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 La cave à nanars de l'oncle H

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Henri de Walrins
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MessageSujet: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 14:02

Derrière la salle de cinéma se trouve un escalier en métal rouillé. Des marches grinçantes vous accueillent, tandis qu'une fumée abondante et une lumière tamisée vous font signe que vous êtes entrées dans un autre monde de pensée.
Vous êtes dans la cave des nanars de l'oncle H, un lieu où les mauvais films sont roi, et où quelques déviants font la loi


Avant propos:
Nanar = mauvais film sympathique. Tout film mauvais n'est pas un nanar, comme tout film sympathique mais débile n'en est pas un. Le nanar est un film qui possède quelque chose en plus, on rit de lui, mais de manière assez saine, assez franche. Voila pour la classification.
Si vous avez des doutes sur la catégorisation d'un film, demandez à Mario ou à votre serviteur. Nous pourrons, peut être, vous éclairer.

(Information sur la notation: il va ici de soit que, plus le film est mal foutu, mal joué, outrancier... nanar, donc, plus la note sera haute. Nous sommes donc face à une échelle qui est, quasiment, inversée par rapport à des notes de bons films)

Liste de films























Dernière édition par Henri de Walrins le Lun 7 Nov - 20:32, édité 8 fois
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Coco.B
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 18:18

Il fallait que tu l'ouvres cette cave à nanar oncle H. Et c'est une bonne chose que tu l'ai fais. Est ce que tu pourras mettre des liens de nanar dans cette cave s'il te plait?
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http://notdead.forumactif.org
Henri de Walrins
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 20:06

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Liam Daläa
Chef Administrateur
Chef Administrateur
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 20:33

Bonne initiative. Il a l'air vraiment flippant le dernier !!

_________________

Je m'appelle Invité comme tous le monde.

Erik Satie



*
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http://poetesecrivains.forum-actif.net
Mario
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 20:42

Bonne initiative, oui. Pour télécharger des nanars, la Garçonnière est l'endroit idéal. Complet, toujours renouvelé par les membres fanatiques du nanar et trouveurs de perles rares, c'est le site qu'il faut avoir dans ses favoris quand on veut voir du nanar.


Pour rejoindre Henri, si vous avez des incertitudes sur les films, si vous ne savez pas par quoi commencer, poser toutes vos questions sur ce sujet, on sera là pour y répondre. Et du coup, je peux poster mes critiques de films nanardes, maintenant. C'parti pour Turkish Star Wars !



à Liam : Ogroff Mad Mutilator fait peur, mais pas dans le sens qu'on pourrait croire. Faut le voir en ayant déjà visionné plusieurs nanars "hard" pour supporter. C'est en quelque sorte l'épreuve ultime. Si tu supportes et tu aimes Ogroff Mad Mutilator, tu es officiellement nanardeur.
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Pan!
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 20:48

oh chouette, ça c'est une bonne idée!

*part télécharger "White fire" histoire de se faire une idée*
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Mario
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 21:22

Très bon choix, Alcide !




Bon, je refais une critique de Turkish Star Wars, l'autre datant un peu et étant plutôt longue.




TURKISH STAR WARS
Vu par Mario







Turkish Star Wars, ou comment faire un film ambitieux avec le budget d’un écolier de primaire s’achetant des carambars à la sortie de l’école ? Tel est le dilemme que s’est posé Cuneyt Arkin, l’acteur principal et le scénariste (ahem…) de Turkish Star Wars.


Turkish Star Wars, TSW pour les intimes, est un monument, un des trésors que doit posséder tout nanardeur avec Blood Freak, une figurine de Tommy Wiseau et l'intégrale dédicacée de Weng-weng, le James Bond nain asiatique. Le film est de 1982 et son titre original est Dünyayı Kurtaran Adam, aka « Le sauveur du monde ». Cuneyt Arkin, héros national, aux commandes - ceci n'est pas une blague, le bonhomme a porté la flamme olympique à je ne sais plus quels jeux éponymes - aussi présent et en roue libre que ledit Tommy dans son art poétique.


