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 Aero Ravarmy

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Mario
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MessageSujet: Aero Ravarmy    Lun 15 Déc - 12:08

Partie finale du manifeste - reprise des textes fantaisistes et écriture du manifeste en définition.
(version complète ici : http://anywhereinworldtown.blogspot.fr/ )



V. L'Aero Ravarmy



la curiosité est un vilain défaut
que nous pratiquons avec acharnement
un art de vie
simplement



Nous clamons ici et là, où nous pourrons, l'émergence d'une armée pacifique, humaine et désœuvrée. En pleine débâcle, un exode poétique, forcé, sans ennemis apparents, sans buts ni causes précises, à part rendre gloire à la poésie folle et sans commune frontière matérielle. L'Aero Ravarmy est une fantaisie collective, un rêve commun, une conscience hors de soi.

La fantaisie a changé de territoire, elle est entrée dans une nouvelle géographie d'elle-même. Oubliées, les anciennes définitions et les visions surannées. Dépassés, les refoulements de naguère. La fantaisie s'est ré-incarnée dans une nouvelle chair et tend désormais à atteindre une révolution en spirale, pour en finir avec son propre corps, quand le dernier Mot sera prononcé.

La fantaisie ne prêche pour aucune paroisse, ne parle pour aucun mouvement politique, ne porte nul jugement, et n'emporte aucune conviction. Elle sait se transporter, unique et singulière, objective dans l'existence plénière et entière. Aucune organisation, association, groupements, classes, états, sociétés, académies, religions, armées ne pourrait s'en emparer, sans souffrir de la déposséder de son essence.

L'Aero Ravarmy n'est pas la fantaisie. Elle n'est qu'un mégaphone débouché, un faire-part de naissance, l'annonce d'une poésie flottante, éthérée, céleste. Disponible aux mains de toute humanité.

La fantaisie n'est pas le rêve. Le rêve relève du réel. La fantaisie est une terre promise pour tous les exilés du réel. Elle se porte, ignorée, en chacun de nous. Dans l’irréel fait chair, elle prétend trouver les images véritables de l'absence de vérité.

Que chacun porte ses univers à bout de bras
Que chacun rêve aux nouveaux mondes
Que chacun développe l'élégance de l'être

La fantaisie est folle, sauvage, métaphysique, naturelle, révolutionnaire.

Ne pouvant s'illustrer par une seule manière, la fantaisie propose ses premières synthèses de la manière suivante :




Synthèse Première :


Françaises, français
Belges, belges,
Hymnanciens, hymnes anciens, hymnes d'anciens
Poètes, garagistes, boulangers, électriciens, politiciens,
Norny de Nerval, nerveux de Norny
Mélucide, Mélucarne, Mélunettes, Mélunaire
Phénix d'ombre, animaux flous, bois sacrés, rose & noir
Toutes les étoiles éteintes au fond des galaxies
Cher Ynos, chère innocence
Ma Marquise, mes gatocrates en litière
Monsieur le président-mon chien
Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter
Public chéri, Mon Amour



Bonjour ma colère, salut ma hargne, et mon courroux...coucou.




Mesdasmes et messieurs les jurés, dont certains que je connais personnellement et que je salue d'une façon plus intime et amicale, nous sommes réunis dans ce tribunal reformé, à l'instar de grands groupes musicaux, pour trancher une bonne fois pour toutes sur le cas de l'accusée ici présente, sur le banc habituellement froid et fécond des avoués, qui passent leur temps à suer du fessier tandis que je m'exprime avec une clarté et une élégance qu'on ne rencontre guère plus que chez un hymnancien en vacances, c'est pour vous dire. L'accusée est connue de nos services poétiques, bien entendu. Rêveries avec récidive, attaques alexandrines à mains armées, braquages de dictionnaires, hymnances en la majeur sur un doigt en rotant l'alphabet...le casier est aussi rempli et effrayant que les siècles légendaires hugoliens, voilà une comparaison qui devrait contenter tout le monde, surtout ceux qui toucheront les royalties du maître exilé. Mais la justice, messieurs, mesdames, la justice doit se sacrifier pour que la vérité éclate au grand jour de nos illusions perdues, elle doit saigner pour que le monde sache de quoi il retourne quand on prononce, à demi-mot dans des demis de bière blonde, son nom sanctifié. Il s'agit de juger sans détours la fantaisie, celle-là même qui a animé les heures textuelles les plus fameuses d'une bande de pirates intergalactiques, au moment même où Albator commençait déjà à ressentir les rides inhérentes à la mode, fleuve incontournable qui se ferait bien enfiler un costume d'historien, s'il y existait un tailleur assez peu consciencieux en ce bas monde. Et, Dieu me tripote, lui-même sait qu'ils se battent derrière la porte.


