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 Les deux faces du Monde.

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Liam Daläa
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MessageSujet: Les deux faces du Monde.   Mer 24 Mar - 12:15

Voici le frêle début de ma fiction engagée. Elle n'a pas été écrite pour être publiée, elle ne le sera pas, elle n'en a pas la prétention, et, si par miracle, elle l'était, ce serait pour moi aussi bien une insulte qu'une grande victoire. Je serais tellement heureux que cette fiction soit plagiée, mais évidemment je rêve! Elle ne le sera pas.



A nos descendants autant qu'à nous même...

Toute ressemblance avec une situation, un pays, une personne, ou quoi que ce soit ayant un rapport avec la réalité de notre monde est fortuite et totalement due à des coïncidences.
Cette histoire se passe dans un monde entièrement imaginé et totalement différent du notre.
Il est évident que ce qui s'y passe est totalement délirant, imaginé, irréaliste et qu'il est inimaginable que cela se passe sur notre planète. Liam Daläa.




Quelque part sur l'hémisphère du Soleil levant d'une planète inconnue.


Loin, très loin, situé au beau milieu des montagnes les plus hautes du Monde subsiste un grand pays. Recouvert pendant six mois de neige et pendant six mois isolé du monde, les routes recouvertes de glace, effondrées, détruites par les intempéries. Même par avion le pays est inexpugnable, le temps est trop secoué par la rage des chutes de neige. Subissant des température glaciales, c'est un pays libre, protégé par les hauts sommets, mais encerclé par les grandes puissances voisines aux armes à feu, aux avions et aux hélicoptères. Un peuple perdu et voué à lui même qui se défend. Un pays aux centaines de monastères de bois rouge et aux murs blancs, protégeant de géantes statues d'or. Un peuple libre dont la religion tend à faire croire à un monde perfectible. Un pays de roches et de glaciers respirant un air pur. Un pays vivant de tout son cœur, un peuple non-violent et sans rancune. Un vent tourbillonnant, voltigeant de ses sveltes ailes.



Quelque part sur l'hémisphère du Soleil couchant de cette même planète.


Une campagne belle, fraîche et enneigée s'étendait devant lui. La neige légère tourbillonnait, voletait, et dans une ultime pirouette, les flocons dansant s'étalaient doucement. Tout était blanc. Les buissons, les arbres, les champs même sa tunique de coton, claquant au vent, se recouvrait d'une douce neige. Il n'avait pas froid. Il ne luttait pas contre le froid mais il luttait avec le froid. Il s'imaginait être le froid. Libre et volant sur les ailes du vent. Il était empreint du même calme que celui de la neige poursuivant son chemin sans arrêter son manège engrené inlassablement. Son cœur battait, tranquillement, avec la même longueur d'onde que le monde qui l'entourait. Son cœur comme son corps vibrait à l'unisson avec la nature. Qu'il fasse froid, qu'il neige, qu'il vente, qu'il gèle, cela lui était égal, il acceptait ce monde dont il faisait partie et il en acceptait les règles. Seulement il lui fallait le quitter, l'oublier et vivre un autre monde : celui des Hommes. Au fond de lui, il avait toujours appartenu à un monde oublié, un monde perdu, un monde délaissé. Et c'est ce monde qui l'entourait et l'enveloppait tout entier, là, se tenant devant ses yeux. Il devait le quitter, là, sur le moment, son âme déchirée en deux, il tomba à genoux et hurla de toutes ses forces tel un loup déchainé. L'écho lui sembla revenir. De loin, mais il était bien revenu. Plus faible, mais il avait survécu. Alors il se releva, il se retourna lentement et se dirigea vers la route, vers un autre monde, vers un monde d'humains, vers un monde qu'il ne comprenait pas et qui ne le comprenait pas.