L'une des particularités de TSW, c'est le doigt d'honneur constant à quelques valeurs du cinéma. Images volées au Star Wars original sans vergogne (on peut même dire pillées), ré-utilisées plusieurs fois pour montrer plus d'images, vol de la musique originale d'Indiana Jones, pillages de reportages/documentaires pour décrire une planète - le tout en mélangeant tout et n'importe quoi, la Grèce, les Pyramides d'Egypte et un Coran volé à l'imam de l'équipe de tournage pendant qu'il était aux toilettes. C'est du vol totalement assumé et montré à l'écran avec un panache à en faire pâlir un albinos. Mais Cuneyt ne s'arrête pas là. S'il n'y avait eu que du vol, le film serait resté dans l'oubli le plus complet, comme beaucoup d'autres navets. C'est sous-estimer la "Cuneyt Touch", le génie de cet Alain Delon du Bosphore !

L'autre grosse particularité de TSW, c'est qu'il a été financé par des dealers de LSD/ecstasy. Enfin, peut-être pas, mais tout porte à croire qu'ils marchaient tous au buvard parce qu'on atteint des sommets au niveau...de tout. Décors, jeu d'acteurs, scénarios, caméras...tout exhale ces trois mots que prononce le spectateur enivré d'images renversant le cerveau : what...the...fuck...

J'exagère à peine ! Le film commence sur deux gars portant des casques de mobylettes démodés, et on apprend qu'ils sont dans un vaisseau spatial. Bienvenue dans le monde de Cuneyt, où rien n'est impossible. Puis, nos deux héros, Cuneyt - et André, dont ne retient pas le nom vu qu'il sert à rien sinon à mettre en avant la toute puissance de Cuneyt - arrive sur une planète en touristes, tape dans des peluches/squelettes hyperactives, se fait capturer (? on ne sait pas trop, en fait), drague une blonde et caresse un enfant consentant (véridique !), s'entraîne en sautant sur des trampolines pour faire croire qu'il peut sauter super haut et fait exploser des rochers en carton en les lançant contre des parois de rochers...Ah oui, il sauve aussi le monde en se battant contre un clochard qui se balade avec un cerveau en or. Heureusement, Cuneyt est financé par Jouet Club et gagne un level en arrivant avec des gants en or et une épée en bois qui fait toc toc quand on la frappe contre les murs.


Vous avez tout suivi ? Tout ça dure environ une heure trente. On a la tête sous l'eau pendant tout ce temps, pris en otage par une réalisation laissée aux bons soins d'un psychopathe pelliculaire. C'est violent au possible, ça attaque la rétine au dernier degré (je vous épargne les costumes approximatifs et les coups de typex sur la pellicule pour faire croire que c'est des lasers), et quand le film se termine, on a rapidement besoin d'un médicament au mieux, au pire d'une bonne bouteille pour oublier.


Pas de notes, même pas de commentaires, c'est un bon gros nanar. Culte.


Pour voir le film ( en V.O), vous pouvez passer par la Garçonnière (lien de Henri ci-dessus), ou alors un lien direct : megaupload.com T79E0E8E
Pour avoir une VOSTFR, vous cherchez Turkish Star War sur Youtube, mais c'est encore pire en comprenant ce qu'ils racontent (ils se lancent des blagues en pleine bataille spatiale...).




Dernière édition par Mario le Lun 10 Oct - 21:37, édité 3 fois
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 21:30

Ha, pour avoir lu la première à l'époque, on sent plus de recul. Plus d'habitude du nanar, sans doute tongue
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Mario
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 10 Oct - 22:35

Lui et l'Autre (titre original : El E.T.E y el Oto)
Vu par Mario







Synopsis : Cf. E.T, de Spielberg.




Lui et l'Autre , film d'origine espagnole, est un plagiat total, certes, mais pas si honteux que ça, du célèbre E.T américain. On a vu mieux avec l'original, normal, mais on a vu largement pire - comme le Turkish E.T, aka Badi, surnommé "la crotte qui pète" par les fans.
Le film aurait été d'une platitude extrême si le petit alien préféré des enfants avait été une marionnette de plus créée par une classe de gamins de six ans. Or, originalité, débilité ou folie, que sais-je, E.T est dans ce film joué par un homme, et pas des moindres...


Jim Carrey ? Mouais, petit. Bien petit comparé au frère Calatrava qui joue E.T avec des jeux de visage aussi surprenants et abominablement guignolesques les uns et les autres. Il transforme sa figure, agrandi sa bouche, roule ses yeux dans tous les sens...c'est un festival d'horreurs qui rendent l'acteur "star" du "film".
Ce jeu de visage est aussi soutenu par des scènes tout à fait surréalistes, issues de l'imagination d'un réalisateur sans doute plus accroc au LSD et autres substances qu'au cinéma. Comment dire...E.T Juanita marche comme une grenouille apprenant à marcher sur deux pattes. Non content du ridicule de la démarche, le réalisateur le fait danser dans un salon assez flippant, au milieu d'enfants, sur une musique simple et sautillante...Ajoutez à cela un costume des plus étranges, moulant et blanc. Les mains ont de grands doigts boudinés, les pieds ressemblent à des pis de vache...
Le tout ressemble à un enfant pas tout seul dans sa tête, pauvre et simplet, allant à un bal costumé en ayant envie de pisser. Surréaliste à souhait.