La fantaisie est née il y a quelques siècles, mais l'oubli fut la seule médaille qu'elle pût sans rougir accrocher à son veston. Nous parlions de la mode précédemment, et si l'écriture ne relève aucunement d'une véritable création, il suffit de remonter les pelotes de laine de l'histoire littéraire pour tomber sur les mêmes idées, et donc sur les mêmes génies. Le génie est celui qui trouve le premier. Celui-ci est mort depuis choucroute quand les seconds se rendent compte qu'ils usurpent des titres. Je dis cela pour montrer comment ça se passe, quand on tente l'innovation, qui est au chapitre 22 des crimes de l'accusée, en direction des auditeurs qui sont trop pauvres ou bien ouvriers, et qui comprennent simplement que Rimbaud pédalait avec Verlaine dans une ambiance londonienne post-communarde d'une débauche exemplaire. Or, la fantaisie naquit, reposa seule et libre, jusqu'à se retrouver embrouillonnée et embryonnaire chez les premiers explorateurs maladifs du rêve, qui n'ont eu de cesse de prouver que quand on pense manger une baguette de pain, vaut mieux sortir couvert. Et je ne parle même pas ici de la contrepèterie qui me dégoûte à tel point que je demanderai à une sotte en stage de formation de m'apporter un verre d'eau. Non, le rêve fut bafoué, exécuté au peloton d'exécution libidineux et violent dans son traitement, que trop couvert de crachats et d'insultes. Le rêve ne correspond pas à nos instincts primitifs, le rêve n'est pas responsable de lui-même, il serait plutôt comme un enfant qui dessine ce qu'il voit, et ce qu'il a vu relève des films qui passent tard le soir. Je suis un ancien spectateur de Ce Soir ou Jamais, alors je ne vous dis pas les insanités qui peuvent défiler en l'espace d'une heure trente d'émission. Après on s'étonne de notre jeunesse...mais je m'égare, et pas seulement d'Austerlitz ! Non, la fantaisie était plus bien que cela, et dans sa reprise adolescente, fantasmagorique, fantastiquement nouvelle, elle aspirait à dépasser tous les bas instincts, tous les propos indécents, tout ce qui ne correspondait avec la vie, la vraie, celle qui a pris une assurance pour toucher de l'argent grâce au couperet de la mort. La fantaisie, assise sur le banc déliquescent des pensées abjectes des pires malfrats de la pensée encoquillée, la fantaisie, mesdames et messieurs, s'est relevée dans sa tombe, digne, blanche, pure comme une princesse allant au bal pour perdre sa chaussure dans une fuite ou un retour vers le réel. Et, je tiens à le souligner, elle ne s'est pas relevée toute seule. Il a fallu que le plus sombre et noir des hommes, un scientifique du vers, un calculateur de la métrique en liberté conditionnelle vienne lui tendre la main hors de la pierre tombale, pour que l'envolée sauvage, hors de toutes frontières connues, s'envole vers d'autres cieux.


Car, disons-le, relever une morte pour la plonger dans le crime n'est pas le plus terrible, si l'horreur se passe à l'abri des regards indiscrets, dans le noir, une nuit sans lune, dans un village isolé, sans nom ni âme qui vive. Non, ce qu'a fait la fantaisie tient de l'escroquerie organisée, du terrorisme littéraire. Elle a, par ses textes, la verve vigoureuse de sa voix, parcourue les échines aux poils dressés de ses lecteurs les plus enhardis. Elle a, par ses mots choisis avec malice, converti le plus redoutable des non-lecteurs. Elle a, par ses poésies infantiles mais non dénuées de profondeur, emmené avec elle la vague rose qu'on a connu par-delà les univers sans Shadow, car c'est là un but qu'elle s'est fixée lors de sa renaissance miraculeuse : la révolution poétique. Une révolution poétique ! Le mot est lâché, et les voix de fond de salle, que je sais idiotes dans leurs miasmes mielleux, aux fiels de fer, bavardes dans l'abrutissement, ignorantes hagardes face au savoir, à la volonté farouche de déplacer des montagnes, quand il s'agit d'un seul mot, quelques vers, un seul poème pour ravager les faces à vendre de vos yeux épatés ! Je dis oui, révolution poétique, ainsi que le disaient nos pères, nos maîtres, et tout ceux qui pensaient que la poésie peut faire, et réaliser, un monde meilleur ! Oui, révolution onirique, quand la bassesse est l'apanage des discussions, que la laideur hideuse bafouille des réponses incompréhensibles, en retard à tout jamais sur la nouveauté, sur la création et sur l'inédit ! Voilà, mesdames et messieurs les jurés, voilà ! Voilà le crime, l'odieuse conspiration de cette fantaisie qui essaie d'emmener dans ses humbles voiles, les infinivites de Thiéfaine, un monde dans son sillage ! Qui dira les torts d'un mouvement sans tête, sans corps, et pourtant qui se déplace dans tous les cieux, le Continent Ciel, la Mer de Terre, d'oeil en oeil, qui danse chante et batifole comme l'herbe folle poussée par le vent ! Je réclame une révolution poétique pour respecter les souhaits de nos pères, et ces voix de fond de salle, composées d'ex -mongoliens et de névrosés en devenir absurde, seront combattues, renvoyées dans les dédales sinueux de leurs pensées misérables, dans un rang de poète bourgeois, quand il s'agit de faire exploser partout, un terrorisme versifié, une Volution versicale, une terreur poétique, et pourquoi pas, je vous le dis comme je le pense, et Dieu me tripote, je réfléchis comme je l'annonce, un Ministère de la Poésie ! Que dis-je, une tyrannie, un gouvernement dans lequel les ministres seraient des étoiles, les lois nos meilleurs poèmes, les conflits réglés en joute, et un panthéon serait dressé à l'opposé du Boulevard Saint-Germain, quelque part sur une départementale où les Alpes, comme disait Cioran dans ses nuits suicidaires, rencontrent l'azur ! La fantaisie fut le point de départ de cette évolution, nécessaire pour que vive la poésie libre, libérée des contraintes éditoriales, du refus de lecture, libérée aussi des poètes qui la saisissent à bras le corps comme une femme de mauvaise vie, alors qu'il s'agit d'une Marianne apatride...la fantaisie, dans ses crimes insupportables, n'a donné simplement que l'espoir de meilleurs jours, et si cela relève du rêve, cela ne veut pas dire qu'il est impossible d'y croire, pour qu'elle se réalise pleinement dans un monde idéalisé, sûrement encore garni de défauts, mais on dira, à la dernière respiration, sur nos lits mortuaires, que nous avons fait de notre mieux, mesdames et messieurs, et que cet effort valait bien nos vies.


