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 Forsaken age Chapitre 2: Kernheim

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Amnael
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MessageSujet: Forsaken age Chapitre 2: Kernheim   Mer 10 Juin - 3:28

Tout avait changé du tout au tout dans ma vie depuis ma rencontre avec la princesse Lety Vrondir. Un mois s'était déjà écoulé, c'était le temps qu'il nous avait fallu pour retourner à la capitale à pied en prenant tous les détours possibles et inimaginables dans l'unique but de préserver secrète l'identité de la princesse. Voyager à cheval aurait attiré les regards et les voleurs nous avait assuré Ten; par conséquent, nous avions dû faire la totalité du trajet à pied. Moi, ça ne me dérangeait pas plus que ça, je m'étais toujours déplacée en marchant, et n'avais jamais monté un cheval. Je n'étais d'ailleurs pas pressée de faire cette expérience que j'imaginais des plus déplaisante, mais alors vraiment pas !
Le voyage avait donc été particulièrement long, mais pas spécialement éprouvant. En fait, je l'avais plutôt apprécié ce voyage. Il m'avait permis de faire plus ample connaissance avec Lety, elle me fascinait vraiment. Au début, je m'étais imaginée qu'elle devait être un peu coincée, voir snob sur les bords, mais il n'en était rien. Si on ne m'avait pas dis qu'elle était une princesse je ne l'aurais pas deviné. Enfin, un détail ne trompait pas pour qui se montrait suffisamment attentif, sa façon de manger montrait qu'elle avait reçu une éducation de bienséance assez stricte, aussi elle avait été choqué de me voir ingurgiter à mains nues une aile d'un volatile dont le nom m'avait échappé. L'expression de surprise qui s'était alors dessinée sur son visage à ce moment là m'avait beaucoup fait rire. L'un dans l'autre, nous étions devenues de bonnes amies, et le fait que je lui avais sauvé la vie n'avait été que l'élément déclencheur. Le voyage nous avait laissé beaucoup de temps pour discuter et apprendre à se connaître l'une l'autre. J'avais commencé par lui raconter ma propre histoire. Elle avait été stupéfié de l'entendre et sa réaction m'avait fait plaisir, quelque part, pouvoir enfin parler sincèrement avec quelqu'un me libérait l'esprit d'un poids qui me hantait depuis trop longtemps désormais.

- Je suis vraiment désolée Alexia, quand je serais au pouvoir, je ferais tout pour que ce genre de choses ne se reproduisent pas, je te le promets. En attendant, je suis certaine que tu n'as nulle envie d'écouter mes bagatelles d'aventures ; m'avait-elle alors dit.

Je lui avais alors affirmé le contraire, que son histoire m'intéressait sincèrement. J'avais ainsi appris que Lety était fille unique au grand damne de son père qui voulait un héritier masculin, mais sa mère était morte deux ans plus tôt d'une maladie incurable avant de lui donner cet héritier tant désiré. C'était pour cela que Lety avait été envoyé rencontrer le prince de Vérion. Elle devait se marier le plus vite possible affirmait son père, afin d'éviter que des royaumes opportunistes ne voient dans cette situation une forme de faiblesse. Elle n'était pas d'accord avec lui sur ce point là, pour elle, la valeur d'une personne n'était pas déterminée par son sexe. J'étais aussi de son avis. Toutefois, Lety avait accepté d'obéir à son père car elle avait compris que même si elle n'était pas faible, les autres pays pourraient l'imaginer faible, et cela suffirait à engendrer une guerre. Lety avait donc pris ses responsabilités de façon admirable. En plus de sa propre histoire, j'avais appris pleins d'anecdotes croustillantes sur telles ou telles personnalités du royaume que je ne connaissais pas mais qui m'avaient beaucoup fait rire. Une plus que les autres sur Ten, l'homme qui nous accompagnait. Il s'avérait en réalité être un général très influent de l'armée de Midgard. Lety m'avait assuré qu'à chaque fois qu'il s'endormait à coté de son épée, il finissait toujours par s'en saisir pendant son sommeil et la faisait virevolter dans tous les sens comme s'il se battait contre un adversaire imaginaire. J'avais du mal à y croire, par conséquent, nous avions tout naturellement tenté l'expérience. J'avais saisi l'épée de Ten et l'avais rapprochée de sa couche dans la chambre d'une auberge où nous étions de passage.

