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 Sans titre

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Henri de Walrins
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MessageSujet: Sans titre   Jeu 22 Sep - 15:20

Je précise, d'abord, que cette "oeuvre" est un texte de jeunesse. Comprenez par là qu'il remonte à pas mal de temps (deux ans, me semble-t-il), à une époque un peu à la croisée des chemins entre mon "moi de pas encore 18 ans" et mon "moi actuel" (je parlerai évolution et psychologie peut-être un jour... Rolling Eyes )
Bonne lecture, bon décryptage.

Citation :
L’heure est nocturne. Matinale peut être maintenant. Allongée dans le lit, proche à côté de moi, cette femme dort.
Moi, comme chaque soir, j’attends. Je me cherche vainement. Je cherche tes traces.
Une fossette s’éclipse sur la joue de la dormeuse. C’est un fait. Quoi qu’il arrive, elle ne te ressemblera pas. Jamais

Je ne sais même plus aujourd’hui quand et comment nous nous rencontrâmes. J’ai toujours eu une mémoire capricieuse, joueuse peut-être, du moins vis-à-vis des choses importantes.
Il me semble maintenant que nous avions été présentés l’un à l’autre. Ceux que tout oppose.
Et pourtant, ce soir-là, par des haines communes, nous nous sommes rapprochés.

Les deux ans qui suivirent ont été, admettons-le à demi-mot, riches en émotion. Je n’ai jamais su, ni vu, la vérité au fond de toi, mais je m’en foutais. J’avais appris par le temps à t’aimer, je respirais, pensais, vivais par et pour toi. Et mon plus grand bonheur était de te voir réagir à mes propos.

Malgré les écueils, les esquifs, nous avancions. Peut-être vers un quelconque rêve commun, j’en viens à douter aujourd’hui.
Mais, comme tu le disais souvent, rien n’est éternel, et personne ne mérite notre confiance. Tu me le rappelais, inexorablement. Plaisanterie à mes yeux, et pourtant.

Deux ans, deux années à peine que nous nous fréquentions. Et tu me trahis.
Ou plutôt, maintenant que je le couche sur le papier, tu trahis une vision que j’avais de toi, que je m’étais battis de toi.
J’étais aveugle de ce que je ne voulais voir, et confronté à la réalité. J’assumais mes convictions, et fuis.

Mes tripes me faisaient mal, à en crever. Je voulais vomir, me vomir, te vomir. Je te haïssais sans pouvoir le faire, continuant à t’aimer sans pouvoir aimer
Mes jours sans toi commençaient à devenir des nuits. Je me sentais, pas à pas, devenir fou.
Un soir que je n’en pouvais plus de ce sevrage de toi, violent et brutal, je vins te voir, chez toi, comme jamais autrefois. Avec surprise, tu m’ouvris.

Je voulais te parler, tout en ignorant quoi te dire. Je voulais hurler, tout en sachant que je me mentais. Alors je t’ai frappé. Pour ne pas pleurer, je frappais. Un coup, et mon cœur était en sang. Un coup et mon cœur se libérait.
Toi, tu ne pleuras pas. Pas une seconde. Tu ne bougeas même pas. Lorsque mes poings et ton visage furent ensanglantés, je savais encore moins où je me trouvais. De l’eau coulait de mes yeux, sans que je puisse l’arrêter. Et je t’ai fait sombrer avec moi

J’ai léché le sang qui coulait de ta bouche, et forcé mes mains à courir sur ton corps. Sans que tu cries, sans que tu bouges, je t’ai violé; j’ignore combien de fois.
Mon cœur saignait, pleurait, mais je m’en foutais. Je n’écoutais pas. Par toi, par ta faute, il avait été blessé. Je voulais te voir souffrir autant que moi, autant que lui. Je voulais te faire effleurer le fil ténu de la folie.

Je me suis réveillé à coté de toi, à midi passé.
Tu étais là, immobile, pale et froid comme la glace. Ton cœur avait cessé de battre, je ne savais pas quand.
Je fus le seul à ton enterrement. Je fus le seul à t’enterrer. Mes yeux n’avaient cessés de couler tout le jour durant, mais je m’en foutais. Je n’avais plus rien contre
Je couchai ton corps contre la terre, nu dans un simple drap. Pour seul pierre, tu reçu un baiser sur ton front blanc. Puis la terre recouvrit ton corps et mon cœur

J’ai depuis toujours cherché des filles te ressemblant, sans jamais trouver a t’égaler. Ici aussi, les fossettes de celle là ne sont qu’un ersatz de toi.
Je suis mort avec toi, toi qui fus tout pour moi. Spleen, idéal, Alpha, Omega. Adieu
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Gudule
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Sans titre   Jeu 22 Sep - 18:27

j'ai bien aimé, c'est assez dur, ce n'est pas mon style préféré...