Point de départ, elle l'était bien évidemment. Vidée de ses travers sexués, ses images sales des couloirs tristes, les mornes analyses, les pitoyables tentatives de découvrir la Terre du Rêve, elle n'a eu pour but que d'humaniser les songes, les rendre comme leurs créateurs, humains. Trop, peut-être. Qui aurait pu effectuer ce travail sinon les poètes rosés ? Qui aurait pu assumer la lourde charge d'éducation massive sinon un petit groupe de fous à nier, qui a saisi la fantaisie à bras le corps pour la placer sur la barricade défendant à peine, avec bien d'autres anonymes, la littérature saccagée ? Qui, enfin, aurait assuré le développement et la convalescence des rêves bafoués ? Voici sans doute un détail omis par les enquêteurs, car ce que personne ne dit, c'est que la fantaisie a renouvelé le rêve, le rêve enfantin, c'est-à-dire décomplexé. Le rêve en couleurs, le rêve symbolique, le rêve compris hors et avec le sexe, le rêve qui assume tous ses symboles, et dont la fantaisie est son principal moteur. Car il ne s'agit plus de se laisser embarquer par le grand n'importe quoi des inconscients taraudés par le réel, mais de créer les rêves nouveaux, lucides et réels ; les contrôler, les diriger, non pas dans le sommeil, mais sur la feuille, dans un univers fantaisiste composé d'éléments oniriques. On peut tout imaginer, tout lancer, tout idéifier de manière personnelle. La fantaisie a sorti le cerveau de l'ennui, et a amorcé l'avènement de l'inconnu, de la création, n'en déplaise aux contestataires et aux apprentis poétillons pour qui la poésie est encadrée, enfermée, réglée et mesurée. A ces retardataires du vers, nous disons simplement : rejoignez-nous là où bon vous semblera. Nous écrirons toujours différemment, mais ensemble, une poésie nouvelle, issue de diverses créations, mouvements, idées, hymnances honnies, occupera l'espace littéraire par un idéal, un rêve commun : celui de l'évolution et de la Volution. Refus de tous les codes connus, refus des écritures passées, refus de l'imitation, et enfin refus de la compétition remplie de complexes et de destruction. Nous sommes la masse de stylos et de claviers, nous sommes une génération connectée, cybernétique, créatrice ayant tous les pouvoirs de diffusion. Il nous manque simplement une fantaisie supplémentaire, que nos successeurs trouveront à tâtons : celle de la tour de Babel. Ce que je dis ici, mesdames et messieurs, sera pris comme les paroles d'un fou, d'un incompétent, du vent et de la salive gaspillée, j'en ai bien conscience. Mais si la fantaisie permet le rêve, elle est aussi structurée, elle sait se faire voyante, et les mots ne sont pour elles qu'un moyen poétique parmi tant d'autres. Alors, si personne n'écoute, il y aura toujours les mots pour la défendre, la récupérer, et je crois que, fondamentalement, les idées et les meilleurs idéaux  ne meurent pas. Or ce monde a besoin de poésie, de fantaisie, de rêverie, d"entente et d'amour. C'est pourquoi être poète relève d'une véritable profession, et qu'il y a si peu de professionnels.