A peine une heure plus tard, comme Lety l'avait prévu, Ten se saisit de l'épée et commença à fendre l'air avec, je m'étais retenu de rire, enfin...lorsque l'épée était venu se figer dans le mur après un coup violent, je n'avais pas réussi à contenir mon fou rire auquel la princesse s'était jointe. Quel savon je m'étais prise le lendemain, décidément ce général Ten n'avait pas le sens de l'humour ! Enfin, il fallait bien avouer que coté discrétion, on avait bien raté sur ce coup là.

Les journées se succédèrent ainsi, nous nous apprenions mutuellement des choses. J'avais mis presque une semaine à faire des courbettes pour finir par obtenir une révérence plutôt correcte. De mon coté, j'avais initié Lety à voler des objets sans même que l'on ne s'en rende compte. Au début, elle n'était pas plus douée que je ne l'étais moi-même pour saluer convenablement ; mais elle s'était vite améliorée. Au bout de deux semaines, elle arrivait parfaitement à glisser ses mains dans mes poches sans même que je ne m'en aperçoive, ce qui m'avait beaucoup impressionnée. Il fallait être habile pour arriver à réaliser ce genre de tour, et ce n'était pas donné à tous le monde.
Cela ne lui servirait probablement à rien, mais au moins, ça avait le mérite de faire passer le temps et d'oublier quelques peu la mésaventure ayant entraînée notre rencontre.

Ainsi donc au bout d'un mois, nous finîmes par arriver à la capitale Kernheim. Ce jour là, j'allais m'en souvenir toute ma vie. J'en avais vu des villages et des villes au cours de mes pérégrinations, mais Kernheim, la capitale de Midgard, était incontestablement la plus grande et la plus somptueuse qu'il ne m'ait jamais été donné de voir. Tout mes souvenirs faisaient pâles figures en comparaison.
L'ensemble de la ville était entouré d'une muraille approchant les cinquante mètres de haut. Aux quatre coins de la cité s'élevaient des donjons faisant office de tours de guets. Je me demandais quelle vue on pouvait bien avoir de là haut, le sommet de ces structures devaient avoisiner les cents mètres, de quoi observer sur plusieurs lieues à la ronde avec une vue imprenable.

Mais ce qui m'avait le plus impressionnée, c'était l'entrée principale que nous avions traversé. Il y en avait d'autres disséminées à divers endroits de la muraille, mais rien à voir avec celle-ci.
La porte qui s'ouvrait avec un système de poulies avait déjà de quoi abasourdir n'importe qui, mais ce qui avait le plus attiré mon attention, c'était les deux immenses statues qui se dressaient de chaque coté des battants de la porte. Elles représentaient des guerriers, le premier était un homme brandissant une hache, le second représentait semble t-il une femme s'apprêtant à décocher une flèche de son arc. La stature et la grandeur de ces sculptures me donnaient l'impression de pénétrer dans un endroit gigantesque et solennel. Un monde de géant qui me dépassait. Moi d'habitude si bavarde, j'étais restée un petit moment muette devant tant de grandeur. Ten qui semblait avoir remarqué mon attitude se lança dans quelques explications :

-Ces statues représentes les fondateurs de Kernheim qui sont aussi les premiers rois et reines de l'histoire de Midgard, leur histoire est légendaire, tu as certainement dû entendre parler d'eux déjà ?

Je lui fis signe que non, comment aurais-je pu, les nones qui m'avaient élevée m'avaient certes apprise à lire, mais de là à aborder l'histoire, c'était tout autre chose. Lety prit alors le relais pour la suite des explications.