*


6h45. Un réveil sonne. Une main surgit d'un tas de couvertures inutiles et appuie sur un bouton, n'importe lequel pourvu que cet abruti de réveil impassible et cruel se taise. La main semble appartenir à un corps qui bouge, se tortille, se retourne essayant de recoudre, en vain, ses lambeaux de rêve avec le fil de ses pensées. Si au moins il pouvait se servir de l'aiguille du réveil pour broder un rêve, une bulle ou un nuage douillet ! Espoir vaincu par le sadique scintillement émis par le cadran rouge du réveil. Pas d'aiguille, il faut alors se lever. Liam, un garçon de quinze ans, les cheveux ébouriffés, se lève et cherche à tâtons, dans le noir de sa chambre, l'interrupteur, les mains en avant, tel un zombi mal réveillé. La lumière allumée, il jette négligemment un regard à sa montre. 6h55. Liam se dirige paresseusement vers la salle de bain. 7h05. Il est débarbouillé et habillé.7h10. Une ombre de petit déjeuner est engouffrée.7h15. Porte fermée, clef empochée. Tel une machine programmée, un engrenage bien engrené, un objet robotisé, tout est fait méthodiquement, algébriquement, automatiquement, enchaînant actions par actions, mouvements par mouvements et comportements par comportements, tout se qui est prévu, normal et habituel.

*


Peu après, une petite voiture rouge filait sur une sinueuse route de campagne, une fourmi rouge dans une immensité immaculée, une goutte de sang coulant sur la neige. Tournant de ci, de là, dévalant les monts et les vallons, filant entre les arbre comme un gibier, elle semblait voler au dessus de la route. Le paysage défilait au travers de la vitre givrée, des fantômes blanchâtres et feuillus semblaient fuir, à toute allure, le monde où Liam se dirigeait. Comme il aurait voulu fuir lui aussi ! Cependant, la voiture chauffée à blanc, vibrait, gémissait et semblait sauter de monts en monts. Bientôt apparut une vulgaire agglutination de blocs de béton, de tuiles, de poteaux et de ciment. Un panneau indiquait fièrement « Drousac ». Après un ultime virage la voiture arriva à la hauteur du bâtiment que l'on avait l'hypocrisie d'appeler collège. Pour Liam, c'était plutôt une véritable prison grise et insalubre. La voiture s'arrêta devant la grille du collège et vomit le garçon pour repartir de plus belle. Cinq minutes plus tard, il était en compagnie de ses deux amis Tim et Diàn. Tim, un peu plus grand que lui, portait des lunettes, avait des cheveux châtains courts et il était souriant. Diàn, était brun, et avait des yeux émeraudes. Après de rapides salutations, une horrible sonnerie leur vrilla les oreilles de sa voix criarde. Il fallait aller en cours d' E.C.J.S. Ce cours consistait en écrire pendant deux heures et remplir les feuilles du cahier de choses complètement inutiles. Du moins, c'est ce que Liam en pensait. Seul Tim et deux ou trois élèves de la classe semblaient s'intéresser à cette matière qui avait le nom terrifiant d' « Education Civique Juridique et Sociale ». Pourtant ce cours défilait avec une lenteur atroce et les stylos, sveltes, agiles et véloces venaient noircir la blancheur du papier, avec une allure fulgurante, sautant de mots en mots et de feuilles en feuilles, semblant ne jamais vouloir s'arrêter. Les lettres formées détenaient en leur sein une multitude d'informations et c'est ces informations qui semblaient constituer la seule et unique raison de vivre de la petite « Stalinette ». C'était le surnom que l'on avait donné à ce ressort à patte qui vous enseignait tout son savoir vertigineux ou plutôt qui vous sautait à la figure si vous aviez le malheur d'ouvrir la porte de cette suffocante et étouffante salle 16.

*


Après deux heures d'ennui, lorsque la même sonnerie retentit, elle parut douce et libératrice aux oreilles de Liam. Il pourrait enfin se reposer, souffler un peu, respirer, pendant un quart d'heure ! Après quoi il fallut aller dans la salle de littérature où les attendait monsieur Stillaco, le sourire malicieux.
- Aïe! Je le sens mal, dit Liam, la dernière fois qu'il nous a montré ce sourire c'était avant un contrôle surprise!
- Bien essayé, Liam, répondit le professeur l'ayant entendu, mais vous n'aurez pas de contrôle surprise. Pas aujourd'hui du moins...
Devant l'enthousiasme de la classe le professeur ajouta:
- ... Car vous allez me faire une rédaction que je relève et que je note. Allez, vous avez une heure!

