence temporelle. Tintin se fait mitrailler à tout vas (les premières vrai mitraillettes sont produites en séries à partir de la seconde guerre mondiale), voit abattu devant lui un agent du FBI (FBI qui n'acquiert ses palmes de noblesse qu'à partir de 1933 et l'affaire Dillinger, avant réellement de s'affirmer pendant la seconde guerre mondiale), tandis que les voitures, même de personnes richissimes, sont de modèles oscillants entre les années 20 et le début des années 30. Je chipote, c'est vrai, mais ca m'a fait tiquer.

-
Citation :
Tintin est bête à manger du foin
Pas tout à fait d'accord là dessus, il a quand même tout au long du film des éclairs de génie (totalement foireux). A croire qu'il est le fils de Patricia Arquette (époque "Medium") et Vincent D'Onofrio (époque "New York: Section Criminelle"). Affolant.

-
Citation :
il n'y a peut être que Milou qui n'est pas trop mauvais.
Je ne citerais à cet égard que le résumé de "Humains": Les alpes jouent bien

-Ha, et pour ceux qui croient que la fin est un Cliffhanger avant la suite, détrompez vous. Le prochain film, c'est le temple du soleil (vous avez le droit de gueuler "FUuuuuuuuuuuuuuuuuu!")


Bref, voila. Rien pour contredire Coco. Même avis sur la 3D (je l'avais démonté sur Harry Potter), même avis global. Bref...
Juste pour les nanars, ce n'est pas ce coté là qui a parlé sur Tintin Wink
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Coco.B
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   Jeu 3 Nov - 22:01

Citation :
Juste pour les nanars, ce n'est pas ce coté là qui a parlé sur Tintin

J'imagine que c'était ton côté amateur de vrai cinéma qui parlait.
Donc on se donne rendez-vous quand pour aller caser la figure de Spielberg et des producteurs tant qu'on y est?
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MessageSujet: Re: Critiques cinéma   

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