C'est un film vraiment étonnant, car, précisément, on est surpris qu'un plagiat soit aussi différent de l'original : on s'attend à une connerie de l'alien madrilène à chaque instant. Mais le scénario reste plat, basique, suivant grosso modo l'histoire originale.
Les seuls changements : le père fait un hameau en allumettes (no comment), personne ne cache l'alien (il est d'une autre planète mais je l'emmène dans mon parc préféré pour jouer).
Une chose dérangeante, et dérangée, c'est que les scientifiques de Spielberg sont remplacés par la cour des Miracles. Je résume, à côté de la table où est étudié E.T, il y a un acteur revêtu d'un habit religieux traditionnel pour les défilés (style Klu Klux Klan), un docteur illuminé, un concierge portugais, et un adolescent à pull rayé revenant de sa promenade sur la plage de Dinard... Le mélange des styles tombe dans le grand n'importe quoi quand tout ce beau monde se met à se trémousser sur une musique pseudo-funkie, autour de l'alien....


Le film, du reste, alterne le scénario avec des moments de pure folie. Ainsi on voit un homme montrer un tonneau d'où une paire de jambes chaussées de rollers en sortent. Une fille en sort et l'homme se met à marcher sur les mains. Le traditionnel "What the fuuuu" s'impose.
Je passe sur les divers amusements de la bande de gamins avec E.T, je ne les vois comme des grands moments d'humiliation pour l'acteur qui joue E.T...

Tout cela est emballé par deux crémations oculaires des spectateurs, quand le vaisseau du mongol de l'espace vient et revient sur Terre. La critique Nanarland dit que ça ressemble à la boîte de nuit "Le Macumba", je ne vois pas mieux.



Acteurs : A côté de Calatrava qui joue un E.T multi-faciès, les autres acteurs sont des statues de cire. Calatrava fait un numéro quasi unique au monde avec son visage...

Scénario : C'est un plagiat, certes, mais c'est tellement dingue, tellement déjanté, fou, à l'ouest, absurde et what the fuuuuuuuu, que ça vaut bien un scénario correct. Un mauvais point, c'est la nécessité de faire des "gags" nullissimes...typique d'un nanar, quoi.

Éléments artistiques : Ça pue le budget bonbon d'un écolier.


Film tout de même moyen, car à part les visages d'E.T, il n'y a rien de bien nouveau, de bien entraînant. Un nanar à voir absolument, je classe le film dans la catégorie "cultissime", mais à passer vite par moments.




Le frère Calatrava, en images (vous ne rêvez pas, c'est lui E.T):


Spoiler:
 



Lien pour le télécharger : megaupload.com 1HJA9PNG
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Henri de Walrins
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Dim 23 Oct - 23:07

Beur sur la ville
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Belkacem Ralid est un raté. Pistonné, dans sa cité des bas de seine (99) pour devenir policier, il rate le concours. Pourtant, un étrange concours de circonstance va le faire devenir Lieutenant de police, avant qu'il ne se retrouve chargé de l'affaire du "Tueur du vendredi", décapitant ses victimes à la sortie de la mosquée

Ca y est... Je l'ai fais. Comme une première expérience en apesanteur, ou une soirée magique avec pétard et Pink Floyd, le premier nanar "sur grand écran" est un passage pour tout nanardeur qui se respecte. Et je l'ai passé ce soir.
J'avais vu l'opprobre dans les yeux de mes amis, de ma famille, quand je leur avais annoncé que j'allais aller voir ce film. La jeune Coco, même, m'aurait sans doute jeté quelques pierres si la gentilles Deedlit ne l'avait pas interrompue (tongue ). Mais ca valait le coup.