Les sourires de tout les élèves de la classe s'estompèrent d'un seul coup. Celui de Liam s'effondra tellement que l'on aurait pu croire que sa bouche allait se démantibuler et qu'il allait perdre toute ses dents.
Une fois installés et le calme revenu, tout les élèves, presque en un même mouvement, se penchèrent sur leur sujet, tous, sauf un, Liam, préférant examiner, pendant dix minutes, de façon experte un oiseau voleter tout près de la fenêtre. Enfin, il se pencha enfin sur son sujet. " Vous devez rédiger, avec des phrases complètes, votre présentation et une description de votre aspect physique en utilisant un langage courant et les techniques apprise lors des leçons précédentes sur la description d'une personne ou d'un personnage. Votre rédaction doit comporter environ 900 mots." Alors, Liam prit son stylo-plume et, avec application, il écrivit.

*

Mon nom est Liam, Liam Daläa.

J'ai 15 ans, je suis d'une stature moyenne, j'ai un corps souple et svelte, je suis peu musclé mais je suis vif comme le vent. Mes cheveux sont bouclés, noirs et encadrent un visage fin percé de deux grands yeux couleur bois et ronds comme des billes. Mon front, mon nez, et mes joues sont lézardés de cicatrices laissées par les doigt griffus des buissons épineux et l'écorce rêche des chênes verts. Mais peu importe mon allure, peu importent mes traits. Mon nom est Liam, Liam Daläa et je pense que mon opinion et bien plus importante que mon apparence physique. C'est pourquoi je vous présente maintenant, le fond de mes pensées. Je suis un humain et je pense que chaque être humain, que chaque homme, que chaque femme, que chaque enfant, doit avoir une chance d'être libre. Libre. Oui, libre. Voici le mot pour lequel je vis. Voici le mot que nous croyions tous connaître. Mais en fait, nul de ce monde ne connaît la réelle sensation de liberté. Ni moi, ni vous, ni quiconque. Seul le vent est libre. Seul le vent la connaît. Nous sommes tous programmés comme un ordinateur, comme une machine. Moi même, je suis emprisonné par cette société étouffante et c'est nous-mêmes qui l'avons construite! Nous nous sommes nous-mêmes donnés nos propres limites! Et je veux échapper à cette programmation. Et je veux repousser mes propres limites. Et je veux défier les lois de la logique. Voilà, vous avez sous les yeux, monsieur, ce que je pense vraiment. Vous avez, sous vos pupilles étincelantes d'incompréhension, ma véritable opinion et sachez que j'ai été, que je suis, que je serai, pour toujours et à jamais, ce que je pense.

*

La sonnerie retentit, il était l'heure d'aller au self qui se situait en dehors des bâtiments du collège. Liam et Diàn attendirent dans le couloir leur camarade, Tim, celui-ci n'ayant pas encore achevé sa rédaction qui comprenait au moins trois pages. En effet, monsieur Stillaco, avait l'habitude de patienter cinq minutes que ses élèves finissent leur devoir. Au grand malheur de Liam qui s'impatientait de sortir et qui, pour passer le temps, se vantait d'avoir fini sa description vingt minutes à l'avance. Diàn ne paraissait nullement impressionné mais plutôt exaspéré.
- Tu as fait 900 mots au moins?
- Il fallait compter? J'avais pas que ça à faire!
- Puisque tu as terminé 20 minutes en avance, tu avais parfaitement le temps de calculer le nombre de lignes que tu avais faites et le multiplier avec le nombre approximatif de mots que tu fais entrer dans une ligne.
- Pfff, c'est pas la quantité qui compte, ça sert à rien de compter les lignes et les mots!
- S'il nous a donné une heure c'est qu'il ne voulait pas qu'on fasse deux lignes, il a jugé que en une heure on pouvait écrire 900 mots.
- Je ne vois pas ce que le temps vient faire là dedans...
- Il faut bien que le prof donne une limite de temps.
- Oui mais si tu as plein de choses à dire mais que tu écris lentement, t'es cuit!
- C'est pour ça qu'il faut être rapide. Et puis pour toi, la question ne se pose pas, t'écris pas grand chose.
- C'est pas important ça, j'ai écrit, j'ai respecté les consignes...
- Mais tu n'as pas respecté ni la quantité ni le laps de temps donné : tu vas avoir une mauvaise note.
- C'est stupide, on est plus noté sur la rapidité et la quantité que sur la qualité du travail!