Avant de donner la parole ibérique au ballet de Lisbonne, je tiens à dire que si la fantaisie est libre de rêver, son royaume est déjà de ce monde puisqu'elle connaît déjà une Impératrice ainsi qu'une Marquise. De plus, les gatocrates partagent le pouvoir, jusqu'au prochain coup d'état de Flipeto Contador. Le reste de la Volution vaque à ses occupations : le club d'hymnance a fermé ses portes, les favelas chantent la vie en tirant sur des ballons, les fight clubs n'écrivent toujours pas et la fantaisie guide encore mes pas sur les chemins de l'inconnu et les horizons sonores. Le reste se passe dans une vallée bleue secrète, à l'abri des regards indiscrets.



Donc la fantaisie est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi.


La fantaisie : Rose & Noire, Ange & Démon, elle prend sa source dans l'encre pour s'échouer sur les mots. Elle participe activement à une révolution qui n'utilise que le sang des imprimantes pour se diffuser. Ses combats sont des poèmes, ses victoires des émotions. Allez dire à la foule de s'adresser à la foudre pour toute autre recommandation.




Synthèse Deuxième :



Le jour était jaune quand le ciel prit le bleu
comme un couvre-chef contre les vents
verts glacés à faire chanter les feuillages
des troncs noirs de l'immeuble vide en son dedans

Un melon chapeauté appelé Potiron
- en raison de ses bajoues boursouflées
qui lui faisaient jaunisse à l'air blanc.
Prit sa cravate et s'en fit sa langue
bien pendue entre ses lèvres, parlant
sept autres langues ; mais elle se faisait soigner.
Enfila une armoire normande grinçonnante,
deux horloges à coulisses, anciennes championnes
du temps où le cent mètres en comptait dix-huit...
Deux étoiles en guise de semelles en cuir stellaire
bien pratiques pour se guider la nuit
dans le désert des sables bondés de grains

Les cloches miaulaient et miaulèrent encore,
sur son passage dodelinelolant copain-clopant,
des cris rayés bleus, blancs et beurrés
Les cloches réclamaient leur Whiskas Chaton
225 grammes poids net ; 450 kcal par jour.

- Vous serez mon jury ! Et je ne désire pas
de sifflements, d'hymnes sucrés à la noix de coco !
Je veux de la mélasse dans vos jugements,
du miel sur vos lèvres envolées, et du fiel
dans vos bouillons cérébraux ! Dégustez vos costards !

Elles optimèrent plutôt une fois que deux
Pour faire avancer l'empirisme jusqu'à la récréation
Quand tout fut mis en stèle ombragée ciel d'été
La sieste commença par son commencement :

- Défilé concours de couleurs nouvelles -

Mademoiselle Ivoire, infirmière et taximan
Fumait des Lucky Strike et se rasait de près
Elle collectionnait les uns et fumait les autres
Laissait-elle deviner lequel dans sa barbe
Tenu d'infirmière et volant en tenue
Sa pâleur gothique racontait l'écho divin

Messire Pourpre alla en se pavanant
De-ci de-là par ici par là-bas partout partout
A tout fou, feu, femmes et enfants d'abord.
Warningue ! Stopp ! Fourbidden ! Dangeraous District !
Le taureau avait vu la pique et la pique pleura
Pudique et frappée par la perçante pénétration

Cyan arriva avec Ben et le reste de la famille Hur
Afin de récolter ensemble les nuits défendues
Les nuits dénuées des nuées noires où le noir mue
en mer d'azur sombre mystérieux dévoilée
Elle trébucha sur un blanc lunaire de poissons
du bocal-prison-toupie-manège-cratère-océan

Le jaune coquelicot se distingua par sa voix
semblable au raclement du rossignol sur le sol
Battements de coeurs enfantins ravagés par l'écrin
Orages puissants emmenés sur les mers
Sa robe d'or ne travaillait jamais les jours pairs
Si bien qu'elle s'enveloppa de plumes et s'envola (ou l'inverse ?)

L'indigo avait sauté de l'arc-en-ciel de l'école
Attiré par les filles leurs jupons et bien plus
Une fée verte tomba malfameusement folle
de la courbe en se courbant pour lui plaire
En vain, le bellâtre n'ayant de beau que le nom
Il n'aimait que lui, sinon ses propres chansons

Un gris métal passa là par un hasard inconnu
en raison d'une grève d'albatros rouges ; ligne 8
Les yeux renversés et la tête en arrière,
il marchait à reculons pour aller de l'avant
Anciennement clown-orchestre, il officie au cimetière
Les morts, lucides, rient bien mieux que les vivants.