Tout commence avant le film. Je rentre dans la salle de ciné, pour tomber sur l'opérateur (le projectionniste) avec lequel je bossais l'an passé. Sobrement, il m'informe un que j'ai mauvais gout, deux que "ce truc" est un ovni, et trois que les entrées valident son statut d'Ovni. Déjà, je bave.
Puis, vient la phase des annonceurs. Et là, sans appel, le "lolwut" tombe. Booder, "héros" de "ce truc", a en effet bruité et commenté les deux annonceurs (Paramount nous est gratifié d'un magnifique "Attention, les étoiles tombent", ou connerie du genre, par exemple). Déjà, déjà...

Commence ensuite le film. Frédérique Bel, puis Beigbeder, viennent faire deux caméos aussi furtifs que discrets, dans des roles pas forcément utiles, tandis que Booder fait le pitre avec ses copains, un gros black et un petit jaune (aussi inutiles que lui, mais moins cons).
Puis, sans plus tarder, se pointent Demaison, Jugnot, et un mec inutile avec un accent portugais tellement affreux qu'il ferait pâlir d'envie les imitations pitoyables de Galabru dans "le fuhrer en folie" et Boon dans "Rien à déclarer". Puis, retour sur Booder, décidément bien con, qui voit enfin son rôle dans l'histoire augmenter.

Il faut ici faire un point sur ce personnage. Booder, c'est un peu le croisement entre Weng Weng et Salvatore Baccaro (l'homme singe de cinecita), le fils caché d'Alvaro Vittali pour le coté "nabot atroce", ou, plus prosaïquement, le résultat d'une rencontre fortuite entre Quasimodo et un 33 tonnes lancé sur l'autoroute. Vous aurez donc compris, il est extrêmement laid (et surtout, il joue plusieurs rôles dans l'histoire), mais, point positif, il joue à peu près bien.
On pouvait en effet s'attendre au pire venant de celui qui fut, rappelez vous, l'homme d'un seul rôle. Orangina rouge (mais pourquoi est il si méchant?). D'ailleurs, par humour, le scénariste à décidé de lui faire boire du fanta. Et là, d'un commun accord, je lance avec Mario "Gag!".

Hum... Arrivé là, je ne sais pas de quoi parler. Je continue sur les acteurs, ou je me lance dans les gags qui font plus rire d'eux que grace à eux (je tiens à signaler, on rit quand même presque à chaque gag, au point qu'un moment se pose la question de la réussite de ceux ci. En riant d'un gag, le rire n'est il pas né grace à lui?). Viendra ainsi par exemple de la bouche d'un infirmier (Mokobé), originaire du 93 "Vous ètes des fous en Banlieux". Critique amère du système actuel.

D'un autre coté, donc, les acteurs. Dire de certains qu'ils sont démotivés relève du pléonasme. En effet, si les petits jeunes du commissariat du 99 sont assez "bons" (bien que le portugais en fasse des tonnes...), les soit disant officiers du Quai des Orfèvres sont par contre définitivement dans le sous jeu (Julien Courbey le premier...). Mais que diable allaient ils faire dans cette galère?

Enfin, le film touche à sa fin. Après une résolution de l’enquête qui fleure bon les épisodes pourris de Scooby Doo, arrive un twist final téléphoné. Puis, comique de répétition. Et enfin, enfin, la vrai fin... une fois encore avec des gags "particuliers".
Nous aurons pu, remarquer, au passage, deux trois musiques pas mal (du France Gall, si je ne m'abuse, à moins que si), quelques bonnes trouvailles pour "banlieuser" le matériel (essentiellement du Chatterton). Bref...

Donc.

Acteurs: Un premier role charismatique, certains sous valium, d'autres carburant aux amphet. Ca doit bien valoir un 12 cette bestiole là

Scenario: A la fois basique, fouilli, raté et réussi. Pierre Tremblay en serait fier. 14

Eléments artistiques: La numérisation des films a fait perdre tout le coté "pelloche craspec". C'est trop bon tout ca, on sent le coté professionnel. Sanctionnons pour l'exemple, 4.

Total: 10/20: On bon petit nanar bien de chez nous. Comme à la fin de "ce truc", entonnons la marseillaise, la main sur le coeur

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Henri de Walrins
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Jeu 27 Oct - 0:06

Va te faire foutre Freddy
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: Gord, 28 ans, vient de trouver un emploi. Son père, super fier de lui, lui offre donc une voiture. Le problème, c'est que Gord est un rien con (euphémisme)...

Un film que j'avais téléchargé il y a déjà pas mal de temps, pour son statut de "film culte" et son titre outrancier, mais que je n'avais jamais eu l'occasion de regarder. Et puis, l'autre jour, Mario me parles d'un ami commun qui s'était maté le film (qu'il avait pris sur mon pc) et qui l'avait comparé à un trip sous drogue quelconque.
Etant en vacance, et ayant envie de me mater un film pas trop long, et pas trop cérébral, je cliquais donc machinalement sur "ce truc"...