Heureusement cette longue et fastidieuse conversation fut interrompue par l'arrivée de Tim. Celui-ci voulant éviter qu'une guerre civile éclate entre ses amis pour un thème aussi anodin que la notation des rédaction, décida de détourner la conversation.

*

Quand ils arrivèrent devant le portail, ils le trouvèrent fermé. La directrice, Madame Zarosky, dodue comme une pintade et les cheveux d'un roux artificiel, leur passa devant le nez. Elle était en compagnie de deux professeurs que Liam ne connaissait pas. La directrice ouvrit le portail et le referma aussitôt ses collègue sortis.
Alors, Diàn, croyant qu'elle ne les avaient pas vus, s'avança et et lui dit:
- Madame, nous voudrions passer...
- Ah non! Vous devriez être déjà au self à cette heure là, gronda-t-elle.
- Oui mais... essaya Tim.
- Il n'y a pas de oui mais qui tienne ! Vous savez parfaitement que cinq minutes après la sonnerie nous fermons les portes du collège et nous ne les ouvrons qu'une heure après, pour votre sécurité. Alors, soit vous vous arrangez avec le proviseur adjoint soit vous attendez un heure, sur ce : au revoir!
Liam, énervé, fit un rapide calcul, et, d'un geste souple, léger et harmonieux, s'élança d'un bon spectaculaire. Ses pieds frôlèrent le portail, et il atterrit faisant une roulade à coté de la directrice devenue blême comme la neige du matin, pâle comme un rayon de lune, la bouche ouverte comme une carpe des rivières. Et en quelques instants, la couleur de son visage parut rivaliser avec le rouge sale de ses cheveux.
- QUE JE NE TE REVOIE PLUS FAIRE CELA!
- Bien entendu, madame, la prochaine fois je ferai attention que vous ne soyez pas dans les parages.
Il avait répondu d'une voix douce, calme, empreinte de sérénité, il était souriant et avait les cheveux ébouriffés. Ce qui la rendit plus folle encore, une lueur de démence dans ses yeux, elle se retourna dans un soubresaut de son triple menton. Plus rouge qu'une pivoine.

*

Liam, les mains dans les poches de son jean, attendait patiemment ses compagnons qui étaient allés demander au proviseur adjoint de les laisser passer. Il aperçut, sous le vieux platane déplumé que la neige recouvrait à moitié, la silhouette furtive de Tahana, celle-ci les cheveux ondulés volant au vent, se dirigeait vers la librairie. Tahana était une fille plutôt étrange, ses idées bizarres lui valaient la réputation de "la fille la plus maboule de tout le collège". Pour Liam, il lui semblait qu'elle avait un avis différent des choses ce que l'on acceptait pas et qui expliquait le fait qu'elle soit rejetée. C'est pour cela que Liam l'aimait bien; outre ses remarques "un peu spéciales", il admirait en elle la constance de ses propos, la cohérence de sa logique et le bleu de ses yeux.

*

Le trio enfin réuni, se retrouvait à table devant un amas visqueux de lentilles où nageait tranquillement quelques morceaux de carotte à l'ombre d'une saucisse suintante. Ils venaient d'avaler un délicieux demi-cornichon présenté gracieusement sur une tranche de salami et ne se pressaient pas d'avaler leur repas. Inévitablement leur discussion porta sur la nourriture:
- Dans un siècle les gens s'indigneront quand on leur montrera la qualité de la nourriture que l'on nous donne, avança Diàn.
- Dans un siècle? J'espère que non, s'écria Liam.
- En tout cas ça va sûrement changer, dit Tim.
- Non ça va pas changer mais NOUS allons les changer ces conditions! expliqua Liam.
- Je veux dire par là, que quand le gouvernement changera...
- Non! « quand NOUS changerons de gouvernement... », corrigea Liam.
- ... on ne sera plus à manger des choses comme ça, fini Diàn en désignant négligemment son assiette.
Puis, réalisant l'enjeu de la situation, Diàn ajouta:
- Si seulement il pouvait n'y avoir que ça à changer...
- Tu as raison, il y a bien plus important, vu la situation où nous sommes empêtrés, approuva Liam.
- Surtout avec Lysconi Zarsaco au pouvoir, renchéri Diàn.
Le repas s'acheva rapidement, et Liam et ses amis se dirigèrent vers la bibliothèque scolaire.