C'est le jaune coquelicot qui gagna
faut pas déconner






Synthèse troisième :


Les oiseaux se collent à la carrosserie
du véhicule sortant du garage
quand le moteur s'allume et rugit
un choeur d'ailes dans les bagages

la voile s’étend dans l'éther marin
tatouée POESIE, taguée de poèmes
Un flottement doux chatouille les mots fins
Le vent et le son dansant s'aiment

Couleur constellation, option rêverie
Les sièges de nimbus conduisent à l'errance
une ombre de volant qui vrombit
prend des tournants aux virages de l'enfance

Décollage des abysses bucoliques
Les oiseaux d'écailles d'or entament
un gospel bluesant d'une sève énergique
Les meilleurs moteurs se rôdent à l'âme

Les rimes sont un chemin, les cimes une route
que bouscule un vent marin malicieux
Sous la voile d'été ronronnent les matous
des chats sauvages qui habitent les cieux

Paysages défilant, macadam de l'eden
Le bord des mers jaunes au crépuscule
Hauteur des nuages, montagnes de laine
Ville de verres, villes d'homme minuscule

le voyage se poursuit dans l'oeil du cyclone
des couleurs rejetées en avalanches
Vole ! Surfe ! Nage ! Marche en binôme
Avec ton amour, les yeux sur ses hanches...















Synthèse quatrième :


16h32 dans la gare, salle des pas perdus,
Le petit garçon se demande comment,
Bon dieu ! comment fait-on pour perdre son pas
Et pourquoi personne ne les recherche ?

Au milieu de la chaussée l'onironef apparaît
Grand triporteur bardé de ferrailles et bagages
Un barbu pédale fier et grand comme un messie
Sa voile tatouée POÉSIE flotte en pleine gloire




Synthèse cinquième :


dans le monde où je vis
le ciel chante en couleurs savoureuses
les rues sont larges d'un kilomètre
pour que tous les gens puissent s'y rencontrer
On boit aux terrasses des thés alcoolisés
Liqueur de Brahms ou Vendanges tardives rock
La Lune est distillée dans des tasses de nimbus
qui regardent en fumant
mille crépuscules inachevés
dans la mesure finale
d'un opéra fantaisiste

dans le monde où je vis
je croise des géants en couple avec des fées
l'humain comme seule civilisation
on apprend aux enfants, dans nos parcs naturels
la nécessité de l'amour
le besoin d'une morale de tendresse
l'essence de la liberté responsable
Les gamins peuvent passer la licence du ciel
Option contemplation poétique
pour aiguiller les étoiles filantes errantes
sur les chemins de velours et des mains de boudoirs

dans le monde où je vis
chaque homme invente son propre jeu
qui serait sa pensée son fonctionnement
l'utilité de la première rencontre
au coin d'une herbe comme fauteuil moelleux
à côté d'un fumoir pour les amateurs de planètes
le temps passerait parmi les passions
à travailler entre le plaisir et autrui émerveillé

dans le monde où je vis
la ville entière dort le soir sur les pelouses fraîches
quand passe l'astronome qui montre nos prochaines vacances
chacun respire en harmonie à l'univers
et les rêves arrivent quand commencent les concerts
et les contes pour adultes
les films sont des écrans de soie noire
sur lesquels s'endorment doucement les chairs apaisées

dans le monde où je vis
l'imagination au virtuel se prolonge
car les cafés et les boulevards ne suffisent plus
pour découvrir toujours
des soldats de plomb qui défilent dans les orchestres
les poupées blondes aux théories scientifiques
les dragons qui font la tournée des comptoirs
suivis par une meute de matous
parfaite pour malfamer sur les toits en bulles

dans le monde où je vis
il y a un Ministère de la Poésie
complètement vide
c'est qu'il a réussi, savez-vous
à rendre le monde comme un poème
une belle fantaisie musicale
un blues heureux un gospel d'espoir
saupoudré d'une ou deux larmes
le chagrin qui aide à écrire à oublier
à savourer l'instant la tête tournée vers le Soleil

dans le monde où je vis
on se déplace comme on le pense
il suffit de choisir
sur la mer en semelles de vent
sur les cimes en rollers de feuilles
sur les sommets avec des ailles qui surfent
sur la rue de terre les pieds nus
au contact de notre planète en révolution

dans le monde où je vis
des musiciens surgissent n'importe quand
ils chantent l'Histoire, les Sciences
ils chantent les nouvelles du Monde
ils chantent aussi les nouvelles locales
les naissances, les mariages et les morts
ils rappellent la vie des grandes figures
devant un parterre d'enfants au spectacle

dans le monde où je vis
je marche en funambule au milieu
des milliards d'univers en pleine effervescence
ébullition explosion un grand incendie de création
tout chante toute parle tout récite la vie
les étoiles des multivers se rassemblent en vers
et se donnent pour crier un seul son
qui serait une vérité de passage
tandis que je continue de marcher
en équilibre au sein du surgissement
l'horizon comme seul point composant tout mon regard
et je comprends que ce que je suis
l'Homme
est la quintessence de l'univers
au moment où le big bang éteint mon dernier poème



Synthèse sixième :