Si je suis dans cette section, vous l'avez deviné, c'est que "Va te faire foutre Freddy" (Freddy got fingered, "Freddy se fait doigter", titre original aussi classe... Rolling Eyes ) est bien un nanar. Qui n'a en rien usurpé son statut de film culte, ni ses cinq razzie award (les Oscars du mauvais film américain, décernés depuis trente ans). Est ce que c'est un grand nanar, un truc stratosphérique? Oui et non.

Non, d'abord, parce qu'il y a beaucoup de moment de "mou". Des scènes où le "héros", Gord, est "normal", un running gag parmi les plus foireux du cinéma, des trucs cons mais moyens. En plus, le film dispose d'une bande son assez bonne, et d'un rendu de caméra très "net" (il n'a "que" dix ans, signalons le).

Oui, ensuite. Oui, parce que Gord est une sorte de Mickael Youn en plus extrème, trash, con... bref un mec qui ferait passer le pire de "les 11 commandements" pour un succédané de Derrick. Oui parce qu'il n'est pas tout seul dans sa tête (je ne décrirais rien, ce serait spoiler les premiers passages totalement "what the fuck" que de le faire), parce qu'il est à la fois réalisateur et acteur principal (Chuck Norris *-*), parce qu'il use/abuse de certains effets de style totalement useless qui "rendent bien" pour le plaisir de faire kéké... Faire le listing de l'ensemble serait trop long, mais y en a une palanquée...

Point "positif" pour l'amateur de mauvais film sympathique, le film monte en intensité. D'abord, seul le fils est con (et encore, je suis gentil...), puis le comportement anarchique, totalement hors de propos, glisse petit à petit sur les autres personnages du film, les autres membres de la famille. Le père (joué par je sais plus quel acteur, le mec qui jouait le chef dans Men in Black) finit par péter les plombs, offrant une définition totalement honorable du terme "cabotinage", et finissant même par faire jeu égal dans la vulgarité et le débile avec son fils

Total

Scenario: néant. 14/20 simplement parce que je me suis marré comme un bossu, bien que le film soit en dents de scies. La fin est simplement magnifique de connerie et de décousu

Eléments artistiques: 10/20. trop bon, des cotés trop professionnels. De "faux éléments artistiques", révélés pendant le générique font remonter le film, grace encore une fois au trash

Acteurs: 18/20. Vulgaires, cons, totalement hors de controle. J'en veux encore! *-*

Note globale: 14/20. Un grand nanar, méritant totalement son statut de film culte. L'ami commun de Mario et moi m'a dit l'avoir passé en "double programme" avec "le silence des jambons". L'idée est bonne, mais seulement si vous ne tenez pas à vos neurones, les deux films étant aussi cons mais dans des situations différentes

lien de téléchargement
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Henri de Walrins
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Mer 2 Nov - 18:46

Les Dalton
Vu par Henri de Walrins

Synopsis: les aventures des quatre frères les plus débiles de l'ouest...

Le chemin de croix du nanardeur est une route longue dont la pente est forte, mais il lui faut garder la positive attitude, malgré tout. Combien lui faut il d'échecs, de films insipides, avant de trouver la perle? ...
Bon, ok, je lache le style miséreux.

En recherchant un bon nanar comique, je me suis régulièrement enfilé des films trop nazes (L'élève Ducobu), trop con et pas drole (Rien à déclarer), voir, paradoxalement, trop bon (Very cold Trip, chroniqué dans le sujet voisin). Trop rares étaient les films qui, comme un "Beur sur la ville", étaient aussi con/aussi outrancier/aussi naze sur les synopsis qu'à l'intérieur. Et puis...