- Tout ça remonte à l'époque où les royaumes n'existaient pas encore, affirma t-elle, ou disons plutôt qu'il y en avait des multitudes. Deux jeunes guerriers, Odin et Frigg prirent les armes avec pour ambition de bannir le tyran qui occupait ces lieux autrefois. Après avoir réussi leur quête, ils fondèrent la ville de Kernheim sur les vestiges de la villa du tyran. Odin et Frigg se marièrent alors. Leur union permit aux deux clans de rester proches même après la fondation de Kernheim, mais leurs ambitions ne s'arrêtaient pas là, ils voulaient débarrasser le monde entier de tous les despotes. Ils partirent alors en guerre, et batailles après batailles, terres après terres, ils finirent par fonder le premier royaume : Midgard. Ils eurent alors trois enfants, ainsi qu'un autre qu'ils adoptèrent : Loki. Baldr fonda le royaume d'Arland, tandis que leur fils adoptif Loki fonda le royaume de Vérion. Cependant, Loki tua son demi-frère par convoitise, ce fut la cause de la séparation de Frigg et Odin. Suite à cet événement, Frigg s'exila dans les Iles de Bigfrost et l'on entendit plus jamais parler d'elle alors qu'Odin se remaria avec Jord, une jeune servante du palais l'ayant séduit. Jord donna notamment naissance à Thor, qui à son tour comme ses demi-frères pris la décision d'unifier les contrées sauvages à l'est de Midgard, il fonda ainsi Volunt et Fergost. Et c'est ainsi que les royaumes ont été fondés.

J'étais fascinée par la totalité de l'histoire que Lety venait de me raconter, je m'y étais un peu perdue avec tous ces noms que je ne connaissais pas, mais dans l'ensemble, j'avais saisi toute l'histoire. Je n'avais jamais imaginé que de telles épopées avaient pu avoir lieu un jour. Pour moi, Midgard avait toujours été Midgard ; je comprenais maintenant à quel point j'étais ignorante. Combien de choses j'ignorais encore ?

Ainsi, je me demandais quels autres secrets Kernheim allait me révéler, toutefois, je n'avais pas pu admirer d'avantage les détails de la ville, en effet, une fois que nous avions pénétré l'intérieur de l'enceinte, tous le monde avait reconnu la princesse. Des troupes qui étaient en garde à l'entrée principale nous accompagnaient mais suffisaient à peine à disperser la foule. Chacun d'entre-eux voulait avoir la chance d'approcher Lety.

Je crois que ce fut à ce moment là que j'avais commencé à réaliser. Depuis un mois, je l'avais un peu oublié à cause du fait que nous devions garder secrète l'identité de la princesse, mais le fait était là, Lety était la princesse de Midgard, la jeune fille la plus importante de tous le royaume. Et cette princesse, j'avais eu la chance de devenir intime avec elle. Pour la première fois depuis longtemps, j'éprouvais un sentiment de joie et de fierté comme jamais auparavant, comme si pour la première fois de ma vie je faisais partie de quelque chose de grand. D'un autre coté, j'étais anxieuse à l'idée de cette nouvelle vie qui allait commencer pour moi. Je n'avais strictement aucune idée de ce qui m'attendait.

L'escorte nous guida ainsi à travers la ville pendant une bonne demi-heure jusqu'à ce que nous arrivâmes devant le palais royal. Une fois à l'intérieur du palais, nous étions enfin débarrassés de tous ce monde et ce fut un autre spectacle qui s'offrit alors devant mes yeux. Des jardins s'étalaient à perte de vue sur les cotés de l'allée principale menant au palais. Quelques années plus tôt, j'aurais été scandalisé de voir autant de luxe, aujourd'hui j'étais simplement heureuse et décidée à saisir ma chance. Plus j'avançais, plus mes sens étaient en alerte, des explosions de couleurs et de saveurs s'offraient à moi. Je devais avoir l'air un peu bête sur le coup étant donné que Lety avait pouffé en observant ma réaction. J'étais vraiment dans la même situation qu'un nouveau né. Un peu inquiète tout de même, je demandais discrètement à Lety :

-Tu es sûre que je peux venir ? Je vais vraiment faire tâche au milieu... ; j'hésitais un moment avant de trouver comment décrire l'émerveillement auquel j'avais droit depuis notre arrivée à Kernheim, mais je ne trouvais aucuns mots capables de décrire tout cela ; au milieu de tout ça, finis-je par dire.