Ma golfinata
ma jolie jeune fille
me donne des lunas-fatals
insomnie sur insomnie
On joue au cara trap
visage contre visage
Finissent en secret d'état
au murmure des draps
Elle m'appelle maltheor
pris en flag de spleen
Je réponds gatocrate
Marquise des rois chats
Entre deux desossistes
un rhum blanc vanille
on goûte aux cime-tenants
un vin doux qui pétille
Colifata à la lune
en buene notta y otha...
Onironef sont ses dunes
Ses sharries de diva
Ma golfinata toujours ! 
ma jolie jeune beauté
Est un armoret d'amour
Mon océan retrouvé 










Synthèse septième :

Simerollio, le député des rêves du Sud
maire de la capitale des absinthes stellaires
a été emprisonné pour détournements oniriques
accusé coupable de la crise des étoiles sucrées

- Avouez ! Avouez vos crimes de matou ! Nous savons !
Hurlent des caméras hystériques aliénées  - Avouez !
- Il faut qu'on écrive, vous comprenez, il le faut !
Donner votre jus pour qu'on récolte le nôtre !

Lui garde la moustache fière parmi les flashs félins
Que d'yeux fous libérés lâchés par laxisme...
- On inventera bien pire si vous ne parlez pas !
- On remplace votre réalité, on a des idées d'irréel !

Il se met à table, évidemment, réclame un menu décent
avec loukoums, thé brûlant goût glacé noix de coco
La table enfile une nappe d'avocate et plaide
pour l'omelette vénusienne ramenée à feu doux

Simerollio ? Voici ce qu'il raconte : une étoile son amie
Malacala, amie d'enfance, amie de coeur, amie de chair
a vu un chat fameux se goinfrer dans le cratère d'une voisine
qui rougissait comme Mars après l'été au centre-galaxie

Ni une ni deux ni trois elle proposa au coquin malin
qui ne l'était pas, de profiter d'un atterrissage en douceur
dans les criques de ses cirques (elle se prend pour une lune,
la pauvre). L'autre devint météorite fumante dans la terre !

- Quid ? Qui ? Qui a osé se montrer aussi félinement...
L'astre ouvert à la première lueur venue...inconcevable !
La révolution accélérée sous le charme...insupportable !
On signale donc un gatocrate : l'affaire devient étatique.

Il va sans dire, je le souligne pourtant, voyez-vous
que les yeux de perversion laissent libre cours
à l'histoire en marche marathonienne vers le scandale
qui s'enfuit à toute jambe à son cou. (applaudissements)

Un chat, un chat du Parlement, aurait fauté !
Voilà une vérité inaudible pour les aveugles bavards
Quid ? Comment ? Identité ! Historique ! Pedigree !
Où crèche la gouttière d’égout de ce noble bâtard ?

Vite, vite, on retrouve l'étoile en plein maquillage
pour qu'elle illumine au loin les visages absorbés
Puis c'est l'âge qui se soigne des outrages
des tours et des tours autours des soleils immortels

Pour un nom, un rattachement à une constellation
La pauvre estrella veut bien tout dire, et bien plus que ça
Si bien que l'amant est livré au détour d'un cachet-lifting
- Flipeto Contador ! Le Ministre-Tyran-Ronron lui-même !

qui apparaît d'une cape noire enveloppé, sabre au clair
Il tranche la Grande Ourse et perfore la Vialactée
Il siffrone en pleine gloire, mille planètes derrière lui
et condamne à la diète l'accusé et l'étoile sans révérence

La crise des étoiles sucrées passera en guerre totale
de capes & de crocs, de soleils & de lunes, de sucres & de thés
- On a beaucoup parlé de l'absence de la Marquise des Chats
mais cela sera l'objet d'une prochaine une  - ou deux.




Synthèse huitième :



Nous sommes assis sur une colline de verdure
entre les neiges éternelles qui jouent au vent
les petits rats de l'opéra sous nos yeux l'hiver
entre la mer calme et lumineuse, bercée sous un soleil
jaune pâle tendrement chaud de décembre

en grandes pierres blanches couvertes de lierre
la maison se dresse en Eulalia, notre terre
de fantaisie, rêveries où nous faisons rejoindre
nos esprits mis en commun dans l'espoir
des dernières retrouvailles dans une réalité rose

Un armoret, notre jardin de mer, verger de fruits
de l'océan, des fleurs-coquillages, des oiseaux de sel
conduit au hall immense, résonnant comme un
théâtre qui accueille des escaliers mouvants qui clament
qu'on leur dise où ils doivent aller, tous pour un  !

passage par le salon bibliothèque à moitié rempli
parsemé de fauteuils qui font s'enfoncer les douleurs
du corps, des lits romains collés à des tables de chevet
qui passent quelques vyniles oubliés de musiques anciennes
quelques chants captés au hasard de l'histoire

la cuisine gigantesque livre ses fumets à la mer en face
ou l'air de la mer affame quand il livre son cortège de vagues
les tables gargantuesques sont fournies, garnies
de victuailles, desserts de pensées sucrées, rêveries
confises, confitures de sourire, crèmes philosophiques

d'autres pièces sont cachées dans toute la demeure :
la salle des instruments de musique, qui vivent là en totale
liberté ; la penderie des vêtements qui s'habillent tous seuls ;
les toilettes écrans connectées au monde, dans le lieu le plus
solitaire possible ; et un parc de jeux sous un escalier...