Lors d'une pérégrination sur internet (ce matin, pour etre exact), je tombe sur un truc recensant les "adaptations de bédé en film", et cassant copieusement du sucre sur le dos du film "Les Dalton". Ayant souvenir de bandes annonces miteuses dans ma jeunesse, me rappelant que le duo (pas trop) comique Eric et Ramzi jouait dedans, je lance le téléchargement sans attendre. Au pire, ca sera un "Halal police d'Etat" à nouveau, débile, très moyennement drôle, mais pas nanar. Et nous y voila

Les Dalton, c'est d'abord un casting. Ramzi Bedia, comme déjà dit (seul bon acteur du film), mais aussi Til Schweiger (Hugo Stiglitz de "Inglorious Basterd", doublé comme dans Cilit bang), Marthe Vilalonga, Elie Seimoun (totalement en roue libre), Kad Merad, Jean Dujardin, Jean Benguigui... Mais, mais, la vrai star, c'est Eric Judor. Eric qui fait passer le Poelvorde de "Rien à déclarer" pour Daniel Craig, Eric qui parle en chinois style "La tour Montparnasse infernale", eric, eric, eric... C'est simple, il fait tout, partout, mais il le fait atrocement mal. Il a, heureusement en face de lui, un pseudo mexicain qui lui permet de donner la juste mesure de son talent dans le "Portnawak foireux", à grand coup de roulage de cul et de rires sardoniques. Chapeau!

Passons brièvement le scenario. Pas plus con qu'un autre, il doit valoir celui du Lucky Luke de 1991 (mais si, vous savez, Terence Hill piétinant avec un rire sardonique nos lectures d'enfance), et s'avèrerait au final "divertissant" s'il n'était pas greffé de trouvailles connes (le piment explosif, inspiration du jeu "Plant vs Zombies"?), et massacré/interprété par des acteurs totalement à l'ouest, comble pour un Western (/se prend une brique dans la gueule)

Non, l'autre révélation de ce film, ce sont les effets artistiques. Passons sur ce que je considère comme un crime de lèse majesté (une reprise transposée de la chanson Moon River, thème chanté par Audrey Hepburn dans "Diamant sur Canapé") pour nous attarder sur les autres musiques. Outrancières, c'est le terme, on ne peut nier qu'elle a été taillée pour le film. Mais, mais, surtout, ce qui fait pleurer, ce sont les effets spéciaux. A certains moment, je me croyais en train de jouer à Ocarina of Time, bon vieux jeu de Nintendo 64, alors que le film est sorti en 2004. Aberrant!

Bref, un petit nanar de chez nous. Pas forcément très drole, pas non plus nanar tout le temps, mais nanar quand même. Du nanar de comédie, qui plus est, et accessible sur internet

6/20 comme note totale
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Mario
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Jeu 3 Nov - 21:38

Va te faire foutre Freddy - Contre critique
(Re)vu par Mario



Film nanar déjà critiqué par Henri, film qu'il m'a passé en insistant lourdement. Soit, le titre avait l'air alléchant, mais en le prenant je ne savais pas à quoi m'attendre. Il a fallu qu'un ami me dise de le voir pour que ma curiosité de nanardeur soit titillée. J'ai eu la confirmation par Henri, ce qui m'a définitivement lancé pour un grillage de neurones façon nanar.


Par quoi commencer ? Va te faire foutre Freddy, c'est destructeur. Le gars qui a conçu cette chose a pris un scénario maigrelet et l'a massacré avec le sadisme cruel et drôle d'un enfant malsain. Il a filmé un fils timbré, mentalement atteint jusqu'au dernier neurone vivant, sérieusement asocial et complètement dans son monde, où le mot folie signifie vie quotidienne, ou bien rêve et fantaisie. Mais pas la belle folie - celle qu'on peut avoir les soirs d'ivresse. Je parle de celle des vrais doux dingues, ceux qu'on croise dans la rue et qui parlent tout seul de personnes dont ils rigolent avec un sourire flippant.
Les "inventions" du héros sont toutes aussi délirantes les unes que les autres, et quand on ajoute à ça un père se transformant peu à peu en fou à lier, histoire d'ajouter du n'importe quoi à la folie, ainsi qu'une fille handicapée - quoique touchante, parfois - qui prend son pied en étant fouettée aux jambes paralysées, très "orale", et tout aussi effrayante que les deux autres personnages...hé bien...on obtient 1h30 assez difficile...sans parler des gags qui parsèment tout le film, et qui font sortir à chaque fois ce fameux terme : what the fuck...


La normalité en prend pour son grade. Je ne spoile pas, mais me semble que les gens normaux du film sont tous atteints par la folie qui hante le personnage principal. Que ce soit son frère, sa mère, et même ses voisins, on a l'impression qu'ils sont totalement soumis aux conséquences de la folie du crétin. Tout ce beau monde sombre dans le grand n'importe quoi, ça bascule toujours dans l'overdose de dingueries effrénées, et ça ne s'arrête jamais. Nous ne reviendrons pas sur un final à la hauteur du film, où on comprend autant des choses que dans les combats de Turkish Star Wars...