*

Liam aimait la bibliothèque et c'était le seul lieu qu'il appréciait dans ce collège. Il avait était installé dans une vieille pièce minuscule, exiguë et poussiéreuse. Partout les murs étaient recouverts de livres du sol au plafond. La lumière faible peinait à descendre pour éclairer les livres. Elle venait d'une ampoule accrochée au plâtre craquelé qui tombait en morceaux comme les pétales blancs d'un cerisier après la grêle du printemps. Tous ces livres les uns sur les autres semblaient pouvoir s'effondrer d'un moment à l'autre. Certains étaient si haut que la documentaliste ne pouvait jamais y accéder. Dans un coin de la pièce un regroupement d'ordinateurs semblait former un club consistant à regarder suspicieusement, de leur écrans borgne et d'un air morne, quiconque asseyant de s'en approcher. Cela faisait trois ans que la directrice promettait aux élèves qu'ils seraient remplacés. Mais personne n'avait ne serait-ce que l'ombre d'un doute sur la véracité de ses paroles. Les promesses de la directrice étaient bien connues pour leur insignifiance.
La documentaliste était elle-même un livre, petit format, carrée, ton jauni, même les rides de son visage et la forme ondulée de ses cheveux faisaient penser à la rondeur des lettres et à la longueur des phrases. La bibliothèque était donc l'endroit parfait pour que Liam puisse faire ses devoirs. Le plus souvent, lorsqu'il s'agissait de mathématiques Tim, lui expliquait en chuchotant et comme par magie, les neurones de Liam se rallumaient.

*


[...]

La journée de Liam se finit banalement; un enchainement de cours ordinaires qui se déroula jusqu'à la sonnerie libératrice. Les journées qui suivirent se ressemblèrent toutes. Clonées. Alors que le temps se réchauffait et que le Soleil fleurissait derrière les nuages, les neiges de l'hiver fondaient pour devenir averses printanières. Les herbes folles, les feuilles vertes, les fleurs et les arc-en-ciel apparaissaient. Sur les arbres, les fruits murissaient et se faisaient caresser par les premiers rayons de Soleil.

[...]

Les grandes boucles noires de Liam, tombaient sur son front plissé. Il était conscient de la lourde décision qu'il venait de faire. S'exiler loin de chez lui, sans rien dire, ne laissant rien qu'un seul mot sur la table de la cuisine finissant par « Je vous aimes ». Il avait pris un bus, qui l'avait amené à une gare ou il l'avait pris un train. Ce vieux train tagué et poussiéreux filait en direction de… de où exactement? Il ne savait pas. Si ses parents avaient étés là ils auraient essayer de le le résonner, sa mère lui aurait dit « Liam, tu nous complique la vie! » Mais qu'importe de compliquer la vie? Lorsqu'il s'agit d'éviter de se morfondre dans cette vie pathétique, d'éviter de s'y embourber comme dans une boue infecte, dans un sable mouvant? A quoi ça sert de nager dans la boue, de pagayer dans la galère? Le paysage qui défilait rapidement à travers de la vitre rayée, était assez diffèrent de celui qui défilait chaque matin pour aller au collège. Liam s'en réjouissait. Peu à peu, apparurent quelques reliefs montagneux. La végétation se fit plus verte, plus resplendissante. Le train s'engouffra dans un long tunnel sombre.


*


A suivre ...
bounce study


Je serais ravi que vous me fassiez part de vos critiques. Liam Daläa.


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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mer 31 Mar - 18:34

j'aime ton début Liam Daläa




continue, comme ça
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Jeu 1 Avr - 22:00

Merci, je vais continuer.