Un grand confort a été voulu pour la salle de bain, simple
forêt pourvue d'un lac, que crée une cascade en roucoulements
elle est chaude, souffle une douce buée sur des bulles fraîches
de savon à la menthe ou à la framboise...des petites nuées
fruitées boisées habillent le nu des corps lavés de verdure

les fleurs poussent partout dans les couloirs qui mènent à la chambre
deux balcons signent l'aube et le crépuscule sur le lit
à baldaquin d'ébène ; il repose sur tous nos livres favoris
le reste des murs est tapissé de photos, poèmes, citations
comme des tags pour se rappeler des plus grandes beautés

le lit est profond, il peut accepter un homme debout ou
allongé ou deux corps ensemble dans l'insomnie de la tendresse
car après avoir salué tout ce qui vit sur notre monde
jusqu'au dernier de nos chats au pelage multicolore
inconstant comme le ciel, déchiré comme une tempête au large

relâchement complet dans nos cieux de draps légers pourpres
on se respire les yeux dans les yeux en pleine immersion, lâché
l'un dans l'autre, coulé, en pleine renaissance au sein de notre
chaleur, quand des volutes sonores s'échappent de notre peau
je m'évade en errance entre ton coeur et tes yeux

le matin signalerait sa présence par ses rayons sur le lit
j'irai préparer un repas copieux avant de recopier les vers
d'encre dorée et argentée que je vends toujours aux fées
nous irons discuter avec les oiseaux, les albatros du large
ou les aigles des sommets, parmi le règne des fées poètes

et je fumerai au zénith de la douceur du tabac d'orchidées
tu seras non loin, à dessiner à l'encre de Chine nos derniers rêves
après quelques thés venus de pays parallèles, où le temps et
les rêves relèvent d'une véritable gastronomie... aux crépuscules
je respirerai l'odeur de tes cheveux, je contemplerai comme
d'habitude à l'aurore ton visage. Mon monde de magie.








Synthèse neuvième :

Nous tapons dans les soirées éteintes
sous une plage tendue de lampions en feu
des airs pour l'assemblée d'étoiles cardiaques
celles qui palpitent comme de grands cils blancs

penchées sur la bonne tenue du monde
la mer en miroir des galaxies
nous sert un alcool d'algues fermentées
les rochers aux visages dévorés par les vagues

elle reste là, offerte, contenue, dans le sable de nos encres
les grains épars de feuilles poussées par le vent

il y a, à cet endroit, toute une population
marginale et majoritaire

les antiquaires du réel vendent leurs meilleurs moments
les collectionneurs de crépuscules
bavardent en échangeant les cieux dans des boîtes
les machinistes de l'âme réparent un deuil de famille
les guides de contemplation dévoilent des paysages secrets
à savourer l'Instant de la Nature
les gastronomes du rêve mettent la nuit en sauce aigre-douce
dégustation de beignets fourrés à la lunaison, encore chauds
des cheminots font rouler les petits trains sur la migration de nuages
ils relâchent au fond de leurs pipes des vapeurs voyageuses
les vétérans de l'enfance racontent les marelles en guerre
tandis qu'une pianiste lances des bulles de note bleue
les terrassiers et les quaterbeers déplient leurs comptoirs
au moment où l'homme d'entretien lustre les constellations
un vieux professeur fait valser ses plantes grimpantes
puis court vers un cours de cracheur de feu, deuxième année
les marins chantent les escales de leurs amours
suivis par des jazzmen défoncés à la trompette
et quelques bluesmen qui entament Eternity of Life
auprès des soleils capturés pour le barbecue
Nos oniristes ont déposé des invités prestigieux, une diva-chat de contrebande.

On attendait le ministre de la Poésie
mais il n'est pas venu









Synthèse dixième :




Sortie d'un bar à tokay
On a sagement mis en marche
la Grande Révolution Onirique


Les croque-morts patientent sur les toits
ils regardent passer les métros célestes
un train qui flotte sur l'horizon
la fumée le précédant

les portes claquent dans la ville calme
elles battent un rythme chamanique
un tempo de transe alors que
la Lune se fait bouffer par les chiens
tenus en liberté par un gigolo bouffi
bouffé d'orgueil bouffé d'envie
les portes claquent dans la ville calme

Tous les trucs, machins et bidules
vivent et meurent sans nul savoir
Les affiches s'animent sortent des cadres
des murs de l'abattoir
Ça chasse l'homme-papillon qui pense
assis sur un mur au repos du soir
Il attend quelque rêve d'enfant
Une sonnerie comme abreuvoir