je n'ai tout a fait compris cela:
Citation :
Spleen, idéal, Alpha, Omega. Adieu
mais bon...
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Liam Daläa
Chef Administrateur
Chef Administrateur
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MessageSujet: Re: Sans titre   Jeu 22 Sep - 19:12

Ton texte est beau. Maintenant que je l'ai lu il me reste encore un peu de sa lueur bleu dans mes yeux, autant par sa présentation physique, à cause de l'effet "citation" que par son contenu qui me laisse en tête un triste et sombre bleu aux reflets dégradés noirs et gris.
Prend ça comme un compliment. Very Happy

_________________

Je m'appelle Invité comme tous le monde.

Erik Satie



*
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Sans titre   Jeu 22 Sep - 19:16

Spleen et Idéal: rapport a Rimbaud
Alpha et Omega: Rapport à Jesus

Sans en etre totalement sur (la soirée d'écriture de ce truc avait été assez... barbare)

Il faut concevoir ce texte comme un "adieu" à une personne (c'est à peu près comme ca qu'il a été composé). Cette personne/ce personnage était à la fois cause de spleen/dépression, et un idéal à atteindre, ainsi que le début et la fin de quelque chose d'assez "hénaurme" (l'amour d'une vie, thème du texte).

Voilou voilou... Dur d'en dire un peu sans en dire trop.

Un détail, relis ce texte, il est a plusieurs niveaux de lecture.
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Mario
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Sans titre   Ven 23 Sep - 15:15

*passe en coup de vent*


Baudelaire, pour le spleen et idéal, et non Rimbaud.
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Henri de Walrins
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Sans titre   Ven 23 Sep - 15:59

Pas grave, le principe y est Wink
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Coco.B
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Sans titre   Ven 23 Sep - 16:59

j'ai pas mal aimé, mais j'ai eu l'impression de lire un texte écris par un garçon de 14 ans ce qui est dommage. Sinon, l'histoire est bien. Il faudrait juste que tu réécrives certaines phrases et ce sera bon.
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Sans titre   Ven 23 Sep - 19:17

Coco.B a écrit:
j'ai pas mal aimé, mais j'ai eu l'impression de lire un texte écris par un garçon de 14 ans ce qui est dommage.

Ha?
Dit m'en plus, ton avis m'intéresse vraiment là. Première fois qu'on me dit ca

Pour la ré écriture de certaine phrases, vu "l'age du texte", on peut considérer qu'il est gravé dans la pierre ^^
C'est plus "je montre pour montrer" que "je demande un avis" Wink
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The shadow
Chef correcteur
Chef correcteur
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MessageSujet: Re: Sans titre   Dim 25 Sep - 0:14

Me souviens de ce texte.

Les interventions du narrateur comme "admettons-le à demi-mot", "mais je m’en foutais", "Ou plutôt, maintenant que je le couche sur le papier", ça me fait toujours bizarre mais sinon le texte est plutôt bon.
Y a des choses que j'aime bien, de bonnes trouvailles: ("Je fus le seul à ton enterrement. Je fus le seul à t’enterrer."
"Pour seule pierre, tu reçu un baiser sur ton front blanc. Puis la terre recouvrit ton corps et mon cœur.") mais j'ai du mal avec la violence de la fin.

_________________
Quand je vois Aphrodite, je pense à « hermaphrodite » et du coup j’imagine un escargot.
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Coco.B
Ecrivain
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MessageSujet: Re: Sans titre   Dim 25 Sep - 10:46

Ben tu utilises des expressions qu'un mec de 14 ans mettrait dans une rédaction. Je sais psa vraiment comment t'expliquer. Si tu veux, il y a des tournures qui ne donnent pas l'impression que tu as écris ça quand tu avais 18 ans. Ou alors tu étais dans une phase "maman me manque" et tu auras écris avec des mots de petits. Donc tout ça, fait un peu lourd dans ton texte surtout quant on connait ton style de maintenant. Si tu veux mieux comprendre, relis le texte en faisant bien attention et tu verras (enfin je pense).
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http://notdead.forumactif.org
Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: Sans titre   Dim 25 Sep - 12:01

je retiens, là encore, une phrase

Citation :
Ou alors tu étais dans une phase "maman me manque" et tu auras écris avec des mots de petits.

Honnètement, honnètement... T'es pas loin de la vérité.
Relis le texte, toi aussi. Il a été "inspiré" par des faits de ma vie (bon, je n'ai pas tué quelqu'un), et même sans avoir toutes les cartes en main, tu devrais pouvoir comprendre deux trois trucs en relisant Wink

Ha, et merci pour mon style maintenant
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