Lety m'avait alors fait un grand sourire tout en me donnant une tape dans le dos qui voulait tout dire. Je lui rendis alors son sourire, c'était incroyable comme elle avait le don de me faire oublier toutes mes craintes. Je ne la connaissais que depuis un mois et pourtant j'avais déjà l'impression de pouvoir la suivre n'importe où. Puis, elle avait ajouté :

- Enfin, si tu n'arrives pas à te débarrasser de cette odeur qui te colle à la peau, ça risque d'être plus compliqué !
- Parles pour toi ! Lui rétorquais-je en rigolant. Ton odeur égale au moins ma senteur naturelle !

Elle pouffa de nouveau, mais c'était vrai, après un mois de marche, nous avions fais quelques haltes, mais nous n'avions jamais pris le temps de nous laver. Trop dangereux qu'il avait dit le général Ten, et il ne voulait pas nous laisser seules un seul instant, ah ça non ! Vraiment quelle plaie celui-là !
Je lui avais alors proposé de se joindre à nous dans le bain puisqu'il ne voulait pas laisser la princesse seule ou en ma seule compagnie, mais il n'avait pas apprécié la plaisanterie et s'était senti outré par mon comportement. Bah, c'était pas grave après tout, il n'avait qu'à se décoincer un peu.

En attendant, le résultat était là, nous avions tous les trois une odeur des plus singulière, mélangeant transpiration, fientes d'oiseaux et effluves d'alcools ; de quoi réveiller un mort, c'est moi qui vous le dit. En comparaison, les senteurs qui venaient me chatouiller les narines depuis ces immenses jardins représentaient un véritable paradis pour l'odorat, tout en accentuant la puanteur émanant de nous.

Je ne connaissais pas les coutumes des nobles, mais il me semblait tout de même peu probable de se présenter au palais royal dans ces conditions là, surtout pour Lety. Finalement, nous finîmes par arriver devant le palais, il surplombait les jardins et pour l'atteindre, nous devions encore franchir une vingtaine de marches. Je crois que jamais de toute ma vie un chemin ne m'avait paru aussi long, franchir chaque nouvelle marche me paraissait prendre une éternité, pourtant, j'étais désormais fermement décidée à arriver en haut de cet escalier, puis à traverser l'entrée du palais. Enfin, le sommet des escaliers étaient derrière nous, il ne restait plus que quelques mètres nous séparant de l'entrée. Les gardes nous ouvrirent la porte. Je fis un pas, puis un second, ça y est, j'étais rentrée à l'intérieur, j'avais réussi à passer ce cap. Une toute nouvelle vie allait débuter pour moi, c'était une certitude. Subitement, la boule d'angoisse que j'avais dans le creux de mon estomac depuis un certains temps disparut et laissa la place à une véritable excitation. J'étais impatience de voir comment les choses allaient se dérouler à partir de maintenant.

Je n'avais pas eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit lorsque Ten prit congé sous prétexte d'aller faire son rapport au roi, me laissant seule avec Lety. Une seule chose me traversa l'esprit à ce moment là, un profond sentiment de soulagement mélangé à une sensation de liberté, j'avais l'impression de prendre mon envol au sens propre comme au sens figuré du terme. Bien sûr, comme à mon habitude, je m'emballais bien vite, je savais parfaitement que je n'étais pas libre, mais j'avais tout de même ce ressenti me disant qu'à présent j'étais en sécurité et donc que je pourrais agir comme bon me semblait.
Mon regard croisa alors celui de Lety, et nous n'avions pas eu besoin de communiquer, la même idée nous avait traversées, au même moment nous nous étions exclamées : « Se laver ».