La ville s'en va la ville s'exporte
S'exile dans des cartons vides
des boîtes remplies de fumerolles
percées de trous mais rien ne fuit
Tout tourne, respire - tout tourne et luit

Et lui pédale sur un vélocipède
à faire tourner son entreprise
Ses hamsters à la foire s'amusent
s'esquintent et s'usent en souvenirs
alors il prend l'allure sportive
transpire ainsi de pire en pire
tant et tant de vieux en vieux
que les rides financent le vide
sur lequel vole et nage en nage
un scaphandrier éphémère
sorti des femmes des verres de rage
expulsé des vins amers

De l'alcool charitable
à la confiture de sourires
De l'élégance et du charme
allument les mèches de son empire
Royaume oublié noyé vendu
mémorisé par les troupeaux des machines
identiques dans leur nu
pareillement courbées à l'échine
Le feu court la flamme suce la moelle
moelleuse de l'homme mou
Il hurle illumine halète
explose inonde tous les trous

: la couleur le son ensemble
coulent en torrent sur les écrans
L'écume sensible rassemble
la perfection du sentiment
Inspiration d’égoutier cosmique
Qui écrase des rats-météorites
des chats sanglants des diables de cirque
touillés en cris dans une marmite

- les bulles bouillonnent et s'absentent
Usées par les mots - mensonges qui tentent
les chocs à l'âme - car l'homme croque
la peau la peau organes néant
Cannibalisme malin à l'iris brûlant
Les dents portent des masques en toc
et mâchent l'horloge gloutonne au miel
qui marque la langue râpée au ciel


- Ottawaaa ! Ottawaaa ! les apaches rêches
frottent leurs plumes à leurs gorges
Les chasseurs de la plaine repêchent
Crissement ! des mots qu'on égorge
Crissement ! des sons qu'on fait naître
Dans le blanc, le blanc du sang...
Ottawaaa ! les apaches rêches


Mais madame...la boutique n'est pas fermée !
Le marché aux esclaves continue sa lutte
son doux combat inachevé
son murmure tendre son discours cru
On a dépouillé le sens les mots la chasse
a vidé les carcasses roté les besaces
Nos bouches vides nous servent à spéculer
sur nos gloires nos talents nos sons de beauté
aux couleurs en fuite, évasion éternelle
dans les dédales d'ego aux miroirs polis
sur des banquises géniales des bancs sans vie

Alors que passent les vieillards !
aux fauteuils volants de libellules rieuses
romance la diva noire
au chant raisonnant d'exhalaisons
et de soupirs d'or
le bluesman, crocodile émeraude
brille vert au soleil ses cordes valsent dedans
son désespoir son amour la vie en fugue majeure
ravalés par la mousson du rhum
et le regard posé sur une jupe instable
où l'on vient rêver entre les dunes tièdes
dans le silence retrouvé
revoir ceux qui de nous furent aimés
sans larmes ni pudeur au loin des lumières
dans le silence retrouvé
revoir ceux qui de nous furent aimés

Le mouvement va à la douceur de l'ange
qui dort sur les photos poussiéreuses

Une page est tournée...
Qu'on se le dise ! au chapitre des éclats-moon
les bals reprennent les pas entament
l'aube échouée contre nos réveils
nos yeux lourds nos mots mis en veille
reprennent le vers forcé
Image : des âmes en cravate fière
Défilent en rythmes militaires
Hau-temen hau-tement une-deux-une...
Les âmes sautent et s'ordonnent
la cadence des cœurs en donnent
Les écrans regagnent des couleurs
nos yeux posés sur les écrans
respirent inspirent - expirent enfin
au noir au blanc au blanc du sang

La Grande Machinerie de l'image
berce notre monde qui se voit vivre :
des pantins sur des piédestaux
titubent des mains aux nuages ivres
Le théâtre monte sur les toits
et démontre sa mécanique
les véhicules transportent au soir
les portes aux rythmes chamaniques
les portes claquent dans la ville calme

Les vers attendent, coiffés soignés
rangés près des sonorités et enluminures
Certaines s'amusent et font le mur
parfois. Parfois seulement dans l'oubli
elles défient le sportif endormi
le dépasse, lui et son génie
ce coup de pédale ridicule
qui fait suer et grimper la mule

Marquent avec une moquerie de pitié
tandis que les loups se bafrent de nuit
tandis que la ville meurt en battements
"où sont passées les filles d'antan ?"


Sortie d'un bar à tokay
On a sagement mis en marche
la Grande Révolution Onirique
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Princesse Alice

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MessageSujet: Re: Aero Ravarmy    Mer 17 Déc - 16:14

Laughing

Bravo !!!!


Je sais pas quoi dire donc musique cadeau, pas du Jul pour pas être virée et pour changer un peu.
Alors j'aime pas trop Lacrim, mais dans cette chanson, il passe bien.
Elle est déprimante, des fois ça fait du bien...

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Ucfluqb6AVo
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Aero Ravarmy
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