Les acteurs en roue libre (Goldon, sa copine, le père) sont géniaux, y'a pas à dire. Complètement hallucinant, on a l'impression qu'ils adorent jouer les fous...Les autres, on n'y fait guère attention.
Le scénario tient sur un ticket de métro...vraiment moyen, rien à dire, banal...
La musique rattrape un peu, avec parfois de bons morceaux, mais souvent ça m'a filé un début de mal de crâne plus qu'autre chose.


Globalement, un nanar sous ecstasy/coke/joint/alcool, mais on rigole. Du grand n'importe quoi sur grand écran. Le pire dans tout ça, c'est qu'il y a dû avoir du budget...




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Henri de Walrins
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Sam 5 Nov - 11:28

Hitman le Cobra
Vu par Henri de Walrins

Synopsis (piqué sur Wikipedia):Après une course effrénée (filmée en mettant bout à bout trois fois le même plan) : l'inexpressif Philippe tue Roger, affreux jeune homme ayant vendu des informations aux japonais. Mike, le frère de Roger, veut se venger. Il envoie Bob, Blackie et un autre sbire retrouver Philippe. Ce dernier, rompu à l'utilisation des armes à feu, tue le gars sans nom, puis Blackie et encore un autre type qu’on n'avait jamais vu. Enfin, Philippe abat rapidement Bob. Mais, excédé par tant de haine envers sa personne, Philippe décide de régler ses comptes avec l'abominable Mike. L'affrontement sera impitoyable !

C'est bon, vous avez tous lu? Vous n'avez rien compris? C'est normal, c'est ca, Hitman le Cobra (aussi appelé "le terroriste", sans aucune explication). Un film assez magique, avec des acteurs sharismatiques (non, je n'ai pas fais de faute de frappe ici) en diable, un scénario imbitable, des faux raccords à foison...

Essayons de résumer l'histoire. Dans un village et un film philippin (sans doute, vu les trais des acteurs), une bande de paysans menés par le grand et charismatique Max (le charisme d'une endive, doublé à coté de ses lèvres par un acteur inconnu) décide de se révolter et de lutter contre les japonais d'un autre film. Pendant ce temps, dans un troisième métrage (et facilement trente ans plus tard), Philippe poursuit et tue Roger parce qu'il a vendu des informations aux japonais. Pendant ce temps, une bande de philippin du premier film déguisés en japonais, obéissants au général japonais du second film, va essayer de capturer Max en faisant une rafle dans la discothèque d'un quatrième film...

Vous n'avez (et Navet? /prend une brique dans la figure) rien compris? Allons bon, vous y mettez de la mauvaise volonté. C'est pourtant tellement simple que lors de certains moments, on ne comprend plus bien qui de Philippe, Roger, voir même Max, à trahis au profit des japonais.

Ajoutez à ca qu'en plus d'un scénario compliqué (qui a dit "bordélique"?), le ou les métrages philippins d'origine se permettent d'etre des films très obscurs, au propre comme au figuré. Nous verrons donc les "japonais" attaquer un village de nuit, sans lumière, pendant dix minutes. Dix minutes à voir valser les ombres de quelques figurants démotivés, sans rien comprendre, ca fait très mal au crane. Surtout quand, au milieu des années de la seconde guerre mondiale, se pointe d'un coup un infame capitaine japonais/philippin en tenue disco.

Bref. Coupes sauvages, films ineptes, absence de transition (on saute de Max à Philippe puis aux japonais disco sans l'ombre d'une explication...), que reste t'il. Ha, oui! Les doublages!
Vous connaissez sans doute le célébrissime "Philippe, je sais où tu te cache sale enculé!". Bon. Ben dites vous que "ce truc", c'est le mètre étalon de ce film. Pas un personnage n'est épargné de sa réplique vulgaire, les "connards", "enculé", "salop" et autres joyeusetés sautant au visage du spectateur avec une régularité d'horloge suisse. C'est tellement beau qu'on en pleurerait, merci Monsieur Ho!

Je m'arrète là (vous laissant le soin de découvrir vous même "ce truc"), tout en tenant à signaler un fait intéressant. Le Bob, flingué par Philippe avant le duel final avec Mike, n'est pas le même Bob que celui vu quelques scènes plus tôt. Le Bob mort est un acteur (inconnu) avec un collier de barbe, tandis que l'autre était un figurant inutile au visage poupin. Magnifique, rien d'autre à dire *-*

Total
-Scenario incompréhensible, sans aucun lien entre les métrages sauf le doublage
-Acteurs allant de pas motivés (Philippe, alias Richard Harrisson) à totalement "WTF"
-Des éléments artistiques? Lol, wut?