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Amnael
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Jeu 1 Avr - 22:21

Tu vas peut être rire mais quand j'ai vu ton histoire s'est surtout le titre qui ma donné envie de lire.
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Liam Daläa
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Jeu 1 Avr - 22:27

"Az niven guerr naranumen paits en quiss diem yessokov".
Pfff! Intrigant, Non ? C'est de l'arménien à la base mais je l'ai écrit en phonétique et je ne suis pas sûr de la syntaxe! Etrange résultat ! quant à la signification vous ne le saurez pas..... pas maintenant du moins ! suspens...! Suspect


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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Lun 5 Avr - 1:05

Je, sous signé : Liam Daläa, autorise le correcteur Jolivet, la correctrice Deedlit, le correcteur El Desdichado et le correcteur Tyralosse à corriger mes fautes d'orthographe et d'accord grammatical cela dans le cadre de leurs fonctions et dans la limite de ma fiction engagée.
Veillez, mes chers, accepter mes salutations les plus sincères. (Sans vouloir, ne serai-ce qu'offusquer, votre douce et diaphane amabilité!)
Signature : bounce

Date : Lundi, 1 heures 13 minutes et 12 secondes

En gros, si vous voyez des fautes d'orthographe vous pouvez corriger sans me prévenir!

lol!


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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Lun 5 Avr - 9:24

En prenant contact avec notre organisme cher(e) client(e) "Liam Dalaä" vous avez fait le bon choix.
Notre entreprise fait preuve d'une fiabilitée à toute épreuve et ses correcteurs sont reconnus comme étant les meilleurs de ce coté-ci de l'Atlantique ouaip!
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Lun 5 Avr - 14:11

Eh bien, mon cher Directeur, je peux vous garantir que, corrigeant ma fiction, vous aurez beaucoup de travail ! Pourriez-vous me prévenir lorsque vous aurez achevés votre labeur ?
( Au fait tu aurai pu oublier de mettre des "e" entre parenthèses à "cher client" pour moi il n'y a pas de doute !)


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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mar 27 Avr - 20:36

l'histoire est un peu en "stand by" au niveau du site mais elle continue sur manuscrit à folle allure.
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mar 27 Avr - 20:44

ça tombe bien j'ai toujours pas dépassé la lecture du premier paragraphe, mais je vais le faire.
En tout cas sur ce que j'ai lu je trouve ça bien au niveau du style d'écriture, et sur le fonds aussi (je m'y retrouve dans ton histoire, du moins dans le premier paragraphe, à propos de la rupture rêve/réalité).
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mar 27 Avr - 20:46

Wink
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mar 27 Avr - 21:38

C'est vrai que c'est très bien ce que tu écris.

_________________
Cette histoire est entièrement vraie puisque je l'ai inventé du début à la fin
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Ven 18 Juin - 19:33

Merci.

Le titre changeras de nouveau.
Pour l'instant, j'ai rajouté une petite introduction que j'ai mis au début de mon histoire.
Par ailleurs, je vais revoir totalement certains paragraphes que je trouve ennuyeux notamment certains ayant des dialogues un peu trop "artificiels".

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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Sam 24 Juil - 13:02

J'ai corrigé quelques petites fautes. Pour la phrase soulignée, c'est parce que je pense qu'il faudrait écrire: "qui consistait" ou "consistant". Au choix. Mais je ne voulais pas faire ça de manière arbitraire. Sinon, c'est vraiment très bien! Je vais bientôt lire la suite donc.

P-S: Tu ne m'en veux pas d'avoir corrigé sans demander, dis?
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Sam 31 Juil - 21:54

Oh! Merci. Ca me fait plaisir que tu ai lu mon texte !
Je te remercie de l'avoir corrigée.

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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Ven 8 Oct - 20:05

tiens tu as rajouté un petit paragraphe...

moi je n'aurai pas mis "se déroula"
lol!
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Ven 8 Oct - 20:43

C'est vrais que tu n'aurais pas mis se déroula ?????????????

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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Dim 10 Oct - 9:28

mmmh...non je n'aurais pas mis ça (à la rigueur "qui se déroula") mais je vais arrêter de te pourrir ton histoire avec des trucs comme ça farao
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Dim 10 Oct - 14:01

J'avais oublié le "qui" Embarassed

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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Mer 17 Nov - 22:40

j'ai corrigé ton pavé clown

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Le diablotin, qui n'avait pas conscience de son odeur, prit une grande inspiration...et mourut asphyxié
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Jeu 18 Nov - 6:51

Merci beaucoup!
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MessageSujet: Re: Les deux faces du Monde.   Dim 3 Avr - 14:58

J'ai retrouvé de vieux manuscrits de la suite de mon roman... J'aimerais bien les taper mais je n'ai pas le temps. J'ai changé le titre. Ce n'est plus "Les deux phases du Monde" mais c'est maintenant "Les deux faces du Monde."

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