Je souris une nouvelle fois, on était vraiment sur la même longueur d'onde, à tel point que tout en devenait parfois hilarant. Je suivis alors Lety qui m'amenait dans ses appartements. En chemin, elle s'était arrêtée pour demander à une des servantes du palais de lui préparer l'oblitorium.

- L'obli quoi ? Avais-je alors demandé ne comprenant pas de quoi elle parlait.
- L'oblitorium ! Tu sais bien, là où on se lave ! Me répondit-elle.

Bon, j'étais quelque peu perplexe, je m'étais toujours contentée d'une bassine d'eau pour me laver, voir lorsque c'était possible d'une petite rivière...alors son obli machin, impossible de savoir de quoi il s'agissait...et c'est pas faute d'avoir essayé de lui tirer les vers du nez ! Elle n'a rien voulu me dire, mon ignorance lui procurait un plaisir sadique des plus perceptible. Elle était bien décidée à me faire poireauter jusqu'au bout du bout !

A mesure que nous avancions dans le palais je me rendais compte de la superficie de l'endroit. Lety me commentait également chaque lieux devant lequel nous passions. Il ne s'agissait pas d'une structure unique comme l'on pouvait le croire depuis l'extérieur, en réalité, l'entrée jouait le rôle d'un sas et redonnait sur l'extérieur à peine quelques mètres après. Le véritable palais se trouvait en fait un peu plus loin et n'était ni plus ni moins que l'un des nombreux bâtiments constituant cet ensemble. Ainsi, ce que l'on appelait le palais comprenait en réalité les quartiers des serviteurs, une école de stratégie annexée à une caserne militaire ainsi que plusieurs quartiers dans lesquels vivaient différentes personnes de hauts rangs. Le tout fonctionnait comme une véritable ville à l'intérieur même de Kernheim dont le centre névralgique était le véritable palais royal où les affaires d'états se décidaient.

Malgré nos accoutrements, tous le monde reconnaissaient la princesse et s'inclinaient à son passage, pour moi c'était une première, en effet, je ne l'avais connu qu'à travers ses traits de fille ordinaire et à bien y réfléchir je ne connaissais pas cette facette de la personnalité de Lety. Je me rendis compte à ce moment là de la pression qu'elle devait endurer à l'intérieur même du palais. C'était une véritable fourmilière, des gens accouraient dans tous les sens, ne s'arrêtant que pour saluer la princesse à son passage.
Nous finîmes alors par arriver devant les appartements royaux et nous pénétrèrent dans ceux de Lety. Quand je vis la taille de cet endroit, je me demandais bien à quoi pouvait ressembler les appartements du roi. Un grand salon s'étendait sur une cinquantaine de mètres carrés et semblait être la pièce principale. Sur la gauche, une porte menait à la chambre de Lety qui possédait bien à elle seule la moitié de la superficie du salon. Sur la gauche, une seconde chambre plus petite, je m'étais d'ailleurs étonnée de sa présence et Lety m'avait alors raconté que lorsqu'elle était petite, ses parents lui avaient imposé une servante qui l'accompagnait partout. Je trouvais cela étrange, mais c'était un monde que je ne connaissais pas,et peut-être que ce qui me paraissait invraisemblable paraissait en réalité tout à fait normal pour une famille comme celle de Lety. Enfant, j'avais aussi été forcé de dormir avec une sœur qui s'occupait de moi, mais à la différence de Lety je n'avais pas mes parents pour veiller sur moi. Je finis par me sortir ce détail de l'esprit en étant bien convaincu que d'autres détails viendraient me troubler par la suite.
Venait alors la dernière partie des appartements et probablement la plus splendide à mes yeux, aussi grande que le salon, peut être même plus et séparé de ce dernier par un grand fusuma, sorte de porte coulissante aux teintes orangées et opaques. Devant moi s'épanouissait un magnifique jardin d'intérieur avec au centre une grande étendue d'eau creusée à même le sol.

- Et voilà, c'est ça un oblitorium ! Me déclara alors Lety non sans que je détecte une note d'amusement dans sa voix.

_________________
Cette histoire est entièrement vraie puisque je l'ai inventé du début à la fin
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