-> 16/20 pour ce gros nanar culte. A télécharger et regarder d'urgence
En cadeau, une petite vidéo "remake" du début

lien de téléchargement
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Mario
Ecrivain
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MessageSujet: Re: La cave à nanars de l'oncle H   Lun 7 Nov - 18:10

The Room
Vu par Mario







Synopsis (en anglais) : Johnny has everything - a successful career, an apartment in San Francisco, his best friend Mark, his fiancée Lisa and a birthday approaching - until Lisa and Mark begin an affair.




Vous avez lu le synopsis ? Vous avez toute la trame du film. Deux lignes pour près d'une heure quarante d'un film. C'est à peu près tout ce qu'il se passe comme péripéties : on voit la vie de Johny, on voit sa conne de copine au faciès insupportable, on voit le meilleur copain de Johny, ce salaud de Marc. Ensuite, en vrac, discussions...une scène érotique servant deux fois...et un ancien punching ball humain qui imite la poule.


The Room, faut le savoir, c'est un monument. Un des sacrés Graal du monde du nanar, dans lequel Tommy Wiseau siège parmi les Norbert Moutier, Cuneyt Arkin et Godfrey Ho. Si le film est devenu culte, ce n'est pas grâce à la petitesse type Weng Weng du scénario, ni à ses prises de vues foireuses. Non, si ce nanar est devenu incontournable, c'est grâce à la présence omniprésente de Tommy Wiseau, alias Johny dans le film. C'est lui qui est au centre sur l'affiche.
Et pour cause, c'est lui le réalisateur, scénariste, metteur en scène et acteur principal. Il fait tout, et il le fait mal. Il n'a aucune originalité, il ne sait pas filmer, et surtout, surtout ! il ne sait pas jouer. Il rentre dans le cadre de l'acteur nanar qui joue avec autant de brio que Galabru fait l'accent suisse-allemand dans le Fuhrer en Folie...

C'est bien simple, à la fin du film, vous êtes content que tout ce mindfuck s'arrête.
Vous avez passé une heure quarante à supporter des idiots plantés dans une pièce où tout le monde rentre et sort, vous avez supporté des "oh hi Denny/Marc/Lisa !" qui arrivent à chaque nouvelle entrée d'un personnage, c'est-à-dire tout le temps ! Vous avez aussi supporté le rire insupportable de Tommy Wiseau ; vous avez supporté les dialogues complètement loufoques ("oui, la banque est en difficulté financière mais parle-moi plutôt de ta vie sexuelle")....Félicitations...



Ah oui, bien sûr, il ne faut pas oublier les seconds rôles. Certes, c'est un film à la gloire de Tommy Wiseau, mais ceux qui l'accompagne ajoutent au ridicule. On pourra croiser Denny, ce charmant adolescent mateur et pervers dont on ne sait pas d'où il sort. Il se pointe à toutes les scènes, et on ne sait jamais pourquoi il est là (hum, il se fera braquer par un dealer qui tient un pistolet que j'ai gagné dans une fête foraine étant jeune - on y croit...). On retient aussi l'inutile mamie et son cancer du sein sans importance, le couple d'amis (on l'apprendra après) qui s'ébat dans le salon de Johny (faites comme chez vous, quoi), et des figurants morts après une chute de football américain remplacés par des épouvantails qui tentent de paraître vivants. Johny a le don pour avoir toute une série de meilleurs amis, au cas où l'un d'eux venait à décéder (en fait, certains acteurs se sont enfuis du tournage, et on les a remplacés sans rien changer au film).



Bref, The Room n'est pas un nanard à mettre entre toutes les mains. Le cinéphile et la femme y sont bafoués, et on a du mal à saisir le pourquoi du comment. Est-ce possible, une vacuité pareille ? Hé bien oui, bienvenue dans le monde de Tommy Wiseau.


Pour info, ce cher Tommy se clame poète, et récite souvent des poèmes lors de lectures. Comme disait Bertrand Canta "on est peut-être sur la même planète, mais on n'est pas du même monde".




Really ?

Liens de téléchargement en trois parties (dur dur de le trouver, maintenant !)

megaupload.com 83B5ERVP
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megaupload.com 6RUPYS0S
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