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 le travail bien fait

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Eli Wallace
Ecrivain
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MessageSujet: le travail bien fait   Jeu 26 Juil - 2:39

Bonjour, bonsoir,
ça fait des lustres que dit je des éons que je n'ai pas posté par ici, mais voilà une petite création que je tenais à partager suite à un défi qui m'a été lancé d'écrire un texte commençant et finissant par la même phrase. Cependant elle doit paraitre anodine au début et être horrible à la fin.
en espérant que vous appréciez.

Il aimait tout particulièrement cette sensation de travail bien fait. Cette sensation d’avoir réussi ce qu’il devait faire, cela lui procurait un délicieux frisson dans tout le corps. Après une journée de travail fini il appréciait tout particulièrement se servir un verre de brandy, celui que son dernier client lui avait offert un 20 an d’Age vieilli en fut de chêne.
Cet alcool coulant le long de la gorge brulant ses papilles et lui procurant une légère ivresse qui ne faisait qu'accentuer cette sensation de bonheur qu’il ressentait.
Assis dans son fauteuil de cuir préféré, il regardait le coucher de soleil. La douce couleur de l’astre solaire se plonger dans l’océan bleu foncé était des plus délicieuse. Il avait comme à son habitude après une bonne journée sortit sa boite de cigare favoris, de vieux cubain légèrement sec qu’il se plaisait à tremper dans sa boisson pour le donner un certain gout parfumé.
Chaque bouffé de fumé était un délice qui lui rappelait à quel point il adorait son travail, l’air légèrement frais qui dissipait ses ronds de fumé ne lui donnait qu’une seule envie, faire plus de fumé.
Il était perdu dans ses pensées quand soudain il reçu un message de son employeur, comme d’habitude il était clair et concis. Le message indiqué une adresse et une heure, rien de plus. Dans sa profession il se devait d’être rapide et s’en tenir aux consignes fournies par le client.
Il porta à ses pieds une paire de chaussette noire et mis des chaussures en daim, il enfila une chemise et une veste taillé proche du corps à l’italienne. Elle lui permettait de garder une certaine liberté de mouvement et rajouta comme à son habitude une cravate bleu sombre qu’il attacha à sa chemise avec une pince à cravate en argent offert par un de ses client. Sa tenue de travail bien que peu ordinaire lui conférait une certaine allure et un prestige qui lui avait permis d’obtenir presque tout ce qu’il souhaitait.
Une fois les portes de sa villa solitaire fermé, il monta dans sa voiture. Il avait refusé d’acheter quelque chose de trop voyant, le but de son travail était d’être rapide et performant pas d’être visible à plusieurs kilomètres. Cependant malgré cela son véhicule avait suffisamment de puissance et capacité pour rivaliser avec les bolides de ses collègues.

La route fut assez rapide, l’adresse indiqué dans le message était proche du centre-ville mais à cette heure de la journée il n’y avait que peu de gens encore présent dans les rues. Son véhicule arrêté sur le bas-côté, il se rendit à l’adresse indiqué et comme à son habitude frappa trois coups sur la porte qui s’entrouvrit. Une personne dans la pénombre le dévisagea et lui tendit juste une petite boite en carton sur lequel un bordereau avec une adresse était écrit. Il se saisit du paquet et repartit comme il était venu. L’adresse de livraison était quelques rues plus loin sur un boulevard habituellement fréquenté, mais comme la nuit avait repris sur règne sur la ville la plupart des café et boutique était déjà fermé.
Ne trouvant pas de place proche de l’adresse, il dut se garer à une centaine de mètre et il marcha d’un pas lent pour observer les façades et les terrasses en imaginant les vies des familles derrières leurs fenêtres et des touristes dans les terrasses des restaurants. Il se demander si un jour lui aussi une vie tel que la leur, avec deux enfants et un labrador ainsi que la voiture de quadragénaire pour emmener sa petite tribu en vacances. Le fait de penser à ça le fit sourire et il chassa cette idée en secouant ça tête en se disant qu’il ne pourrait jamais s’enfermer dans une vie monotone.
Arrivé devant l’immeuble indiqué pour sa livraison, il sonna à l’appartement de la concierge qui lui ouvrit après qu’il eu montré son badge. Elle lui indiqua l’étage et le numéro de l’appartement qu’il avait demandé, et s’empressa de refermer sa loge sans doute trop occupée devant un énième programme télé qui passionne la classe moyenne. Il ne prit pas l’ascenseur, il en avait une sainte horreur depuis que petit il était resté enfermé dedans pendant plus d’une heure à la suite d’une panne de courant. La concierge lui avait indiqué un appartement au bout du couloir sur la droite au cinquième étage, il suivit les instructions de cette femme qui devait faire se travail plus par besoin que par choix. Arrivé au bout du couloir devant la porte du numéro 53 il continua de marcher et pris l’escalier de service pour se rendre au 4ieme étage, il avait pour consigne et habitude de ne jamais demander le nom de son client ainsi que son adresse exacte et son employeur s’arrangeais toujours pour lui en trouver un autre. Son entreprise garantissait toujours une discrétion optimale et une fiabilité parfaite et pour faire partie des membres il avait dû passer une batterie de test, qui avait pour la plupart était épuisant tant physiquement que mentalement.
Arrivé devant le numéro 48, il frappa un coup à la porte et attendit. Un bruit de pas se fit entendre et une lumière s’alluma dans le vestibule de l’appartement. Une personne semblait grommeler de l’autre coté de la porte comme si on l’avait dérangé dans une activité importante, la porte s’ouvrit et il se trouva face à un homme d’une trentaine d’année en short et tee-shirt de sport avec une chaine en or bien trop voyante. L’homme le regarda de haut en bas et fixa le paquet et sembla surpris puis il précisa que selon lui rien ,e devait lui être livré puisqu'il n’avait rien commandé.
Il le regarda et feignant la surprise il demanda à l’homme de vérifier l’adresse sur le paquet, ce qu’il fit et au moment où il prit le paquet pour inspecter l’adresse un bruit sourd atténué par du néoprène raisonna dans les airs et l’homme bascula en arrière un instant plus tard une trace rouge au milieu du front.
Il rentra dans la pièce et tira le corps jusqu'à une chaise l’assis et le regarda, qui était-il que faisait-il de sa vie. Des questions inutiles qui lui importait peu, son travail était accompli et le contenue du colis ferrait disparaitre toute preuve le concernant.
Il le regarda une dernière fois et ferma la porte aussi délicatement que possible, puis ressortis de l’immeuble.
Quelques minutes plus tard un bruit plus fort se fit attendre et une boule de feu fit exploser la fenêtre, projetant des morceaux de corps dans les airs.
On téléphone vibra et il vit qu’une notification indiquant un dépôt de la somme habituelle sur son compte. Il eut un léger sourire et monta dans sa voiture, démarra et roula au hasard des rues jusqu'à retrouver une jetée déserte où il se gara et regarda l’océan noir comme la nuit et se dit « qu’il aimait vraiment cette sensation de travail bien fait ».
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